Selon Reggaelow8 :
Aaaah…Dur dur le thème quand même hein. Vous arrivez à en faire sortir une du lot de vos séries cultes vous ?
Me concernant, il y en a deux – trois qui se battent pour la place de série number one dans mon cerveau… Mais dans mon cœur ce sera toujours Kaamelott. Non, ce n’est pas très original, c’est sûr.

Cela dit, pour faire cet article, on va parler d’une série moins connue par tous et passant à la télé tous les jours. Parlons donc de ma série préférée numéro 1 ex-aequo avec Kaamelott: The Wire (quoique Treme soit franchement juste derrière avec Oz hein). Oui c’est vrai qu’elle est aussi très connue, surtout par tous les sériephiles, au moins de réputation. Mais ça vaut le coup d’en parler quand même. Par contre ça va être un peu long, désolée, je ne peux pas faire trois lignes sur The Wire. Vous avez le droit de faire des pauses ou d’abandonner, je vous comprendrais.

Alors, The Wire, série américaine de 2002, réalisée par David Simon (Treme, Homicide, Generation Kill) et Ed Burns (Generation Kill), est un drame/policier qui frôle la thèse cinématographique sociologique, philosophique, et psychologique. Oui, comme ça, c’est vrai que ça fait plus peur qu’autre chose. Mais il ne faut pas s’affoler. Ce n’est pas aussi barbant qu’une thèse. C’est même aussi passionnant à regarder qu’une super bonne série. ça tombe bien, c’est une super bonne série didon! Cela dit, il vaut mieux annoncer tout de suite que ce n’est pas une série facilement accessible. Eh non, ce n’est pas une série grand public. Loin de là.
Il faut aimer les formats long déjà (épisodes de 50 minutes), il faut aimer la série qui prend son temps donc, il faut aussi aimer les séries qui font réfléchir et ne font pas rire toutes les 3 minutes. Et il faut aimer les séries pas forcément gaies. Oui, c’est dur mais bon, franchement, ça vaut le coup. Ce qu’il y a de commun avec les autres séries, c’est l’enquête policière (bien que construite très différemment), il y a aussi des personnages que l’on suit tout au long (fou hein pour une série?!), et il s’y passe tout un tas de trucs de ouf. Donc c’est lent, surtout au début, mais il se passe des trucs, et même des trucs vachement intéressants. Et qui font souvent cogiter.
Les personnages sont très nombreux, mais on les suit très facilement et on s’y attache petit à petit, jusqu’à leur vouer un culte. Le nombre des personnages importe d’autant plus qu’ils sont tous extrêmement différents. Il y a des jeunes, des vieux, des mi-vieux, des policiers, des dealers, des écoliers, des journalistes, des politiciens, des mafieux, des dockers, des junkies (dont l’un est un des meilleurs personnages), des tueurs (aussi un des meilleurs personnages dedans), des paumés, des gens presque dans la norme, des gens qui agissent, des gens qui observent, et des gens qui s’enfoncent. Mais ils ont tous un point commun: ils essayent de survivre dans cette jungle humaine qu’est Baltimore.
Oui car la ville tient un rôle capital dans la série, ç’est presque le sujet principal. Puisqu’on y observe la majeure partie de ses habitants, de tous milieux qu’ils soient, ça parait presque évident d’ailleurs. La série montre majoritairement ses côtés négatifs, puisqu’on y voit rarement des vies faciles, mais le bonheur n’en est pas totalement exclus, je vous rassure. Car parmi tous ces personnages, beaucoup vivent de petites victoires qui redonnent espoir, malgré leur environnement. Car le problème de Baltimore, c’est que peu importe le nombre d’enquêtes que l’on résolve, le nombre de dealers qu’on tue, le nombre d’élèves qu’on aide ou le nombre d’articles qu’on écrit, il y a toujours ce cercle vicieux d’interdépendance entre les différents groupes sociaux qui fait que les choses ne changent pas ou très peu. Chacun dépend de l’autre, en allant du junkie au politicien. Baltimore foisonne de différences mais aussi de similarités et on observe, à travers l’énigme policière qui fait la construction des épisodes, cette population qui se débat contre le fatalisme ou l’accepte. Les barrières que l’on croit nettes et incassables entre les différents personnages de la série deviennent floues jusqu’à disparaitre pour créer une vision d’ensemble, comme un tableau plein de détails passionnants. Une marée humaine qui aurait presque un sens.
Le nombre de personnages permet aussi d’augmenter les sentiments vécus tout au long d’un épisode, d’avoir plein de sensations différentes, en plus d’observer de nombreuses actions variées souvent pleines de suspense. Les enquêtes sont parfaitement construites et prennent souvent le temps d’évoluer (elles sont souvent montées sur une saison). D’autant que le fait d’avoir les deux visions des choses (dealers et policiers) ajoute du piment à l’action, ouvre l’esprit et la réflexion et créé un mélange perturbant de sentiments. On se retrouve tiraillé entre les deux côtés.
Un côté très positif de la série est aussi qu’il n’y a pas un schéma fermé où le bon arrête le méchant point barre. Ils se mêlent, s’opposent, s’évitent, se croisent, partagent, vivent les mêmes choses parfois, se confrontent… Et en plus des policiers et dealers, il y a le reste de la population, montrée tantôt par les collégiens, tantôt par les journalistes, les chômeurs ou les dockers.
En bref, cette série est un bijou, une œuvre d’art montée soigneusement sur 5 merveilleuses saisons. On pleure, on rit, on a peur, on est épaté, on y croit, on a la haine, on est heureux, on est dégouté et désespéré ou on réfléchit calmement en observant d’un air intéressé les comportements de ces énergumènes étranges!
Les acteurs sont en plus assez géniaux, cela ajouté au fait que les personnages sont tous excellents. Et donc les personnages géniaux incarnés par de supers acteurs qui parlent entre eux, je vous laisse imaginer la magie des dialogues. J’en bave presque devant mon écran dis!
Donc pour les sériephiles, c’est un grand classique à voir et revoir et rerevoir et rererevoir.
Toujours abuser des bonnes choses
Karadoc – Kaamelott.
Surtout de choses offrant autant de réflexion mêlée à du divertissement et une telle qualité cinématographique.
Ps: pour les fans d’Oz, il n’y a pas que des acteurs de Dexter, The Sopranos, Fringe ou Lost dans Oz, il y a aussi des acteurs de The Wire!
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Selon Tolkienbis :
Le choix est très dur…
Sons Of Anarchy

Clay : We’re not a gang. We’re a motorcycle club.
Traduction approximative :
Clay : Nous ne sommes pas un gang. Nous sommes un club de moto.
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Selon Ludo :
J’ai eu beaucoup de mal à répondre à cette question, mais s’il est une série qui restera longtemps dans ma mémoire, c’est Buffy contre les Vampires, et ce pour plusieurs raisons.

Déjà, elle aura été ma première série addictive : à l’époque, je ne suivais quasiment aucune série, je ne comprenais même pas cette passion pour certains, et pire encore, je ne voulais pas m’accrocher à ce que, à l’époque, on appelait les feuilletons.
Et puis un soir, un drôle de générique, rock, énergique, des images qui clignotent dans tous les sens, ce petit bout de femme qui tabasse dans tous les sens. Je me dis “Wow”. Et puis, le titre : “Buffy contre les Vampires“. Là, je me dis “Beurk, c’est d’un ringard ! Qu’est-ce que c’est que c’te daube ??”
Et puis je regarde. Buffy, Willow, Alex, Giles. Et puis les autres autour. Et ces vampires, cette ville, cette ambiance. Une fois l’épisode fini, je me dis (et oui, encore) “Ah ouais, sympas, et tout… C’est quand la suite ?” La semiane suivante. OK, on y sera.
Et puis, épisodes après épisodes, on se scotche devant l’écran, on apprécie ces personnes. L’énergie et l’émotivité de Buffy. L’humour d’Alex. La sensibilité et les bizarreries de Willow. Le paternalisme si évident de Giles. Le Bronze. Le lycée. Les vampires. Les ballades nocturnes. Le Maître. Spiiiiike ! Et ceux des autres saisons !
Et au bout d’un moment, tu t’aperçois que, c’est fait, tu ne PEUX pas rater un épisode, sinon, tu ne vas plus rien comprendre. ARGH ! C’est pas une série, c’est un feuilleton !
Et au fil des années, j’ai apprécié les débuts et les fins de saison. les rebondissements. Les nouveaux personnages. Sur cette série, on a ri, on a pleuré. On a vu disparaitre sa mère, on l’a vue tuer son amant, ressusciter du Paradis. On les a vus chanter et danser, s’aimer et se détester, se battre et se réconforter. On les a vu parler de sexualité, de mariage, la fac, habiter ensemble, l’homosexualité, toutes ces thématiques qui nous parlaient, de près ou de loin.
Elle aura été une première, elle aura été complète, elle gardera toujours cette place particulière dans ma tête et dans mon cœur, parce qu’elle m’aura accompagné dans une période charnière. Elle est ma préférée.
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Selon Lorna :
Le Caméléon est ma série préférée toute époque confondue.

S’il y a une série que je connais sur le bout des doigts, c’est celle-ci. Elle m’a marquée à jamais. J’en ai passé des heures à voir et revoir Jarod découvrir le monde extérieur et à chercher les clés de son passé. Cette série est comme un point fixe pour moi, quoi qu’il arrive.
Quand je ne vais pas bien, elle me remonte le moral. Quand je vais bien, je vais encore mieux après un épisode. A Noël, je regarde le 1×08 : Le Premier Noël de Jarod.
Quand j’étais plus jeune, je prenais modèle sur la force de Miss Parker.
Bref, Le Caméléon est plus qu’une série pour moi.
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Selon Teproc :
The West Wing (VF : A la Maison Blanche)

Drama de NBC du début des années 2000, créée par Aaron Sorkin (Studio 60 on the Sunset Strip, Sports Night), 7 saisons, un monde : les conseillers politiques du Président américain qui bossent dans l’aile ouest de la Maison Blanche :
- Martin Sheen joue le président Josiah Bartlet, une espèce de fantasme de président démocrate très intelligent, très drôle, essentiellement bon sans être chiant, un vrai modèle d’homme politique quasi-parfait qui suscite le respect et l’admiration, à la fois par les autres personnages et par le téléspectateur.
- John Spencer joue Leo McGarry, le Chief of Staff (mélange entre le Premier Ministre et le secrétaire général de l’Elysée en France) et vieil ami du président, figure paternelle pour les autres personnages.
- Allison Janney (Mr. Sunshine) joue C.J. Cregg, la Press Secretary, càd celle qui doit faire passer le message de la Maison Blanche à la presse, le personnage le plus attachant au fur et à mesure de la série.
- Bradley Withford (Studio 60, The Good Guys) joue Joshua Lyman, le Deputy Chief of Staff, donc juste en-dessous de Leo, petit malin sorti de Harvard qui parle très vite et passionément mais est souvent l’un des réalistes de la série (avec Leo).
- Richard Schiff (Past Life, House of Lies) joue Toby Ziegler, le Communications Manager, aka le mec qui écrit les discours. Misanthrope idéaliste et sarcastique mais en même temps assez attachant.
- Rob Lowe (Parks & Recreation, Brothers & Sisters) joue Sam Seaborn, qui écrit aussi les discours avec Toby et qui semble être le personnage principal au début, mais est en fait partie de l’ensemble. Jeune idéaliste, passionné aussi, pas mon personnage préféré mais bon, il a de bons moments.
- Dulé Hill (Psych) joue Charlie Young, un jeune étudiant brillant qui apparaît dans le deuxième épisode (discrimination positive probablement) et se retrouve assistant personnel du président, et va entretenir une relation père-fils avec celui-ci (et un autre genre de relation avec Zoey, la fille du président)
Et plein d’autres personnages selon les saisons, en particulier Donna (Janel Moloney), l’assistante de Josh, qui prend plus d’importance au fur et à mesure, mais aussi Zoey Bartlet (Elisabeth Moss de Mad Men), Matthew Santos (Jimmy Smits), Arnold Vinick (Alan Alda), la First Lady Abbey Bartlet (Stockard Channing), Amy Gardner (Mary-Louise Parker), l’inutile Mandy (Moira Kelly), discrètement abandonnée après la saison 1 et plein d’autres que j’oublie…
Et c’est génial. De base, le sujet (la politique américaine) me passionne, mais c’est une série qui rend ce monde accessible et nous permet de voir les coulisses, avec une vision assez idéaliste qui est parfois problématique, mais sans complètement ignorer certaines réalités de la vie politique (le scandale de la MS de Bartlet typiquement). Mais surtout, les relations entre ces personnages qui sont totalement dévoué à leur boulot et qui forment une petite famille un peu dysfonctionnelle sont passionnantes.
Le style « walk and talk » de Sorkin donne un rythme effréné aux épisodes, on ne suit pas toujours exactement ce qui se passe, parce que les scénaristes n’ont pas peur de parfois plonger dans le détails des lois, mais c’est toujours un plaisir de voir ces personnages interagir, se lancer des petites piques toutes les 2 secondes… et surtout on a des très grands moments émotionnels (mais j’y reviendrai quand je parlerai du meilleur épisode de la série). Et en plus, si vous voulez apprendre des choses sur la politique américaine (c’était mon prof d’institutions politique qui m’avait conseillé la série, pour dire), c’est idéal.
A noter quand même que les saisons sont inégales : les deux premières sont l’âge d’or de la série. Les deux suivantes sont un peu moins bien, surtout la 4, notamment parce que la réélection est assez mal gérée. Après ça, Aaron Sorkin est parti, ce qui donne une saison 5 médiocre, mais la série renaît de ses cendres dans les saisons 6 et 7 grâce à toute la storyline qui mène à l’élection du successeur de Bartlet.
Donc voilà, The West Wing, c’est aussi une des premières séries que j’ai regardé obsessivement, et je me prends souvent à regarder certains épisodes que j’adore toujours autant.
Pour les fans, un de mes moments préférés de la saison 1 qui me donne un sourire jusqu’aux oreilles : C.J fait « The Jackal » : http://www.youtube.com/watch?v=Q7H_L5cYkg8.