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Treme

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Drama de la chaîne américaine HBO démarré en septembre 2010. Série réalisée par David Simon (The Wire, Generation Kill). Épisodes de 60 minutes. 3 saisons sorties à ce jour et une quatrième et ultime annoncée pour 2013.

Disons-le clairement pour commencer : Treme est une série de haut niveau et unique en son genre. Elle n’a malheureusement pas l’audience qu’elle mérite, et je ne sais sincèrement pas pourquoi. Cet article a pour but de faire découvrir aux sériephiles (ou même aux non sériephiles d’ailleurs) une œuvre qui vaut le détour, ne serait-ce que par curiosité. Après, on aime ou on n’aime pas, c’est la vie, tant pis.
Donc… Avis à ceux qui aiment la MUSIQUE !!! (si si, je vous jure, il y en a qui se contrefichent de la musique, eh oui). Avis à ceux qui aiment ou supportent les séries longues (et oui, 60 minutes quand même) ! Et pour finir, avis à ceux qui veulent simplement découvrir une bonne série d’un style nouveau !

Treme, avant d’être une série, est un des plus vieux quartiers de la ville de la Nouvelle-Orléans (Louisiane, Etats-Unis), bien connue pour être le lieu culte du jazz et d’une partie importante de la culture musicale du XXe siècle. C’est aussi la fameuse région qui s’est prise un ouragan dans la face en 2005, Katrina. L’histoire est sensible car en plus de la galère d’une ville éclatée par une tempête, il y a eu des polémiques sur l’implication du gouvernement américain sur le manque de mesures prises pour affronter Katrina, sous prétexte que la région ne serait pas suffisamment importante pour l’économie américaine.

La série, donc, parle de la Nouvelle-Orléans, en particulier Treme, trois mois après Katrina et les années qui suivent. Mais rassurez-vous, ce n’est pas un drama larmoyant avec un message criant “Regardez-les, pauvres malheureux, ils n’ont plus rien et c’est la faute du gouvernement et c’est terrible oulala.” Non !
C’est une simple et belle déclaration d’amour pour cette ville à la culture si foisonnante et brillante, ainsi qu’à sa population. Elle tente de montrer aussi complètement que possible ce qu’une ville a à offrir, que ce soit bon ou mauvais.

Comme The Wire, son créateur David Simon (ancien journaliste) nous montre un style bien marqué de série extrêmement réaliste dont chaque détail est étudié pour se rapprocher le plus de la réalité. Le co-scénariste/créateur, Eric Overmyer, ayant vécu 20 ans à la Nouvelle-Orléans doit y apporter beaucoup. Les personnages évoluent donc dans la Nouvelle-Orléans telle qu’elle est ou presque, et beaucoup de sensations qu’ils expriment sont vécues par la population. Elle montre des personnages extrêmement fiers d’y vivre, motivés pour participer à sa reconstruction et ne cessant de crier à qui veut l’entendre que la Nouvelle Orléans est une grande ville.

Les personnages sont assez nombreux (donc il faut s’accrocher les 2 premiers épisodes), ce qui permet à la série de montrer un panorama assez large de la population de la ville. Un peu comme The Wire qui fait le tour des dealers, drogués, flics, politiciens, dockers, journalistes, écoliers et autres, Treme nous présente des personnages de milieux assez différents comme des musiciens (professionnels et amateurs), une avocate, un flic, un magouilleur immobilier des politiques, un prof d’histoire, un journaliste, une barman, un chef de cuisine, un chef indien de Mardis Gras,… Bref, ce ne sont pas les sujets d’épisodes qui manquent et tous ont des caractères bien barrés et variés. Donc ça dure une heure mais on ne s’ennuie pas !

Les principaux mots qui me viennent pour parler de la série sont : fierté, joie de vivre, musique, combativité, espoir, drames, difficultés, société, culture et abandon. Abandon d’une ville et de sa population, de son histoire et de sa culture. Ici, la Nouvelle-Orléans se débat dans cette indifférence du reste du monde pour faire reconnaître sa grandeur passée comme présente. La ville continue de vivre, d’échanger et de créer à profusion, malgré sa réputation de ville déchue depuis des dizaines d’années. Je tiens à préciser que les problèmes de la ville sont aussi beaucoup abordés, mais sans tomber dans le pathétique.

D’ailleurs, dès le premier épisode, le personnage Creighton Bernette (joué par le grand John Goodman), remarquable pour ses accès de colère, nous montre avec violence ce qu’il pense de la Nouvelle Orléans face au reste des Etats-Unis.
Voici un exemple (qui n’est pas dans le premier épisode) en vidéo :

Treme est aussi une déclaration d’amour à la musique et aux musiciens puisque la série porte sur une des villes clés de la culture musicale. Les premières minutes de la série le montrent bien (avec la présentation d’un des meilleurs personnages, Antoine Batiste, pro du trombone) :

Il est important de préciser que chaque épisode a son lot de bonne musique en live (souvent variée) avec des acteurs mais aussi de vrais musiciens. Par exemple, ce passage où Davis McAlary, l’un des meilleurs personnages, chante sur la situation politique après Katrina, (avec à la trompette un réel musicien connu dans la région, Kermit Ruffins) :

L’un des points fort de Treme est aussi son casting. Pas un acteur principal ou en second plan, selon moi, n’y est mauvais ou sans intérêt. On retrouve quelques acteurs de The Wire (Wendell Pierce et Clarkes Peters principalement) mais on en découvre ou redécouvre de grandioses comme John Goodman, Khandi Alexander, Steve Zahn, David Morse, Rob Brown,… Sachant que Wendell Pierce et Rob Brown nous épatent en incarnant de super bons joueurs de trombone et trompette.

Bref, plein les yeux, plein les oreilles, plein le cerveau, Treme c’est beau, c’est bien, c’est intelligent et bien fait, c’est triste ou joyeux, c’est blindé de musique et de bons dialogues, remplis de personnages parfaits et de bons acteurs… Je vous conseille d’y jeter un œil et j’espère que vous aimerez autant que moi, parce qu’on sait que quand on adule une série, la vie c’est génial.

Ps : ils parlent aussi beaucoup du côté culinaire de la Nouvelle-Orléans qui a des goûts très… spéciaux.

[Jour 24] Meilleure citation – part2

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Selon Tolkienbis :

Heroes

Hiro Nakamura : Yata !

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Selon Teproc :

You guys got any milk ?

Henry Gale – Lost

Bon, ça a l’air nul sans contexte, mais c’est la scène qui m’a fait adorer ce personnage. Toute cette scène est assez énorme, avec « Henry » qui agit comme un proxy pour les téléspectateurs, en leur faisant remarquer qu’ils ne se posent pas beaucoup de questions et qu’ils ont des problèmes de communication ?

Bon et puis en cherchant j’en ai trouvé plein d’autres, donc j’aimerais quand même en citer une autre de Lost qui date du début de la saison 2 et résume un des grands thèmes de la série :

John : Why do you find it so hard to believe ?
Jack : Why do you find it so easy ?
John : It’s never been easy !

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Selon Reggaelow8 :

La meilleure citation se trouve certainement dans The Wire, meilleure série du monde (en toute subjectivité bien-sûr).

Et ce n’est qu’un aperçu de la série la plus remplie de citations géniales.
Bon après, il y a forcément pleins de phrases dans Kaamelott, Oz et Treme mais The Wire est au-dessus niveau citation.

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Selon Lorna :

Quand j’étais au lycée, j’écrivais mes citations préférées sur mes pochettes de cours ou sur mes couvertures de cahier. J’ai toujours été fascinée par l’écriture alors je me demandais comment faisait les auteurs des séries pour trouver ces petites phrases qui nous marquent, dont on se souvient une foi l’épisode terminé. Percutantes, drôles, acerbes, il y a des citations pour tous les goûts. Pour aujourd’hui, j’ai choisi celle d’un écrivain fictif.

You know what I thought when I first met you ? You were a mystery I never going to solve.

Richard Castle à Kate Beckett dans le 3×22 : To love and die in L. A de Castle.

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Selon Ludo :

Bon, je ne suis pas super attaché aux citations, donc, j’ai pas de grande phrase philosophico-transcendantale à vous proposer, mais juste une petite phrase qui me fait marrer, extraite de l’épisode musical, Once more with feeling.

Contexte ? Un beau matin, tout le monde se réveille à Sunnydale et s’exprime en chantant, plutôt qu’en parlant. Le scooby-gang se regroupe à la boutique pour réfléchir à la cause possible de tout ça, et expose ses théories, ce qui donne un beau texte dans “I’VE GOT A THEORY”. Giles propose un “dancing demon”. Xander pense aux sorcières. Willow a un enfant qui nous aurait enfermé dans un cauchemar. Et là, Anya, qui a subi un traumatisme dans un épisode précédent, part en live, dans un solo très rock, limite hard-rock :

Bunnies aren’t just cute like everybody supposes,
They’ve got them hoppy legs and twitchy little noses.
And what’s with all the carrots-?
What do they need such good eyesight for anywa – y?
Bunnies, bunnies it must be bunnies!

Et ça, ça me fait MOURIR de rire

Elle se trouve à la 45ème secondes, mais tout vaut le coup.

[Jour 18] Meilleur générique – part2

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Selon Ludo :

Après avoir écouté le Season1 sur les génériques, j’ai pu réfléchir à cette question, et je suis resté sur mon premier choix, qui était déjà le générique de Buffy the Vampire Slayer.

Un bon générique à la mode des années 80 : des images des épisodes, une musique énergique, ça nous rappelle ceux de MacGyver, Riptide, Magnum, … Ça réveille, ça met la pèche, et pourtant, la petite note finale permet de se préparer à des épisodes pas forcément pêchus. En plus, les images sont synchros avec la musique, il a évolué au cours des saisons, c’est vraiment un générique qui a tout pour plaire.

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Selon Teproc :

Bon, j’ai un problème. Je pense que le « meilleur » générique est celui de Dexter, et je suis sûr que d’autres l’auront choisi et en parleront… mais la vérité c’est qu’il m’est souvent arrivé de le passer dans les dernières saisons.
Donc je vais parler de l’un de mes génériques préférés qui, je pense, a beaucoup altéré ma perception de la première saison de cette série. C’est celui de Boardwalk Empire.

La première saison était un peu problématique car elle était assez lente (comme souvent dans ce genre de drama), mais je l’ai engloutie en quelques jours, grosso modo juste parce que j’avais envie de revoir le générique à la fin de chaque épisode et que bon, autant regarder l’épisode suivant :p.
Il n’a rien de spécial, il est juste très beau et j’adore la musique, même si je comprends bien qu’il y a beaucoup de génériques beaucoup plus intéressants (Six Feet Under, The Wire, Game of Thrones…).

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Selon Lorna :

J’ai un coup de cœur pour celui de Sherlock dernièrement parce qu’il me fait penser à mon week-end à Londres à chaque fois.
Celui de Games of Throne est très beau et ingénieux, servi par une très belle musique.

Il y a aussi celui du Caméléon que j’aime beaucoup. Il a changé au fil des saisons mais, environ 15 ans plus tard, je me souviens encore de la première que je l’ai vu.

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Selon Tolkienbis :

Sons Of Anarchy

Pas de citations, aujourd’hui…

http://www.generiqueseries.com/club/fiche.php?id=1672

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Selon Reggaelow8 :

Pour moi il y a les génériques qui sont magnifiques à voir et écouter mais qui ne représentent pas tant que ça la série, du genre les génériques HBO (comme The Wire, Oz, Treme, Mad Men, Dexter, Luther, Homeland, Six Feet Under, Luck, United States of Tara), mais il y a aussi ceux qui me mettent tellement la pêche avec la musique et les images de la série qu’ils me donnent encore plus envie de regarder l’épisode comme Buffy, le Caméléon, That 70’s Show et How I Met Your Mother pendant lesquels je ne peux pas m’empêcher de chanter à tue-tête par dessus, avec un grand sourire super motivé de fan. …hum, remarquez je fais ça aussi pour Oz et The Wire.

Cela dit, en toute objectivité, le générique que je trouve vraiment stylé est celui de The Wire, toutes saisons comprises.

[Jour 4] Ma Série Préférée – part2

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Selon Reggaelow8 :

Aaaah…Dur dur le thème quand même hein. Vous arrivez à en faire sortir une du lot de vos séries cultes vous ?
Me concernant, il y en a deux – trois qui se battent pour la place de série number one dans mon cerveau… Mais dans mon cœur ce sera toujours Kaamelott. Non, ce n’est pas très original, c’est sûr.

Cela dit, pour faire cet article, on va parler d’une série moins connue par tous et passant à la télé tous les jours. Parlons donc de ma série préférée numéro 1 ex-aequo avec Kaamelott: The Wire (quoique Treme soit franchement juste derrière avec Oz hein). Oui c’est vrai qu’elle est aussi très connue, surtout par tous les sériephiles, au moins de réputation. Mais ça vaut le coup d’en parler quand même. Par contre ça va être un peu long, désolée, je ne peux pas faire trois lignes sur The Wire. Vous avez le droit de faire des pauses ou d’abandonner, je vous comprendrais.

Alors, The Wire, série américaine de 2002, réalisée par David Simon (Treme, Homicide, Generation Kill) et Ed Burns (Generation Kill), est un drame/policier qui frôle la thèse cinématographique sociologique, philosophique, et psychologique. Oui, comme ça, c’est vrai que ça fait plus peur qu’autre chose. Mais il ne faut pas s’affoler. Ce n’est pas aussi barbant qu’une thèse. C’est même aussi passionnant à regarder qu’une super bonne série. ça tombe bien, c’est une super bonne série didon! Cela dit, il vaut mieux annoncer tout de suite que ce n’est pas une série facilement accessible. Eh non, ce n’est pas une série grand public. Loin de là.

Il faut aimer les formats long déjà (épisodes de 50 minutes), il faut aimer la série qui prend son temps donc, il faut aussi aimer les séries qui font réfléchir et ne font pas rire toutes les 3 minutes. Et il faut aimer les séries pas forcément gaies. Oui, c’est dur mais bon, franchement, ça vaut le coup. Ce qu’il y a de commun avec les autres séries, c’est l’enquête policière (bien que construite très différemment), il y a aussi des personnages que l’on suit tout au long (fou hein pour une série?!), et il s’y passe tout un tas de trucs de ouf. Donc c’est lent, surtout au début, mais il se passe des trucs, et même des trucs vachement intéressants. Et qui font souvent cogiter.

Les personnages sont très nombreux, mais on les suit très facilement et on s’y attache petit à petit, jusqu’à leur vouer un culte. Le nombre des personnages importe d’autant plus qu’ils sont tous extrêmement différents. Il y a des jeunes, des vieux, des mi-vieux, des policiers, des dealers, des écoliers, des journalistes, des politiciens, des mafieux, des dockers, des junkies (dont l’un est un des meilleurs personnages), des tueurs (aussi un des meilleurs personnages dedans), des paumés, des gens presque dans la norme, des gens qui agissent, des gens qui observent, et des gens qui s’enfoncent. Mais ils ont tous un point commun: ils essayent de survivre dans cette jungle humaine qu’est Baltimore.

Oui car la ville tient un rôle capital dans la série, ç’est presque le sujet principal. Puisqu’on y observe la majeure partie de ses habitants, de tous milieux qu’ils soient, ça parait presque évident d’ailleurs. La série montre majoritairement ses côtés négatifs, puisqu’on y voit rarement des vies faciles, mais le bonheur n’en est pas totalement exclus, je vous rassure. Car parmi tous ces personnages, beaucoup vivent de petites victoires qui redonnent espoir, malgré leur environnement. Car le problème de Baltimore, c’est que peu importe le nombre d’enquêtes que l’on résolve, le nombre de dealers qu’on tue, le nombre d’élèves qu’on aide ou le nombre d’articles qu’on écrit, il y a toujours ce cercle vicieux d’interdépendance entre les différents groupes sociaux qui fait que les choses ne changent pas ou très peu. Chacun dépend de l’autre, en allant du junkie au politicien. Baltimore foisonne de différences mais aussi de similarités et on observe, à travers l’énigme policière qui fait la construction des épisodes, cette population qui se débat contre le fatalisme ou l’accepte. Les barrières que l’on croit nettes et incassables entre les différents personnages de la série deviennent floues jusqu’à disparaitre pour créer une vision d’ensemble, comme un tableau plein de détails passionnants. Une marée humaine qui aurait presque un sens.

Le nombre de personnages permet aussi d’augmenter les sentiments vécus tout au long d’un épisode, d’avoir plein de sensations différentes, en plus d’observer de nombreuses actions variées souvent pleines de suspense. Les enquêtes sont parfaitement construites et prennent souvent le temps d’évoluer (elles sont souvent montées sur une saison). D’autant que le fait d’avoir les deux visions des choses (dealers et policiers) ajoute du piment à l’action, ouvre l’esprit et la réflexion et créé un mélange perturbant de sentiments. On se retrouve tiraillé entre les deux côtés.

Un côté très positif de la série est aussi qu’il n’y a pas un schéma fermé où le bon arrête le méchant point barre. Ils se mêlent, s’opposent, s’évitent, se croisent, partagent, vivent les mêmes choses parfois, se confrontent… Et en plus des policiers et dealers, il y a le reste de la population, montrée tantôt par les collégiens, tantôt par les journalistes, les chômeurs ou les dockers.

En bref, cette série est un bijou, une œuvre d’art montée soigneusement sur 5 merveilleuses saisons. On pleure, on rit, on a peur, on est épaté, on y croit, on a la haine, on est heureux, on est dégouté et désespéré ou on réfléchit calmement en observant d’un air intéressé les comportements de ces énergumènes étranges!

Les acteurs sont en plus assez géniaux, cela ajouté au fait que les personnages sont tous excellents. Et donc les personnages géniaux incarnés par de supers acteurs qui parlent entre eux, je vous laisse imaginer la magie des dialogues. J’en bave presque devant mon écran dis!

Donc pour les sériephiles, c’est un grand classique à voir et revoir et rerevoir et rererevoir.

Toujours abuser des bonnes choses

Karadoc – Kaamelott.

Surtout de choses offrant autant de réflexion mêlée à du divertissement et une telle qualité cinématographique.

Ps: pour les fans d’Oz, il n’y a pas que des acteurs de Dexter, The Sopranos, Fringe ou Lost dans Oz, il y a aussi des acteurs de The Wire! :)

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Selon Tolkienbis :

Le choix est très dur…

Sons Of Anarchy

Clay : We’re not a gang. We’re a motorcycle club.

Traduction approximative :
Clay : Nous ne sommes pas un gang. Nous sommes un club de moto.

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Selon Ludo :

J’ai eu beaucoup de mal à répondre à cette question, mais s’il est une série qui restera longtemps dans ma mémoire, c’est Buffy contre les Vampires, et ce pour plusieurs raisons.

Déjà, elle aura été ma première série addictive : à l’époque, je ne suivais quasiment aucune série, je ne comprenais même pas cette passion pour certains, et pire encore, je ne voulais pas m’accrocher à ce que, à l’époque, on appelait les feuilletons.
Et puis un soir, un drôle de générique, rock, énergique, des images qui clignotent dans tous les sens, ce petit bout de femme qui tabasse dans tous les sens. Je me dis “Wow”. Et puis, le titre : “Buffy contre les Vampires“. Là, je me dis “Beurk, c’est d’un ringard ! Qu’est-ce que c’est que c’te daube ??”
Et puis je regarde. Buffy, Willow, Alex, Giles. Et puis les autres autour. Et ces vampires, cette ville, cette ambiance. Une fois l’épisode fini, je me dis (et oui, encore) “Ah ouais, sympas, et tout… C’est quand la suite ?” La semiane suivante. OK, on y sera.

Et puis, épisodes après épisodes, on se scotche devant l’écran, on apprécie ces personnes. L’énergie et l’émotivité de Buffy. L’humour d’Alex. La sensibilité et les bizarreries de Willow. Le paternalisme si évident de Giles. Le Bronze. Le lycée. Les vampires. Les ballades nocturnes. Le Maître. Spiiiiike ! Et ceux des autres saisons !

Et au bout d’un moment, tu t’aperçois que, c’est fait, tu ne PEUX pas rater un épisode, sinon, tu ne vas plus rien comprendre. ARGH ! C’est pas une série, c’est un feuilleton !

Et au fil des années, j’ai apprécié les débuts et les fins de saison. les rebondissements. Les nouveaux personnages. Sur cette série, on a ri, on a pleuré. On a vu disparaitre sa mère, on l’a vue tuer son amant, ressusciter du Paradis. On les a vus chanter et danser, s’aimer et se détester, se battre et se réconforter. On les a vu parler de sexualité, de mariage, la fac, habiter ensemble, l’homosexualité, toutes ces thématiques qui nous parlaient, de près ou de loin.

Elle aura été une première, elle aura été complète, elle gardera toujours cette place particulière dans ma tête et dans mon cœur, parce qu’elle m’aura accompagné dans une période charnière. Elle est ma préférée.

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Selon Lorna :

Le Caméléon est ma série préférée toute époque confondue.

S’il y a une série que je connais sur le bout des doigts, c’est celle-ci. Elle m’a marquée à jamais. J’en ai passé des heures à voir et revoir Jarod découvrir le monde extérieur et à chercher les clés de son passé. Cette série est comme un point fixe pour moi, quoi qu’il arrive.
Quand je ne vais pas bien, elle me remonte le moral. Quand je vais bien, je vais encore mieux après un épisode. A Noël, je regarde le 1×08 : Le Premier Noël de Jarod.
Quand j’étais plus jeune, je prenais modèle sur la force de Miss Parker.
Bref, Le Caméléon est plus qu’une série pour moi.

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Selon Teproc :

The West Wing (VF : A la Maison Blanche)

Drama de NBC du début des années 2000, créée par Aaron Sorkin (Studio 60 on the Sunset Strip, Sports Night), 7 saisons, un monde : les conseillers politiques du Président américain qui bossent dans l’aile ouest de la Maison Blanche :

  • Martin Sheen joue le président Josiah Bartlet, une espèce de fantasme de président démocrate très intelligent, très drôle, essentiellement bon sans être chiant, un vrai modèle d’homme politique quasi-parfait qui suscite le respect et l’admiration, à la fois par les autres personnages et par le téléspectateur.
  • John Spencer joue Leo McGarry, le Chief of Staff (mélange entre le Premier Ministre et le secrétaire général de l’Elysée en France) et vieil ami du président, figure paternelle pour les autres personnages.
  • Allison Janney (Mr. Sunshine) joue C.J. Cregg, la Press Secretary, càd celle qui doit faire passer le message de la Maison Blanche à la presse, le personnage le plus attachant au fur et à mesure de la série.
  • Bradley Withford (Studio 60, The Good Guys) joue Joshua Lyman, le Deputy Chief of Staff, donc juste en-dessous de Leo, petit malin sorti de Harvard qui parle très vite et passionément mais est souvent l’un des réalistes de la série (avec Leo).
  • Richard Schiff (Past Life, House of Lies) joue Toby Ziegler, le Communications Manager, aka le mec qui écrit les discours. Misanthrope idéaliste et sarcastique mais en même temps assez attachant.
  • Rob Lowe (Parks & Recreation, Brothers & Sisters) joue Sam Seaborn, qui écrit aussi les discours avec Toby et qui semble être le personnage principal au début, mais est en fait partie de l’ensemble. Jeune idéaliste, passionné aussi, pas mon personnage préféré mais bon, il a de bons moments.
  • Dulé Hill (Psych) joue Charlie Young, un jeune étudiant brillant qui apparaît dans le deuxième épisode (discrimination positive probablement) et se retrouve assistant personnel du président, et va entretenir une relation père-fils avec celui-ci (et un autre genre de relation avec Zoey, la fille du président)

Et plein d’autres personnages selon les saisons, en particulier Donna (Janel Moloney), l’assistante de Josh, qui prend plus d’importance au fur et à mesure, mais aussi Zoey Bartlet (Elisabeth Moss de Mad Men), Matthew Santos (Jimmy Smits), Arnold Vinick (Alan Alda), la First Lady Abbey Bartlet (Stockard Channing), Amy Gardner (Mary-Louise Parker), l’inutile Mandy (Moira Kelly), discrètement abandonnée après la saison 1 et plein d’autres que j’oublie…

Et c’est génial. De base, le sujet (la politique américaine) me passionne, mais c’est une série qui rend ce monde accessible et nous permet de voir les coulisses, avec une vision assez idéaliste qui est parfois problématique, mais sans complètement ignorer certaines réalités de la vie politique (le scandale de la MS de Bartlet typiquement). Mais surtout, les relations entre ces personnages qui sont totalement dévoué à leur boulot et qui forment une petite famille un peu dysfonctionnelle sont passionnantes.

Le style « walk and talk » de Sorkin donne un rythme effréné aux épisodes, on ne suit pas toujours exactement ce qui se passe, parce que les scénaristes n’ont pas peur de parfois plonger dans le détails des lois, mais c’est toujours un plaisir de voir ces personnages interagir, se lancer des petites piques toutes les 2 secondes… et surtout on a des très grands moments émotionnels (mais j’y reviendrai quand je parlerai du meilleur épisode de la série). Et en plus, si vous voulez apprendre des choses sur la politique américaine (c’était mon prof d’institutions politique qui m’avait conseillé la série, pour dire), c’est idéal.

A noter quand même que les saisons sont inégales : les deux premières sont l’âge d’or de la série. Les deux suivantes sont un peu moins bien, surtout la 4, notamment parce que la réélection est assez mal gérée. Après ça, Aaron Sorkin est parti, ce qui donne une saison 5 médiocre, mais la série renaît de ses cendres dans les saisons 6 et 7 grâce à toute la storyline qui mène à l’élection du successeur de Bartlet.

Donc voilà, The West Wing, c’est aussi une des premières séries que j’ai regardé obsessivement, et je me prends souvent à regarder certains épisodes que j’adore toujours autant.

Pour les fans, un de mes moments préférés de la saison 1 qui me donne un sourire jusqu’aux oreilles : C.J fait « The Jackal » : http://www.youtube.com/watch?v=Q7H_L5cYkg8.

Un peu de lecture pour la semaine

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Pas une large sélection cette semaine, j’espère que ça vous plaira :

Un peu plus de Fun !

Désolée pas de shopping cette semaine…

Un peu de lecture pour la semaine

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Aller après une longue période d’absence cette catégorie revient enfin (avec beaucoup (vieux) de liens aujourd’hui…):

Fun :

Shopping :

Seconde Chance…… ?

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Non, non, je vous rassure d’emblée je ne vais pas vous parler de l’ancien soap de TF1 ; je vais juste évoquer le fait que certaines fois il est important de donner une seconde chance à certaines séries.
Et oui bien que sériephiles nous n’en sommes pas moins humains et une série qui ne nous a pas séduit à un instant T peut très bien y parvenir à un instant T+1 selon notre humeur du moment.
Puis, avouons-le, certaines séries peuvent aussi totalement rater leur pilote et nous accrocher par la suite (comme Vampire Diaries pour moi l’année dernière).

Bref, en ce qui me concerne plusieurs facteurs peuvent intervenir pour me donner envie de réviser mon jugement sur une série :

  • l’opinion d’ autres sériephiles ou de personnes de mon entourage.
  • le temps (laisser le temps effacer petit à petit ce qui ne m’avait pas plus la 1ère fois).
  • l’actualité (si on annonce un guest ça me donne certaines fois envie de rattraper mon retard, exemple : How I Met Your Mother).

Pour la suite de l’article je vais diviser les séries en 3 catégories :

Les séries à qui je suis content d’avoir donné une seconde chance

  • Merlin

Je n’avais pas vraiment aimé le pilote la première fois mais à force d’entendre parler de la série avec le Comic-Con France de 2011 je m’y suis remis et j’ai visionné les deux premières saisons d’une traite.
Par contre en ce moment je visionne la saison 3 et je trouve cela très répétitif et redondant. Les situations et les histoires commencent à sentir le réchauffé.

  • Haven

J’avoue avoir détesté la saison 1 mais le cliffhanger de fin était très bon, du coup j’ai replongé. La série demeure sympathique à regarder en saison 2. Mais bon ça reste du Syfy , c’est à dire moyen.

  • The Gates

Une des séries d’été de l’année dernière dont le pilote m’avait fait mourir de rire tellement je l’avais trouvé ridicule. Puis, de semaine en semaine je me suis laissé séduire jusqu’à être déçu de l’annulation de la série.

Les séries à qui j’envisage de donner une seconde chance

  • Being Erica

J’ai abandonné au premier épisode de la saison 3. Trop de changements d’un coup dans le casting ne m’a pas incité à en voir plus et pourtant j’avais bien aimé les deux premières saisons.

  • Stargate Atlantis

J’ai tellement rien suivi aux diffusions de M6 et SerieClub que je ne sais même plus où j’ai arrêté la série. Pourtant c’était sympathique.

  • The Wire

Trois ans que j’ai acheté la saison 1 et je n’arrive pas à la visionner en entier. J’ai beaucoup de mal à m’attacher aux personnages et donc à la série en elle-même du coup.

  • Boardwalk Empire

Pareil, j’ai vraiment eu du mal à aller au bout du pilote. Ça fait partie des séries qui sont exigeantes et qui demandent une certaine disponibilité d’esprit et de concentration que j’ai eu du mal à avoir lors du visionnement du pilote. A retenter…

Les séries qui n’auraient pas mérité une seconde chance

  • Mad Men

J’ai essayé, réessayé et pourtant je n’accroche toujours pas. Qu’est ce que cette série est chiante ! Alors oui c’est bien fait, les acteurs sont excellents mais j’y suis totalement hermétique. Je n’entre ni dans l’histoire ni dans un attachement aux personnages (qui sont les 2 conditions nécessaires pour que j’aime regarder une série).

  • The Hard Times of RJ Berger

J’ai visionné quelques épisodes de la saison 1, c’était affreusement mauvais et sans aucun intérêt.

  • Stargate Universe

Des personnages pas attachants, une réalisation calamiteuse (la plupart des scènes se passent avec la moitié de l’écran télé totalement obscurci, ça donne pas envie !), pas grand chose de palpitant…

  • Charlie Jade

Je crois qu’au bout de 5 minutes j’avais compris qu’il était inutile de continuer. Rien à sauver…

  • Hero Corp

J’ai essayé d’aller au bout de la saison 1 mais ce n’est vraiment pas pour moi. Je trouve la série ni drôle ni intéressante. Bref elle ne me “parle” pas…

Et vous alors quelles sont les séries à qui vous avez donné une seconde chance et l’avez-vous regretté ?

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