Cette question m’est venue à l’esprit après avoir vue la vidéo “Les morts les plus inattendues dans les films”, tweeté par @toodeesteeve.
Il n’est pas rare que dans les séries, on nous annonce des départs d’acteurs. En général, cela se traduit par la disparition du personnage. Par contre, on ne sait pas forcément de quelle manière il va disparaître. ça peut être soft (un déménagement dans une autre ville, un voyage à l’étranger), ou moins soft (la mort lente qui dure un ou quelques épisodes). ça peut etre aussi beaucoup plus hard, avec une mort soudaine et totalement inattendue, de par la façon dont est écrit le scénario, qui nous prend par surprise.
(Ce sont des vieilles séries, mais SPOIL quand même) Une des morts à laquelle je ne m’attendais pas du tout, c’est celle de Jenny Calendar (Robia La Morte) dans Buffy. Tellement bref et rapide que j’y ai pas cru sur le coup. C’est d’ailleurs #amha une des raisons pour laquelle j’adore cette série #sanspitié. Plus “récemment”, il y a eu celles de Ana Lucia Cortez (Michelle Rodriguez) dans Lost.
Et pour vous, quelles sont les morts les plus inattendues dans les séries?
Si certains groupes doivent leur succès aux séries qui les ont révélés, certaines séries peuvent également remercier les artistes qui leur ont permis de sublimer leurs épisodes. Si, dans une série, la musique est secondaire, et doit surtout bien accompagner l’intrigue, parfois, elle prend le dessus, et nous permet d’assister à quelques scènes magnifiques. Tour d’horizon de mes scènes en musique préférées. Attention, spoilers sur les séries concernées.
7 - Radiohead, “No Surprises” – House | Broken (S06E01)
En fin de saison 5, House est enfermé en hôpital psychiatrique après une “hallucination géante”. Il se retrouve donc à Mayfield, où il restera pendant tout le double épisode. Le montage qui débute l’épisode nous montre House, souffrant pendant sa cure de désintoxication, seul dans son lit, accompagné par “No Surprises” de Radiohead, qui rythme parfaitement la scène.
6 - Dire Straits, “Brothers In Arms” – The West Wing | Two Cathedrals (S02E22)
En cette fin de saison 2, le Président Bartlet dévoile à ses collaborateurs qu’il a une sclérose en plaques, et ces derniers le poussent à le révéler au grand public, pour éviter autant que possible les problèmes que la situation pourrait déclencher. Tout cela est chamboulé par la mort tragique et inattendue de Mrs Landingham, dans l’épisode 21. Ainsi, ce season final met en parallèle deux intrigues très différentes : d’un côté, Bartlet, qui se remémore sa jeunesse aux côtés de Mrs Landingham, et de l’autre, son staff qui tente de gérer la crise alors que les opposants commencent à se poser des questions sur la santé du Président. La question de la re-élection de Bartlet fait débat, et une conférence de presse est organisée le lendemain soir. Après souvenirs touchants de Mrs Landingham et cri de haine de Bartlet envers Dieu, ce dernier quitte la cathédrale où avaient lieu les funérailles, furieux, en s’exclamant “You get Hoynes !” en référence à l’autre candidat démocrate, expliquant ainsi qu’il renonçait à se re-présenter. Cependant, un peu plus tard, Bartlet voit Mrs Landingham, dans son bureau, sous forme d’hallucinations, et cette dernière lui dit qu’elle “ne veut même pas le connaitre si il abandonne parce qu’il a peur de perdre”. On arrive donc finalement à cette dernière scène, sur fond de Dire Straits, où le Président brave la pluie pour se rendre à la conférence de presse, ignore le conseil de CJ en choisissant expressément une journaliste qui va lui poser la question de sa candidature. Et là, aucune réponse, ou en tout cas aucunes paroles. Juste un plan où l’on voit Bartlet mettre les mains dans les poches, et afficher un petit sourire, en référence à une conversation antérieure avec Léo.
5 - Cass Elliot, “Make Your Own Kind of Music” – Lost | Man of Science, Man of Faith (S02E01)
La saison 1 de Lost se termine sur un cliffhanger, avec la découverte d’une trappe sur l’île. La saison 2 commence, et on aperçoit ce qui semble être une maison “normale”, hors de l’île, avec la routine matinale d’un homme qui se lève après avoir entendu une alarme sur un ordinateur. Il lance une musique de Cass Elliot, “Make Your Own Kind of Music”, puis il va faire la vaisselle, s’exercer, se laver, faire une machine à laver … puis, au moment où il s’injecte un produit dans le bras, une explosion survient. Etat d’alerte, l’homme attrape une arme, éteint la lumière, et va regarder, grâce à un système de miroir, qui est à l’extérieur. Et là … Jack et Locke, au dessus de la trappe, où on les avait laissés en fin de saison 1. Vous pouvez ramasser votre mâchoire, vous connaissez maintenant Desmond.
4 - Bon Iver, “Creature Fear” – Chuck | Chuck vs. the Colonel (S02E21)
Chuck, fin de saison 2. Chuck et Sarah s’enfuient, pour éviter la CIA qui a lancé l’ordre de tuer Chuck. Ils se retrouvent dans une chambre d’hôtel (avec un seul lit) près de l’endroit où ils pensent trouver le père de Chuck, qui peut lui enlever l’Intersect.
Chuck : “I’ll sleep on the floor.”
Sarah : “No, it’s ok.”
Chuck : “Why are you doing this ?”
Sarah : “Because the floor is gross and I’m not gonna make you sleep on it”.
Le lendemain, ils se réveillent main dans la main, et au bout de 2 saisons à se tourner autour, on peut dire : FINALLY.
3 - Jeff Buckley, “Hallelujah” – The O.C. | The Ties That Bind (S01E27)
A l’époque, Hallelujah n’était pas sur tous les montages amateurs qu’on trouve sur YouTube, et Josh Schwartz est l’un des premiers à l’utiliser dans une série, avec The O.C. Fin de saison 1, donc. Ryan quitte Newport, sous les yeux de Marissa. Seth en veut à ses parents pour cela et prend la mer, en ne laissant qu’une lettre à ses parents et à Summer. Kirsten craque en se rendant dans la chambre de Ryan, et Sandy vient la réconforter. Tout cela accompagné par Jeff Buckley. Juste touchant.
2 - Sia, “Breathe Me” – Six Feet Under | Everyone’s Waiting (S05E12)
Musique des plus mythiques pour les fans de Six Feet Under, “Breathe Me”, de Sia, accompagne les 6 dernières minutes du series final de la série. Au terme d’une dernière saison magnifique et parfaitement maîtrisée de A à Z, ce final est l’apothéose de la série, voir l’apothéose des séries, carrément. Les fans les plus fidèles remarqueront les clins d’œils évidents à la fin du pilot, signe de la maîtrise totale qu’avait Alan Ball sur toute sa série. Mais surtout, ce final, et ces 6 dernières minutes, sont un condensé d’émotions fortes, avec la conclusion des histoires de personnages que l’on avait apprit à connaitre et à aimer. Quand Claire, la benjamine de la famille, quitte les siens pour rejoindre New York, et lancer sa carrière, elle dit au revoir à tout le monde, et démarre sa voiture, après avoir mit un CD de Sia dans l’auto-radio. “Breathe Me”, donc, arrive, en même temps que les images défilent : on y voit toute la famille Fisher vieillir, heureuse, et tous les personnages vont finir par s’épanouir. Finalement, on découvre leurs morts, un par un, dans un fondu caractéristique à la série, et on finit par Claire, qui meurt, centenaire, dans son lit, heureuse, et entouré d’innombrables souvenirs de sa famille. Le genre de scène que l’on revisionne de temps en temps, et les frissons sont toujours là.
1 - Sia, “Lullaby” – The Big C | Taking the Plunge (S01E13)
Moins connue que le final de Six Feet Under, ou que d’autres scènes, celle-ci est tout de même, pour moi, la plus marquante. Encore une fois, c’est Sia qui accompagne ce moment bouleversant, avec “Lullaby”. Dans cette première saison de The Big C, Cathy Jamison apprend qu’elle a un cancer, et va le combattre, alors que son mari et son fils vont découvrir son état plus ou moins rapidement. Dans l’avant dernier épisode, Marlène, une amie proche de Cathy et de sa famille, va mourir, mais Adam (le fils de Cathy) ne semble rien ressentir à propos de cela, bien qu’il sache que cela pourrait arriver rapidement à sa mère. Cathy trouve le comportement de son fils, alors que tout le monde est très triste, suspect. Dans le même temps, son cancer devi
Buffy? Le Caméléon? Et oui encore Le Caméléon. Eh, ça ne fait que 4 fois dans le mois que j’en parle !
Que voulez-vous, c’est ma série d’enfance, alors du coup, j’en parle autant que Kaamelott et The Wire.
Chaque samedi soir avec la ptite famille devant la Trilogie du Samedi sur M6! C’était le plus important de la semaine.
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Selon Teproc :
J’ai deux options, et dans les deux cas, je vais me retrouver à radoter, puisque c’est Lost et The West Wing. J’en ai déjà dit pas mal sur les deux, donc j’en resterai là ^^.
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Selon Ludo :
Bien que j’ai regardé pas mal de séries dans les années 80, il n’y en avait aucune qui m’obsédait au point d’attendre avec impatience la diffusion du prochain épisode. Il aura fallu attendre la fin des années 90 pour que Buffy soit cette série, celle qui me rappelait tous les samedis soirs devant la télé avec ma chère et tendre en attendant la diffusion de l’épisode. Finalement, c’est à-cause d’elle que je me retrouve ici désormais.
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Selon Lorna :
Je suivais déjà des séries assidûment avant mais c’est vraiment avec Le Caméléon que j’ai accroché à ce point à une histoire, des personnages, un rythme, des intrigues. Ça a été la première à être aussi addictive pour moi. Elle a tout déclenché : les forums pour partager avec d’autres fans, les fanfictions pour rester dans l’univers tout en assouvissant ma soif d’écrire, la consultation des sites internet pour avoir des news de la série et des acteurs.
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Selon Tolkienbis :
Lost
Pour la première saison, j’étais tous les samedis soir devant ma télévision, pour regarder les deux ou trois épisodes diffusés.
Et c’est avec cette série et sa saison deux, que j’ai découvert réellement les séries, et les séries VOSTFR.
Action sans temps mort, mystères, personnages énigmatiques, ce pilote surprend, prend aux tripes et fait se poser des tonnes de question au téléspectateur.
J’ai rarement pris autant mon pied devant un pilote ! Tout ce que j’aime dans les séries y est présent !
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Selon Lys :
Oz
Dès le début, on est pas épargné. On rentre tout de suite au cœur de l’univers carcéral. A l’évocation des règles dans Em City, je me suis sentie tout aussi oppressée que les prisonniers eux-mêmes. J’ai eu la même impression que lorsque je suis dans un manège à sensations: la pression monte durant la montée et paf, l’adrénaline arrive. Cette sensation d’être vraiment prise dans le système s’accentue avec l’identification avec Beecher (Un avocat qui a tué une petite fille sans le vouloir en roulant trop vite, bref Monsieur Tout-le-Monde). Avec lui, on découvre un univers ou tout n’est que violence, domination, parfois sexe … Mais ce qui rend cette série si exceptionnelle, c’est que cette violence n’est pas gratuite. Ce n’est pas juste pour choquer, il faut passer au-delà et on comprend que cela sert la série, qu’il y a un propos derrière. Oz est quasiment un manifeste politique ou tout du moins social. Rien ne nous est épargné. Il y a d’ailleurs une phrase qui résume assez bien la loi qui règne à Oz:
They call it the penal system but it’s more the penis system. It’s about how big, it’s about how long, it’s about how hard. Life in Oz is all about the size of your dick and anyone who tells different ain’t got one.
Cette phrase est dite par un des personnages principal du show: Augustus Hill. En plus d’être un condamné, c’est le narrateur de la série et celui qui nous présente les différents détenus avec le crime commis, leur peine et, lorsque c’est possible, quand ils pourront bénéficier de la liberté conditionnelle (Pour les non juristes, pour les crimes, on a une peine qui est prononcé mais le plus souvent, on ne la fait pas entièrement, il y a une période de sûreté (en France, le maximum est de 22 ans) et passé cette période, on peut poser une demande pour être libéré mais être sous contrôle judiciaire à l’extérieur). De plus, chaque épisode commence avec un speech de ce personnage. Le plus souvent, c’est très métaphorique mais on comprend vite que cela à un rapport avec ce que nous allons voir dans l’épisode. Il a un ton très joueur, très malicieux mais aussi très dur et très pessimiste. Ses discours sont aussi crus que ce que l’on voit dans la série. Il nous pousse à avoir une réflexion et à nous poser des questions quasi-existentielles.
Personnellement, après le visionnage du pilote, j’ai eu une réflexion sur l’état d’esprit des prisonniers condamnés à la perpétuité sans possibilité de conditionnelle. C’est une des premières chose à laquelle j’ai pensé pendant l’épisode et ça explique toute la trame de la série: pourquoi bien se comporter et suivre les règles alors que, pour certains, on a plus rien à perdre. Il ajoute que la mort c’est la liberté pour ceux là. Ça rejoint une question que je me suis toujours posée: si j’étais condamnée à vie, que ferais-je: attendre la mort ou décider de ma mort et avoir le contrôle ?
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Selon Tyranika :
Lost
Si je vous dit “no comment” ça vous va ? Non parce que le pilot de Lost quoi, c’est culte !
Bon, ça fait un peu mono-maniaque, hein, mais un des meilleurs pilotes que j’ai pu voir, c’était celui de Battlestar Galactica.
Un double épisode qui nous plonge rapidement dans le “feu” de l’action, des mises en places de plusieurs lignes pour la série, et un cliffhanger qui fait soif, sauf que… C’était un pilote pour étudier la viabilité de la série, et qu’il s’est écoulé plus d’un an avant que la série ne voit le jour… Résultat, une attente insoutenable, une crainte que la série ne soit pas produite, et pourtant… Vraiment un excellent souvenir que cet épisode.
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Selon Lorna :
Il y a celui du Caméléon dont le premier visionnage m’a tellement marquée que je m’en souviens encore. J’aime aussi beaucoup celui de Merlin parce qu’il annonce le dépoussiérage de la légende arthurienne et qu’on sent tout de suite la relation qui va lier Merlin et Arthur.
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Selon Reggaelow8 :
Breaking Bad.
De loin le pilot dont je me rappelle le plus. ça m’a tellement choquée que je me suis demandé ce que c’était que cette série de tarés.
Elle a rapidement fait partie de mon top 5 des séries et conserve encore la place de 5e.
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Selon Teproc :
Il paraît juste que la série qui a la pire fin soit aussi celle avec le meilleur début. Mon pilote préféré, c’est celui de Lost.
Impressionnant techniquement, déjà. Il établit les personnages d’une façon très efficace, et ceux qui se plaignent qu’ils aient finalement décidé de ne pas tuer Jack à la fin du pilote, dites vous que Kate aurait probablement été la leader du groupe sinon donc… vive Jack !
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Selon Tolkienbis :
Prison Break
J’ai une mémoire de poisson rouge au niveau des films et des séries, je me souviens d’une série dans sa globalité mais pas souvent les petits détails.
J’ai choisir Prison Break, car on rentre directement dans le vif du sujet . Bien entendu, la première saison est la meilleure, le reste, c’est…
Michael Scofield : You’re an artist, Sid..
Traduction :
“Michael Scofield : Tu es un artiste, Sid.”