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Le Visiteur du Futur, Les Missionnaires : Voilà c’qui va s’passer !

Le Visiteur du Futur, Les Missionnaires : Voilà c’qui va s’passer !

Attendue avec ardeur par une armée de fans depuis la diffusion des deux premiers épisodes en avant-première au Comic Con’/Japan Expo 2012, la saison 3 de la web-série Le Visiteur du Futur sera diffusée le dimanche 18 novembre à 18h. Nouvelle saison, nouvelle histoire, nouveaux cataclysmes : voilà ce qui va se passer !

Le Visiteur du Futur : késako ?

Pour ceux qui ne connaissent pas Le Visiteur du Futur, le principe de la web-série est le suivant : “2012, ce n’est pas la fin du monde… c’est juste le début… de la fin.”

Raph (Raphaël Descraques), un jeune homme sans histoire, croise la route du Visiteur (Florian Dorin), un homme surexcité qui affirme remonter le temps pour empêcher une série de catastrophes de frapper la Terre dans le futur. Traquant les petits actes d’aujourd’hui qui provoqueront les cataclysmes de demain (pluies acides permanentes, explosion de centrales nucléaires, etc.), le Visiteur et son équipe de bras cassés jonglent entre les paradoxes temporels et les dommages collatéraux pour sauver l’humanité.

Le problème, c’est que les bonnes intentions du Visiteur et son équipe change, souvent pour le pire, le destin des gens du passé et remet en question l’existence des gens du futur. C’est cette ombre au tableau qu’exposent les frères Lombardi en saison 2, car changer le passé empêchera les rencontres de leurs parents et grands-parents, et par conséquent leurs naissances. Est-il alors légitime de changer le passé pour supprimer leur futur ?

VdF = VDM + SF

Le premier épisode de la saison 3 reprend cette problématique en se focalisant sur le personnage de Michel Millot (Simon Astier), qui comme plusieurs avant lui, voit sa vie injustement bouleversée par l’intervention du Visiteur et sa clique. Cet épisode est l’occasion de renouer avec l’humour qui fait le charme de la web-série, un domaine dans lequel excelle dès la première minute Simon Astier, la guest star de l’épisode et peut-être de la saison.

En témoigne cette discussion issue de la bande-annonce de la saison 3 :

“- D’ici 500 ans la Terre sera détruite. 2012, c’est le début de la fin du monde. Personne ne s’en rendra compte, parce que ce sera de petites catastrophes pour commencer, mais une petite catastrophe, plus une petite catastrophe, plus une petite catastrophe, ça fait…
– Trois petites catastrophes ?”

Simon Astier, acteur et co-créateur de Hero-Corp, est la guest star de la saison 3 Les Missionnaires.

Outre une nouvelle remise en question du bien fondé de leur mission, un problème de toute autre nature se pose à nos héros : “voyez, la crise tout ça…”. Aider à sauver le monde c’est plutôt stylé comme activité selon Raph, mais ça ne rapporte pas un sou ! Le Visiteur lui rappelle alors dans un dialogue déchirant d’émotions que les vrais héros ne font pas ça pour l’argent. Les nouveaux antagonistes de la saison 3 n’ont néanmoins pas de scrupules.

En effet, une autre faction commence à marcher sur les plates-bandes du Visiteur et sa clic : les Missionnaires. Joseph (Jacques Courtèes), le chef des Missionnaires, et Constance (Lénie Chérino), son bras droit, sont des survivants du futur mais qui ont réussi à s’en sortir et à s’enrichir… Personne ne connait encore leur vrai motivation, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils s’opposent farouchement à cette vision idyllique du héros incarné par le Visiteur. Et ils possèdent un avantage que le Visiteur et son équipe n’ont pas : de l’argent. Un avantage indéniable d’après le Visiteur : “c’est tout de suite plus facile quand on a de la thune !”

Une web-série digne d’une production TV

Pourvue du sous-titre « Les Missionnaires », la saison trois possède un fil rouge dès le premier épisode avec l’apparition des antagonistes, et un scénario que l’on espère voir mûrir durant les 10 épisodes de 13 minutes que compte cette dernière saison.

Si l’humour et les effets spéciaux sont toujours présents et réussis, on ressent une véritable montée technique de la web-série. La réalisation et la photographie sont dignes d’une production TV (niveau Studio Canal, et non TF1). Mais contrairement à ce que pourrait permettre la fortune des Missionnaires, la web-série reste dans des budgets Web comme les saisons précédentes d’après son créateur et réalisateur, F. Descraques : “notre processus de fabrication n’a pas changé”.

Malgré l’exportation de la web-série numéro 1 vers la chaîne NOLIFE et bientôt France 4, celle-ci renoue avec les éléments qui ont fait son succès : humour, absurde, SF, action, protagonistes hauts en couleur et une diffusion web gratuite.

Pour vous préparer à la fin du monde, ou du moins à son début le dimanche 18 novembre à 18h, je vous invite à regarder la bande-annonce de la saison 3 :

15 novembre 20121 commentRead More
La série tv imbriquée dans la web-série : Putain de Série !

La série tv imbriquée dans la web-série : Putain de Série !

Cet article vous est proposé par : Gentledroidhttp://twitter.com/RemBonnaud

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Après 24H Chrono, après Les Soprano et après Louis la Brocante, la production française a décidé de réagir en réunissant les meilleurs scénaristes pour écrire la saison 2 de la série TV évènement : Des robes et des hommes (non, rien d’homophobe ou sexiste).

Web-série de brand content

Avant de faire la critique de cette web-série, contextualisons. Matthieu Viala et Stéphane Drouet, producteurs de la société Making Prod (Les invincibles, 2010), lancent sur le site internet http://www.putaindeserie.com, le 20 octobre 2008, la “première” une série cross media, originellement conçue pour être diffusée à la fois sur le web, les mobiles et la TV. Dix épisodes de 5min ont été tournés, puis dix autres de 26min devaient être diffusés sur deux chaînes de la TNT… en 2009.

L’objectif de la société de production est de financer la série par un placement de produit, au terme d’un accord avec la société Marques Films, et un partenariat avec l’annonceur Magasins Texto France. Il s’agit alors d’une web-série de “brand content”, c’est à dire qu’elle n’essaye pas de vendre directement un produit comme un spot de pub, mais elle véhicule des valeurs, elle crée du lien avec les spectateurs/internautes, etc. On vous vend du Coca, mais vous ne voyez pas le Coca, car il n’y a pas de Coca.

Des robes et des hommes, une série juridico-amoureuse

Vous voilà avertis du contexte de production, mais qu’en est-il du contenu de la web-série ? Putain de Série, écrite par Daive Cohen (Blague à part, 1998) et réalisée par Julius Berg (La chanson du dimanche, 2011), raconte le quotidien d’un pool de scénaristes qui travaillent sur l’écriture de la deuxième saison de la série Des robes et des hommes, une série dans la série qui raconte les histoires d’amour entre les  avocats d’un cabinet de droit fiscal. La saison 1 a été l’évènement de l’année TV 2008. La pression est énorme, des millions de téléspectateurs s’impatientent…

Jerry, le producteur, veut prouver que les Français savent faire d’aussi bonnes séries que les Étatsuniens ! Dan, le créateur-star de la série, re-signe pour diriger le pool d’écriture de la saison 2. L’objectif est de faire une saison 2 encore meilleure que la première (bien qu’il soit difficile de faire pire que la saison 1), en maintenant une cadence élevée d’un épisode à écrire par semaine.

Pendant les réunions d’écriture, Dan est épaulé par plusieurs scénaristes : Sofia – son ex castratrice -, Abraham – l’obsédé sexuel à tendance paranoïaque -, l’inquiétant Milou et son crochet, Clothilde qui parle si bas que personne ne l’entend et Valentine, la scénariste illettrée. A ce casting de choc s’ajoute une équipe de reportage imposée par Jerry. Son objectif ? Prouver qu’ils savent écrire une série à la française ou écrire à plusieurs. Dan se demande vraiment s’il a eu raison de signer pour une nouvelle saison…

Putain de Série! est une mise en abime satirique du processus de création d’une série télévisée française. Le tout ressemble au format mockumentary (faux documentaire) de The Office avec une caméra tremblante, des flous optiques, des interviews confession, etc. Néanmoins, le format court est idéal pour ce type d’écriture : l’attachement aux personnages et l’intérêt pour la trame narrative sont quasi nulles, mais les tirades font mouche et le jeu d’acteur est excellent (mention spéciale à Jonathan Cohen).

Sans avoir à faire à une web-série phare, Putain de Série! est un bon moment de détente que je recommande entre deux conversations Facebook. A signaler cependant que la web-série est en stand-by depuis 2009 et son retour n’est pas prévu.

Mais la vraie question que se pose tous les amateurs de fiction : Des robes et des hommes dépassera-t-elle Les Soprano en terme d’audimat ? Et de qualité aussi un peu, même si ça, c’est autre chose…
Vous le saurez en regardant le brainstorming des scénaristes de Putain de Série!

22 octobre 20120 commentsRead More
Un peu de lecture pour la semaine

Un peu de lecture pour la semaine

En espérant que ma selec vous plaise 😉

Un peu de Fun !

And Shopping

20 mars 20121 commentRead More
Les Charlots sont orphelins :(

Les Charlots sont orphelins :(

Aujourd’hui le 2 mars 2012, nous avons eu la douleur d’apprendre le décès de l’acteur Gérard Rinaldi.

Connu pour avoir été un des membres les plus actifs de la bande des Charlots entre 1966 et 1992, au coté de Gérard Filipelli, Jean Sarrus, Luis Rego et Jean-Guy Fechner, Gérard Rinaldi a été l’un des deux acteurs principaux de la série Marc et Sophie, série française qui a été diffusée entre 1987 et 1991 sur TF1, puis est toujours resté proche de la télévision, tout en maintenant une carrière au théâtre.

On l’avait revu depuis dans Les Cordiers, Juges et Flics, Mary Lester, La Kiné, Blandine l’insoumise, La nouvelle Maud dans des rôles aussi bien ponctuels que récurrents.

Gérard Rinaldi était aussi connu pour ses doublages, puisqu’il doublait, entre autres, le Commandant Jeffrey Sinclair dans Babylon 5, Joe Spano dans NCIS: Enquêtes spéciales, Clifford dans les Muppets, et plusieurs voix dans des dessins animés, comme M. Burns et Krusty le clown des Simpsons, ou Dingo comme dans les La maison de Mickey (Mon fils adore, je le conseille à tous les parents d’enfants 3-7 ans ! (c) My Life).

Concernant Marc et Sophie, cette sympathique sitcom mettait en scène un couple, Marc (vétérinaire) et Sophie (médecin interprétée par la charmante Julie Arnold, blonde à l’époque), dont la majeure partie des histoires se déroule dans l’appartement comprenant la salle d’attente (commune) et leurs cabinets. Cette série s’inscrit dans la grande époque des bonnes séries françaises qui réunissaient les familles françaises autour du petit écran, où l’on trouve aussi, par-exemple, Maguy, dont l’interprète principale, Rosy Varte, nous a quitté récemment.

Au cours des 220 épisodes de 26 minutes, nous suivrons les aventures de ce couple de praticiens entourés de leur clients, voisins, amis et membres de la famille dans des histoires simples mais divertissantes, qui permettaient de passer un bon moment. Plusieurs invités de renom les auront rejoint ponctuellement, comme Michel Constantin, Jean-François Dérec, Luis Rego, Amanda Lear, Rufus, Patrick Sébastien, Elie Semoun, Dieudonné, Jean-Pierre Castaldi, Jacques Balutin, Patrick Préjean, Michel Galabru, Bernard Menez, etc…

Gérard Rinaldi nous a quitté ce 2 mars 2012 des suites d’un cancer, à l’âge de 69 ans.

Merci, Gérard, pour ces bons moments passés autour du petit écran.

2 mars 20120 commentsRead More
Une Famille si ….formidable !

Une Famille si ….formidable !

Cette semaine, je vais vous parler d’ Une famille formidable. Alors que la 9ème saison vient de s’achever et que la 10 est déjà en écriture, il me semblait important de revenir sur cette OVNI télévisuel qui dure depuis 20 ans !

Car oui, un des points forts d’ Une famille formidable c’est d’avoir permis aux téléspectateurs de voir grandir les personnages du feuilleton en même temps qu’eux. Du coup, ils ont eu le temps d’ apprivoiser les personnages et d’avoir le sentiment de faire un peu partie de la famille Beaumont !

Il faut aussi dire que nous avons eu le droit à tous les détails de leur vie (le père qui prend du Viagra, les cocufiages, les ménages à 3, les changements d’orientation sexuelle).

Mais la série a également su aborder des thèmes beaucoup plus graves : sida, cancer, addiction à la drogue, deuil, avortement : un peu près tous les sujets ont été traités.
D’ailleurs, à mon grand regret, plus les saisons avancent et plus ces thèmes s’effacent pour laisser place à de la pure comédie.

Chaque salve de 3 épisodes permet ainsi d’aborder un fil rouge par saison ainsi que d’autres histoires secondaires. C’est très intéressant de voir à quel point la série sait se renouveler et intégrer des thèmes d’actualité aux histoires des personnages (chômage, délocalisation, associations humanitaires, retraite, ..)

La série souffre tout de même de quelques défauts sur le long terme qu’il ne faut pas négliger :

  • une réalisation pas très convaincante par moment
  • le recasting de certains personnages.
  • des personnages oubliés et keyllerisés.
  • des incohérences majeures entre certaines saisons ainsi qu’un arbre généalogique fluctuant.
  • des situations vaudevillesques redondantes (cocufiage,..).
  • des situations grotesques (personnages perdus sur une île déserte après un crash d’avion façon Lost).
  • des acteurs qui n’ont pas tous le même niveau.
  • l’horrible idée morbide d’avoir virtualisé la tête de Philippe Khorsand.après sa mort (Censé être un hommage à l’acteur, on a plus eu l’impression de voir Gargamel qu’autre chose !).

Voilà, après cette petite liste vous allez sans doute croire que je n’aime pas la série : et bien non !

Bon, ça c’était clairement pas le meilleur épisode …

On leur pardonne tout aux Beaumont : les incohérences, les répétitions, les situations ubuesques !

Portée par un phénoménal Bernard Le Coq et une magistrale Anny Duperey, on rêverait tous de faire partie de cette famille! Ses membres n’ont certes pas que des qualités mais ils communiquent toujours, sont toujours solidaires et tout fini par toujours bien se terminer ! Bref, à défaut d’avoir une série parfaite on a au moins une famille idéale …

Bonus web :

7 février 20121 commentRead More
Maguy, voilà Maguy ….

Maguy, voilà Maguy ….

Ces jours-ci on a appris le décès de Rosy Varte et croyez-moi ça m’a rendu bien triste ! C’est pour cette raison que j’ai décidé d’écrire un petit billet pour expliquer pourquoi j’adorais cette magnifique série !
J’ai passé tellement de bons moments devant la série que c’était devenu un véritable rituel familial : chaque dimanche soir il fallait être prêt devant Antenne 2  pour ne pas rater le début.
Pour les plus jeunes d’entre nous qui n’ont pas connu Maguy, je ne peux que vous encourager à aller jeter un œil sur youtube.

Première sitcom française, adaptée de la série Maude, il est agréable de constater que 25 ans après, la série n’a quasiment pas vieilli !
Cela est certainement du aux personnages, aux talents des interprètes, aux nombreux guests ainsi qu’aux nombreux quiproquos qui ponctuent les épisodes. Rajoutez à cela un générique entrainant et vous savez que vous avez une série culte devant les yeux !

Il faut aussi dire que le personnage de Maguy est un personnage très intéressant qu’on n’avait pas l’habitude de voir dans les séries de l’époque : quinquagénaire, divorcée 3 fois, fille de colonel, le personnage croquait la vie tout en ayant un caractère affirmé. Avec ses coups de gueule et un côté «Picsou» avec l’argent, Maguy n’avait pas que des qualités ! Mais c’est justement ce qui la rendait authentique !

Ainsi, tous les dimanches, pendant 8 ans, Maguy nous a donné l’occasion de rire en famille, de nous régaler en écoutant des dialogues savoureux et d’instaurer une véritable case sitcom sur France Télévision !
On ne peut que regretter, 25 ans plus tard, qu’aucune autre série française de ce type n’ait réitéré cet exploit !

Les commérages de Rose Le Plouhannec (Marthe Villalonga), les crises d’ hystérie de Maguy (Rosy Varte), les conquêtes de Pierre (Henri Garcin ) et les gaffes de Georges (Jean-Marc Thibault ) resteront de grands moments de télévision.

En tout cas, je tire mon chapeau à Rosy Varte, Jean-Marc Thibault, Marthe Villalonga et Henri Garcin. Grâce à leurs interprétations, Maguy reste toujours ancrée dans ma mémoire.

Au revoir “Mam’ Maguy” !

24 janvier 20124 commentsRead More
Top 5 Mini-Série

Top 5 Mini-Série

Ça fait 3 semaines qu’on est en 2012, et après des articles un peu spéciaux pendant les fêtes (oui, les Golden Globes sont une fête), revenons à un top un peu plus classique. Comme vous l’avez surement remarqué, l’année 2011 s’est terminée en nous délivrant quelques season finals pour certaines séries. Du coup, je suis sur que votre calendrier de sériephile s’est un peu aminci, et vous en redemandez ! Cependant, nous ne somme pas (encore) en période de vacances, et, forcément, vous n’avez pas le temps pour débuter une série de 8 saisons de 25 épisodes … pas de soucis, je vous présente 5 mini-séries à voir absolument, qui ne dépassent pas les 10 épisodes !

  • 5 – Les Beaux Mecs

France 2 | 2011 | 8 épisodes

Et oui, on commence avec une série française ! Je ne suis pas fan de la fiction française, mais j’en regarde en fait très peu. Diffusée au printemps 2011 sur France 2, les Beaux Mecs a reçu beaucoup de critiques positives avant même ses débuts, ce qui m’a poussé à la visionner. La série nous raconte la vie de Tony, un vieux gangster qui vient de s’échapper de prison, accompagné par un jeune “banlieusard”, Kenz. Les deux ne se connaissaient pas avant l’évasion, mais ils vont être obligés de s’allier à l’extérieur afin de pouvoir rester libres. En plus de cela, on a droit à des flashbacks sur la jeunesse de Tony, quand il était encore au top. Le scénario est intéressant, sans être non plus extraordinaire (il est même un peu prévisible parfois), mais c’est sa régularité qui le rend bon : on a bien affaire à une mini-série, et les scénaristes ont tout “balancés” lors des 8 épisodes, si bien qu’on ne s’ennuie pas une seule minute, et tout s’enchaîne très bien.

Le plus gros point faible des productions françaises, selon moi, est le niveau des acteurs. Ceux qui jouent dans des séries sont souvent mauvais (pour ne pas dire pitoyables), alors que les autres continuent se snober la télévision … (on a encore beaucoup de chemin à faire pour se rapprocher des USA à ce niveau là !). Mais ici, le casting est vraiment bon, et pour une fois, les acteurs sont crédibles. Je ne demande pas le ciel, mais juste de la crédibilité dans le jeu des acteurs, et Les Beaux Mecs est l’une des seules séries françaises à en avoir. Il faut dire que le rôle principal est joué par Simon Abkarian, qui est un peu devenu à la mode ces derniers temps (il a joué dans Pigalle, la nuit, et sera à l’affiche de Kaboul Kitchen prochainement ; sans parler de sa filmographie bien sûr) et qui est très juste dans le rôle de Tony. Son duo avec Kenz (lui aussi très bien interprété par Soufiane Guerrab) possède une dynamique très intéressante et, pour revenir là-dessus, il est crédible. J’insiste, car c’est vraiment le gros point noir des fictions françaises pour moi, et la série m’a bluffée là-dessus, avec, par exemple, enfin une représentation des jeunes de cité qui n’est pas exagérée, tout en restant assez drôle.

  • 4 – Mildred Pierce

HBO | 2011 | 5 épisodes

La victoire de Kate Winslet, dimanche dernier, aux Golden Globes m’a finalement poussé à commencer cette mini-série en 5 épisodes (d’environ 1h chacun), qui raconte l’histoire de Mildred Pierce, une mère de famille américaine, dans les années 30. Le genre historique se prête bien aux mini-séries, mais Mildred Pierce sera la seule dans ce classement. Premièrement car c’est la seule que j’ai vue, mais aussi car sa grande rivale, Downton Abbey, possède plus de 10 épisodes.

La série est découpée en 5 épisodes, bien qu’on pourrait en fait tous les relier ensemble pour en faire un (très grand) film. Mais je garderais quand même un découpage en 2 parties, qui est assez évident. On peut dire, bien sûr, que Mildred est le personnage principal de la série, mais on peut aussi dégager un “personnage principal secondaire” dans l’intrigue : on a le pilot, qui pose les bases de l’histoire, puis les épisodes 2 & 3 consacrés à Monty, et les 2 derniers épisodes consacrés à Veda. Personnellement, je trouve que les deux derniers épisodes sont les meilleurs. Non pas que Guy Pearce soit mauvais dans le rôle de Monty, mais son personnage est quand même assez limité dans les premiers épisodes. Et puis, à partir de l’épisode 4, apparaît Evan Rachel Wood dans le rôle de Veda, la fille de Mildred (il y a une ellipse de 4 ans entre les épisodes 3 et 4). Je l’avais découverte dans True Blood, et à vrai dire, c’était l’une des seules satisfactions de la série avant son départ. La retrouver ici fut une très bonne surprise (et ce fut une vraie surprise car je ne m’attendais certainement pas à la voir jouer une fille de 17 ans, mais passons …). Elle est vraiment très impressionnante dans son rôle de “peste”. Il faut dire que Kate Winslet est également excellente, tout au long des 5 épisodes, et le duo K. Winslet/E.R Wood porte à l’écran une relation mère-fille très touchante, et remarquablement interprétée.

Pour parler de la série de manière plus générale, elle est très sympathique à regarder, et vraiment unique. On pourrait presque la décrire de “How to make it in America” en costumes parfois, surtout dans les premiers épisodes avec cette histoire de restaurant. Et c’est un trait particulier à la série : en 5 épisodes de plus d’une heure, on ne s’ennuie pas, même s’il ne se passe jamais rien d’extraordinaire (à quelques exceptions près), mais on prend du plaisir à suivre la vie de Mildred (il faut dire que 9 ans de sa vie sont racontées en 5 épisodes !). Bien sûr, ce n’est pas How to make it in America, la période ne le permet pas (il manque la musique, même si, dans son genre, elle est très réussie, ce n’est pas aussi “cool”, etc) mais ce n’est pas ce qui est recherché. Il manque également un petit quelque chose pour en faire une série historique à la Boardwalk Empire : des intrigues plus ambitieuses, avec plus d’enjeu. Mais, encore une fois, ce n’est pas ce qui est recherché. Car une fois qu’on a dépassé le stade sympathique de la recherche d’emploi, du restaurant, ou même de Monty, on se rend compte que Mildred Pierce est avant tout un vrai drama sur une relation mère-fille à part.

  • 3 – Luther

BBC1 | 2010-2011 | 10 épisodes

Luther n’est pas une mini-série, puisqu’elle a 2 saisons, mais elle ne possède que 10 épisodes, donc je triche un peu ! Une autre série anglaise comme seuls savent les faire nos amis british : un cop show, mais qui est intéressant à regarder. Non car à côté de ça on est un peu ridicules avec nos RIS et Section de recherches (et même les américains le sont un peu avec leurs NCIS et autres CSI, mais je n’en dirais pas plus au risque d’en énerver certains …).

La série raconte donc la vie de John Luther, inspecteur à la criminelle, et elle possède vraiment toutes les bases du cop show banal vu et revu, avec enquêtes en stand-alone, un supérieur un peu grincheux, etc. Sauf qu’en plus de faire des enquêtes un atout majeur de la série (au contraire des américains qui, de plus en plus, lancent des intrigues secondaires d’envergures (dans le genre de Castle, The Mentalist, Bones)), les créateurs amènent un peu de background dès le premier épisode, avec l’apparition de Alice Morgan. Cette dernière est en fait la suspecte principale de l’assassinat de ses parents dans le pilot. Luther est persuadé qu’elle est la meurtrière, mais n’arrive pas à la coincer, et elle va rester libre. A partir de là, un duo improbable va se former entre les deux dans la suite de la série. Si Alice est moins présente dans la seconde saison, son aura est encore là, à cause des conséquence de son action en fin de saison 1, et la série ne devient pas banal, bien au contraire, puisqu’elle se bonifie au cours du temps.

NB : si vous êtes fans de Six Feet Under, vous reconnaîtrez forcément l’une des chansons de l’épisode 5 de la saison 1 …

  • 2 – Sherlock

BBC1 | 2010-2012 | 6 épisodes

Une égalité, donc, pour cette 2e place. Il faut dire que j’ai beaucoup de mal à départager Luther et Sherlock, tant elles se ressemblent, et tant elles sont bonnes. Sherlock raconte donc la vie d’un Sherlock Holmes moderne, qui vit au 21e siècle, secondé par un John Watson, médecin militaire qui revient d’Afghanistan. Je ne suis pas un grand connaisseur de l’œuvre de Arthur Conan Doyle, je n’y connais même presque rien, et alors que certains s’amusent à comparer les épisodes avec les écrits de Conan Doyle, je me retrouve émerveillé devant chaque épisode devant la complexité et l’inventivité de toutes ces enquêtes. Le côté moderne de la série lui apporte vraiment une touche très appréciable : que ce soit du côté des techniques utilisées (Internet, SMS, etc) ou même du côté de la réalisation, qui est l’un des points forts de la série (le dernier épisode de la saison 2 est bluffant sur ce point particulier) avec notamment ces SMS qui s’affichent à l’écran de temps en temps.

La série (2 saisons de 3 épisodes durant 1h30) nous présente donc, pour l’instant, 6 enquêtes dans 6 épisodes différents. Elles sont toutes plutôt intéressantes, mais je dois dire que les meilleurs épisodes sont, lors des 2 saisons, les épisodes 1 et 3, preuve que la mythologie de la série est quand même plus prenante que les enquêtes en stand-alone. Pour développer un peu sur la mythologie, sachez que Moriarty, l’ennemi légendaire de Sherlock, apparaît pour la première fois à la fin de la première saison. Si, alors, certains le trouvaient un peu fade, voir sans charisme (ce n’était pas mon cas, Andrew Scott m’a impressionné dès son apparition), il faut avouer qu’il déploie toute sa grandeur dans le dernier épisode (2×03) avec ce “complot” de grande envergure autour de Sherlock, qui se conclut avec un cliffhanger, certes attendu, mais néanmoins plutôt réussi. Un autre personnage de l’univers de Conan Doyle apparaît dans la seconde saison : Irene Adler. Je suis tombé sous son charme aussi vite que Sherlock, et je pensais la revoir à la fin de la saison, mais ce n’est malheureusement pas le cas …

Sherlock possède donc le pouvoir de réussir à fasciner à la fois les fans de l’oeuvre original, avec une adaptation très réussie des livres de Conan Doyle à l’époque contemporaine, mais aussi les néophytes en la matière, en leur exposant un univers riche et passionnant. Je suis conscient que des épisodes de 1h30 peuvent en repousser certains, moi le premier, mais ce n’est absolument pas un problème avec Sherlock, tant on est happés, à chaque fois, dans les enquêtes du détective.

  • 1 – Black Mirror

Channel 4 | 2011 | 3 épisodes

Black Mirror est incontestablement une pépite dans le paysage audiovisuel actuel. Diffusée en Angleterre au mois de décembre dernier, cette anthologie se veut une critique de notre société moderne. Pour commencer, me direz-vous, qu’est-ce qu’une anthologie ? C’est une oeuvre (une série, ici) avec des épisodes indépendants, c’est-à-dire que vous trouverez des personnages et des lieux différents dans tous les épisodes (c’est le même principe que dans The Twilight Zone, pour ceux qui connaissent). On a donc 3 épisodes à la fois très différents (personnages, lieux, mais aussi enjeux qui diffèrent), mais qui, finalement, se réunissent pour critiquer la même chose : notre société actuelle.

Le premier épisode est une critique des nouveaux médias, notamment Internet (surtout les réseaux sociaux), où un pitch de départ très interloquant va nous permettre de nous rendre compte du voyeurisme de notre société. Les deux épisodes suivants sont plus centrés sur le monde de la télévision, et notamment sur la TV réalité (ce qui est un comble, puisque la série est produite par Endemol !) avec deux espèces de Big Brother, ici encore très différents d’un épisode à l’autre, mais qui dénoncent (encore une fois) le voyeurisme de notre société.

Maintenant que c’est dit, je vais développer un peu en utilisant quelques (légers) spoilers. Si vous n’avez pas vu la série, il est temps de s’y mettre, et vous reviendrez plus tard. Si vous l’avez vu ou vous comptez ne pas la regarder (vous avez tort !), on y va.

Dans le premier épisode, après la surprise du postulat de départ (un kidnappeur enlève la fille de la Reine d’Angleterre, et exige que le Premier Ministre ait des rapports sexuels avec une truie à la télévision afin qu’il relâche la princesse), on rentre plus dans une critique des gens qui regardent leur télévision que d’une bête série qui nous montre de la zoophilie comme certains peuvent le dire. J’aimerais clarifier deux-trois choses : premièrement, il n’y a absolument aucune image obscène dans cet épisode, ensuite, si vous ne comprenez pas l’épisode, ce n’est pas la peine de venir critiquer la série, prenez vous en à vous même. Et le “twist” de fin nous le montre bien : le ravisseur avait relâché la princesse presque 1h avant que le Premier Ministre ne s’exécute. Mais il n’y avait personne dans les rues pour s’en rendre compte, puisque la nation toute entière était devant son écran de TV.

Le second épisode, moins choc, nous donne une critique un peu plus fine de la société, et surtout de la télévision. Car si l’on considère que ce monde virtuel n’est en fait qu’une émission de TV-réalité, on n’est vraiment pas éloigné de la réalité actuelle. Cet épisode critique vraiment beaucoup de choses que l’on peut rencontrer actuellement, mais surtout, il montre à quelle point la société “écrase” les hommes. L’image de fin avec notre héros devenu ce qu’il ne voulait absolument ne pas être ne pouvait pas être un meilleur message : la société aura toujours raison des hommes.

Enfin, le troisième épisode est lui portée sur le voyeurisme. Dans cet épisode, les hommes sont équipés de dispositifs leur permettant de “rembobiner” leur vie pour voir leurs souvenirs. On pourrait, à première vue, penser que c’est une petite invention bien sympathique. Sauf que ça ne l’est pas, et le personnage de Liam nous le montre à merveille lors de sa “descente aux enfers” : plus il en voie, plus il veut en voir, ce qui résume plus ou moins le voyeurisme actuel de la TV-réalité. Une autre chose intéressante dans cet épisode : si l’on a à disposition tous ses souvenirs, ne risque-t-on pas de vivre dans le passé ? Et bien si, on le voit bien à la fin avec Liam qui se ressasse ses bons moments passés avec Fi. Mais aussi dans cette scène de sexe très dérangeante où les deux protagonistes ne font en fait que se souvenir d’une nuit passée …

  • Bonus – Dr Horrible’s Sing Along Blog

Websérie | 2008 | 3 épisodes

Dr Horrible est une websérie qui a été diffusée pendant la grève des scénaristes aux Etats-Unis. Joss Whedon (créateur de Buffy, Angel, Firefly et Dollhouse) a eut l’idée d’une mini-série pendant la grève des scénaristes, afin de montrer qu’il était possible de réaliser de la fiction de qualité à bas prix, en utilisant directement Internet. Alors, Le Visiteur du Futur, j’aime bien, mais là c’est pas le même niveau. Jugez plutôt du casting : Neil Patrick Harris (How I Met Your Mother), Nathan Fillion (Castle, Firefly), Felicia Day (Buffy) et Simon Helberg (The Big Bang Theory). Tous ces acteurs réunis dans 3 épisodes d’environ 15 minutes où l’affrontement entre Dr Horrible et Captain Hammer est narré sous forme de comédie musicale. Rendez-vous ici pour visionner la série en VOSTFR.

Mais aussi : Firefly (14 épisodes), This is England ’86 et ’88 (il faut avoir vu le film auparavant ; 7 épisodes), How To Make it in America (16 épisodes), Lights Out (13 épisodes).

En conclusion : Je ne suis pas un expert en matière de mini-séries, et je n’en ai vu au final qu’assez peu. Mais il est assez évident que les anglais sont un peu les maîtres en la matière, et que ces histoires closes en quelques épisodes sont devenues leur spécialité. Alors, n’hésitez plus et lancez-vous ! Au pire, vous ne perdrez que quelques heures devant une série pas terrible, au mieux vous découvrirez une grande série …

22 janvier 20126 commentsRead More