Petit bilan depuis la rentrée – Côté Drama

Dexter

Étonnamment ennuyeux, selon moi, dans les tous premiers épisodes car rien n’avance sauf de mauvaises intrigues. Le cliffhanger de la saison 6 donnait beaucoup d’espoir mais aussi une attente énorme pour la suite. Au final, il ne se passe presque rien, la réaction de Deb est aussi plate qu’elle pouvait l’être, l’intrigue de la saison met du temps à apparaître et la mort pitoyable de Louis a mis fin à une intrigue qui pouvait être sympa et qui se mettait en place depuis longtemps. Ensuite, on ne voit plus Batista ou Masuka qui sont de bons second rôles et on voit trop Quinn pour le peu qu’il apporte. Cependant les derniers épisodes étaient mieux : une bonne intrigue qui se dessine avec l’apparition de la grandissime Yvonne Strahovski (Chuck), un bon gros psychopathe intéressant se fait sa place avec le personnage de Sirko et Laguerta sort de son trou en faisant appel à ses instincts de bon flic. Mais le tout mérite d’être un peu mieux. Donc vivement la suite que je puisse peut-être kiffer la race de ma grand-mère.

Homeland

Aaaah ! Là c’est du lourd. Là c’est de la super série de qualité, du haut niveau. Contrairement à ce que je craignais, la saison 2 reste au même niveau que la première, toujours aussi bien construite, avec de bonnes intrigues et de magnifiques personnages complexes qui s’entre-déchirent. C’est beau, c’est bien fait, c’est plein de suspense et de bons dialogues, c’est pas bête et surtout, ce doit être une des seules fictions américaines sur le terrorisme qui réussit, malgré son personnage principal ultra-patriote, à ne pas donner l’impression d’un discours de propagande sur la génialité incroyablement parfaite et inégalable des Etats-Unis ou sur l’infamie pitoyable et l’ignorance méprisable du reste du monde. Ce n’est d’ailleurs pas le sujet de la série. Les personnages sont suffisamment intéressants pour faire l’intérêt de la série. Le reste n’est que second plan. Et le très bon jeu d’acteur se maintient dans cette deuxième saison, assurant donc ce premier plan. Peut-être un bémol en ce début de saison : trop de Dana qui n’est pas encore suffisamment complexe pour nous intéresser vraiment. A voir si la suite ne nous fera pas regretter le changement de Brody et si on continue sur la subtilité de la vision Etats-Unis VS reste du monde.
Ps : Claire Danes, laisse ta bouche et ton menton tranquille quand tu pleures s’il te plait, ça ne va pas du tout avec ta belle bouille et ton beau et subtil jeu d’actrice.

Sons Of Anarchy

Très bon début de saison pour SoA. J’ai pourtant été assez sceptique après la fin de la saison 4 que j’avais trouvée quelque peu bancale et dans l’excès. Mais la série garde son énergie et en trouve même peut-être une plus puissante avec de nouvelles intrigues, des retournements de situation, des changements de relation importants, de bons nouveaux personnages (comme le grand Harold Perrineau – Oz, Lost – dans le rôle de Pope ou Jimmy Smits – Dexter, A la Maison Blanche – jouant ce sacré Nero). Bref, presque que du bon, sauf peut-être une petite critique que l’on peut faire pour toute la série : être dans l’exagération du drame, avec toute ces tuiles qui leur tombent dessus, toutes ces crises et ces morts, mais bon après tout, c’est le délire de la série… Pour finir : la magie du personnage de Gemma et son incroyable interprétation par Katey Sagal continue d’illuminer la série. Bravo à toi meuf, respect.

Boardwalk Empire

C’est un début de saison pas mal, du bon et du moins bon. ça n’avance pas beaucoup mais il y a de très bonnes scènes et de bonnes surprises. Les dialogues sont toujours impressionnants et les derniers épisodes montrent une escalade de l’action et un beau tourbillon d’évolution de personnages. Nucky s’affaisse et sa femme prend du galon. Un très bon nouveau personnage : Gyp Rosetti, incarné par un acteur impressionnant (Bobby Cannavale). Jack Huston et Steve Buscemi continuent d’être époustouflants, suivis de près par les deux femmes de la série Kelly McDonald et Gretchen Mol. Donc série égale à elle-même avec des personnages complexes, des plans magnifiques, des acteurs impressionnants et de beaux dialogues. Mais ENORME bémol de la saison : le pauvre Chalky passe complètement à la trappe, il a le droit à 3 minutes tous les 3 épisodes… Aurait-ce un rapport avec le tournage du film Twelve Years a Slave (2013) dans lequel le beau Michael K. Williams a un rôle ?

Treme

Cette série reste excellente mais cette saison est légèrement longue à la détente, surtout que beaucoup trop de temps est consacré à un personnage complètement inutile : Sonny. Cela fait bien longtemps qu’il aurait dû disparaitre (il n’avait d’intérêt qu’avec Annie, et encore), surtout dans une série avec autant de personnages. Nelson Hidalgo me tape aussi sur le système et ne mérite pas autant de place, bien que ses actions montrent un côté important de la Nouvelle-Orléans et que Jon Seda soit un très bon acteur. Cependant, ces deux zigotos ne mangent pas toute la place et nous laissent l’émerveillement devant les histoires d’Antoine Batiste, Ladonna, Janette et Toni qui sont assez prenantes et très intéressantes. De plus, le nouveau personnage L.P. Everett est, certes, timide mais aussi bien sympathique et nous offre une belle intrigue en duo avec Toni. Annie pourrait être un peu plus mise en avant puisqu’elle vit des moments importants mais Davis est toujours aussi génial donc on pardonne. Bref, cette saison pourrait être un peu plus speed et intéressante mais la série reste égale à elle-même : géniale, intelligente et originale.
PS : toujours de la très bonne musique et de très beaux live avec de bons musiciens et par-dessus tout : des acteurs parfaits. Non, je suis très objective, ce n’est pas parce que c’est un de mes top 3 de série que je vous mentirais sur les acteurs et la musique. Croyez-moi.

Fringe

Cette saison commence par donner le ton en changeant totalement le décor et l’intrigue de la série, chose qui permet de respirer un peu de toutes ces autres saisons et de relancer l’intérêt du spectateur. Ensuite, on a le plaisir de découvrir un nouveau personnage qui n’est pas des moindre. Cependant ce nouveau personnage n’est pas génial non plus donc je suis bien contente que le reste de l’histoire tienne bien la route et maintienne en haleine. La relation Peter/Olivia reste aussi intéressante et nouvelle. Le problème de ce début de saison est pour moi qu’ils prennent un peu trop leur temps sur le déroulement de l’action. Mais tant que Walter s’arrêtera en plein suspens pour manger des sucreries, la série est sauve. Et je pense qu’Astro serait bien d’accord avec moi.

Downton Abbey

Toujours une très bonne qualité de série pour cette saison, mais peu mieux faire. Il manque un petit quelque chose qui pimente un peu l’histoire de fond. La plupart des intrigues sont pas mal et les relations entre personnages très intéressantes. Bien de retrouver Bates, bonne storyline pour Thomas, le reste des personnages a sa place et personne n’écrase les autres avec leurs histoires respectives, chose qui arrive malheureusement dans beaucoup trop de séries. Par contre les drames du début font que je ne me suis même pas rendue compte que je regardais le dernier épisode tellement l’action paraissait rare ou en construction. Les derniers de la saison m’ont presque apparu comme un milieu ou début de saison et je suis restée sur ma faim… Mais la saison reste bonne. Peut-être tout de même moins complexe que les deux précédentes.
Ps : Maggie Smith est toujours au top du haut de ses 78 balais, tout va bien, la vie est belle et l’humour anglais est sauf.

Misfits

Suspense. Faudrait attendre d’en voir plus pour avoir un véritable avis. Pour l’instant, je suis juste contente qu’il y ait au moins Rudy qui garde le côté un peu délirant du début de la série. Je ne sais pas encore quoi penser des nouveaux personnages si ce n’est qu’ils n’ont pas l’air aussi inintéressant que Curtis qui ne méritait pas de rester. Kelly a été viré sans même un au revoir alors qu’elle était cool, un peu comme Nathan après la saison 1. Bien entendu, comme attendu, les personnages des saisons précédentes nous manquent et il est difficile de s’accrocher aux nouveaux avec une telle nostalgie.
Ps : les pouvoirs sont de plus en plus absents, je ne sais pas si c’est rassurant ou inquiétant…
Re Ps : merci à l’accent anglais, cette série vend du rêve à ce niveau. Dommage que Kelly ne soit plus là.

Vampire Diaries

Alors les derniers épisodes sortis me font changer d’avis sur ce début de saison qui m’a beaucoup énervé et déçu au début. Je ne dirai rien si ce n’est que ça a l’air de promettre de l’action niveau baston comme au niveau des relations entre les personnages.
PS : VIREZ JEREMY ET BONNIE PUREE !!!
Nan sérieux, il faut arrêter de nous infliger autant de personnages qui ne servent à rien sauf à donner des envies de meurtre. Non ? Bon de toute façon, tout le monde sait que Damon fait toute la série, le reste n’est que détail. Sauf peut-être Klauss qui rattrape l’absence de Katherine. Bref, Damon, I believe in you my love.

[Bilan] Les anciens dramas

Je vais faire mon bilan de la saison des séries, mais, comme Céline, je regarde un peu trop de trucs pour le faire en un seul post, donc il y en aura 4 : les anciens dramas, les nouveaux dramas, puis idem pour les comédies. Et si je suis motivé je ferai peut-être un bilan sur les séries que j’ai abandonné cette saison (The Big Bang Theory, House, Californication) et les nombreuses que j’ai essayé sans accrocher.

Bref, les anciens dramas, pour commencer. Spoilers dans toutes les séries mentionnées, donc si vous comptez les rattraper, ne lisez pas ;)

Boardwalk Empire

Saison 2

Boardwalk Empire avait été critiquée dans sa première saison en raison de sa froideur et de sa lenteur. Même si j’avais beaucoup aimé la première saison, ces critiques avaient un fond de vérité. La saison 2 s’est en grande partie améliorée là-dessus. L’épisode « Grimcrack & Bumkun », en particulier, dans lequel Nucky en vient aux mains avec Eli, Richard Harrow est au bord du suicide et Eli tue son second… en plein milieu de la saison. BE s’est vraiment amélioré cette saison, et la fin de la saison était juste énorme. Entre « Under God’s Power She Flourishes », l’épisode flashback qui nous confirme tout ce qu’on craignait depuis le début sur Jimmy et sa mère, et le finale où Nucky tue Jimmy… wow ! Repenser à cette saison comme étant l’histoire de l’ascension et de la chute de Jimmy la rend encore plus impressionante, et même si Jimmy me manquera, j’ai confiance en les scénaristes pour la prochaine saison, peut-être avec une guerre froide entre Nucky et Margaret, plus en retrait cette saison ? En tout cas, j’ai hâte.

Breaking Bad

Saison 4

Ah Breaking Bad. Dès le début de la saison, avec « Box Cutter » et cette scène mythique dans laquelle Gus nous montre clairement qui est en contrôle, jusqu’au duo final « End Time / Face Off » dans lequel Walter prend enfin l’initiative après avoir été dominé toute la saison, devant le « man who knocks » qu’il prétendait être à Skyler en milieu de saison… la descente aux enfers de Jesse, qui ne supporte pas la solitude après avoir tué Gale et que Mike doit prendre sous son aile… et la difficile rééducation de Hank et son retour sur la piste de « Heisenberg »… sans oublier, évidemment, que c’était vraiment la saison de Gus Fring, l’un des « méchants » de séries les plus impressionnants et intimidants qui a quand même juste détruit un gros cartel mexicain, a marché en mode Terminator vers un mec qui lui tirait dessus, et a eu la classe jusqu’au bout de sa dernière scène où il réajuste sa cravate… Le seul point noir de la saison, c’était le temps passé avec Ted et surtout la conclusion de cette storyline, qui aurait été à sa place dans la saison 1, mais qui était tellement en décalage dans cette saison que ça n’a pas marché pour moi. La meilleure saison de Breaking Bad à mon avis, combinant la structure et la cohérence de la saison 2 avec les grands moments de la saison 3 pour être incontestablement la meilleure série dramatique produite actuellement. Il y en a une autre vraiment pas loin derrière, mais on va y venir.

Dexter

Saison 6

Quelle saison catastrophique… Ça n’avait pourtant pas si mal commencé, avec un premier épisode étonamment drôle, ne serait-ce que pour l’image de Dexter dansant sur du M.C. Hammer, mais même dans les épisodes suivants avec le personnage intéressant de Brother Sam, qui promettait peut-être de sauver le thème religieux de la saison… mais non. Dès le début, le problème était dans les « big bads » de la saison, qui étaient juste totalement ridicules dans toutes les scènes dans lesquelles ils apparaissaient… d’autant qu’il est apparu évident très vite que le vieux était le « dark passenger » du jeune… ce qui n’aurait pas nécessairement été une mauvaise idée, s’il ne l’avait pas traité comme un grand mystère révélé avec fracas à deux épisodes de la fin alors que tout le monde avait compris en deux ou trois épisodes. Sans parler d’une psychiatre un peu discutable qui pousse Debra à assumer ses sentiments incestueux pour Dexter… tout ça m’a fait penser qu’ils ne pouvaient faire qu’une chose dans le finale pour que je daigne regarder le début de la saison 7 : faire découvrir le secret de Dexter à Debra. Bon. Bah bien joué, je regarderai. Les circonstances dans lesquelles elle le chope sont totalement ridicules, donc je doute très fortement que la série revienne à son niveau l’année prochaine, mais je lui donnerai une chance.

Game of Thrones

Saison 2

A l’heure où j’écris ça, on est juste avant le 9ème épisode de la saison. Celui où il doit se passer des trucs quoi. Si j’en crois le titre, « Blackwater », qui est le nom de la baie dans laquelle se situe King’s Landing, je suppose que c’est l’épisode où Stannis attaque enfin. Même s’il est aussi génial que « Baelor » dans la saison 1, ce dont je doute fortement, cette saison de Game of Thrones aura été… une déception, tout en restant une bonne série. Le problème, que j’ai bizarrement ressenti beaucoup plus cette saison que la saison dernière, c’est que la série est trop large, pas concentrée. C’est à la fois ce côté épique et global qui fait son attrait et son principal défaut.

Parce que d’un côté, on a Tyrion. Il est génial. Toutes les scènes où Tyrion apparaît sont juste un plaisir, en particulier celles où il discute avec Varys, où celles où il s’oppose à Cersei. On a également les aventures d’Arya, en particulier les scènes qu’elle partage avec Tywin, et son petit deal avec Jaqen H’Gar (on va dire que ça s’écrit comme ça hein), qui marchent vraiment très bien. On a également les quelques scènes de Jaime, que j’ai beaucoup apprécié. Theon a aussi une storyline intéressante cette saison, et vient agiter un peu les scènes de Bran, qui commençait aussi un peu à tourner en rond avec ses rêves de loups.

Et de l’autre côté, on a, par exemple, Daenerys. Probablement mon personnage non-nain préféré de la première saison, elle est devenue complètement insupportable cette saison… sans compter qu’il ne se passe absolument rien de son côté. Pendant quatre épisodes, il y a un mec qui lui explique qu’il s’est fait tout seul et qu’il est super riche, pendant qu’elle a une relation conflictuelle avec Jorah… cool. Je ne doute pas que ça bougera en fin de saison, mais ça reste problématique. Idem pour Jon Snow, qui est un personnage déjà relativement chiant parce que c’est l’archétype du héros dans un bouquin de fantasy… et lui je ne suis même pas sûr que son côté de l’histoire s’agite vraiment avant une saison ou deux… Robb est aussi assez ennuyeux, avec sa petite amourette au milieu de la guerre.

Tout ça est un peu long, mais c’est parce que cette série est trop inconstante. Évidemment, c’est dû au fait que c’est une adaptation, mais les épisodes réussissaient généralement à unir toutes les storylines thématiquement en saison 1, or cela a rarement été le cas cette saison. C’est bien dommage.

Fringe

Saison 4

Là aussi, une saison mi-figue mi-raisin, pour des raisons très différentes. J’avais beaucoup aimé le finale de la saison 3, mais il a mis la série dans une situation très difficile, qui a franchement pourri le début de saison. Ces premiers épisodes où les personnages faisaient des références très lourdes au fait qu’ils avaient une sorte de manque dans leur vies… c’était pénible. Une fois que Peter est revenu, il restait le problème que ces personnages étaient presque ceux qu’on avait appris à connaître pendant les trois saisons précédentes. Presque. Du coup, la première partie de la saison se limitait à quelques bons standalones comme « And Those We Left Behind » ou ceux qui se passaient dans le Redverse, comme « One Night in October ». Un de mes problèmes avec cette saison, c’est que le thème de la coopération entre les mondes est fascinant, et je m’attendais vraiment à ce que Fringe étudie ça à fond. A la place, on a eu des standalones, un peu de mélo et David Robert Jones.

J’en arrive donc à la deuxième partie de saison, nettement meilleure, à partir de « Back Where You’ve Never Been ». David Robert Jones, dans la saison 1, est le mec qui m’a fait accrocher à Fringe, quand ce n’était qu’une série policière avec une petite vibe Lost. J’étais donc assez heureux de le voir revenir, surtout parce qu’il a donné un clair objectif aux personnages pour tous se retrouver dans une même cause, et a remis sur table l’idée de coopération entre les mondes. Ca a donné des épisodes excellents comme « Welcome to Westfield » et « The End of All Things », dans lequel on en apprend beaucoup sur les Observers… mais au final c’était très confus. De même, la réapparition de Bell dans le finale était super cool, mais assez inutile pour le moment, et franchement le finale était assez… kitsch, avec des dialogues tirés tout droit de gros films américains, juste sauvé par les scènes dans lesquelles ils ferment le pont, en particulier celle entre Walter et Walternate.

Quant au cliffhanger… vu ce que j’ai pensé de Letters of Transit, je suis un peu inquiet pour la saison suivante.

Mad Men

Saison 5

Là aussi, la saison est encore en cours quand j’écris : je viens tout juste de regarder « Christmas Waltz », le 9ème épisode de la saison. Difficile, donc, de donner un avis global, mais je pense déjà que c’est la meilleure saison de la série. Le double-épisode qui a ouvert la saison était excellent, entre « Zou Bisou Bisou » et la scène où le bébé de Joan passe entre toutes les mains à SCDP… et de l’épisode 3 à l’épisode 7, la série n’a cessé de se surpasser chaque semaine en offrant des épisodes brillamment construits, comme « Far Away Places » où l’on suit tour à tour la journée de Peggy, Roger, et d’autres avec une cohérence thématique passionante : « Mystery Date », où l’on sent le poids des meurtres d’un serial killer à Chicago qui pose la question du monstre qui réside en chacun de nous… en particulier Don. Cette série d’épisodes nous donne des séquences inoubliables, entre le trip LSD de Roger, le rêve meurtrier de Don, cette fin d’épisode au son de « Tommorow Never Knows », le moment où Don regarde dans une cage d’ascenseur vertigineusement vide… pourquoi est-ce que je considère alors que Breaking Bad reste une meilleure série ? Tout d’abord, cette saison a une faiblesse : Betty Francis. Voilà un personnage qui ne change jamais, et ce n’est pas un hasard si la série magique d’épisodes 3 à 7 est constituée d’épisodes dans lesquels elle n’apparaît pas. Les deux épisodes où elle a joué un rôle important ont été gênés par ce personnage qui a cessé d’être intéressant il y a environ une saison et demi. Et en plus, même si Mad Men s’est améliorée à travers la saison au niveau du rythme, elle ne parvient pas au génie de Breaking Bad qui est à la fois un thriller extrêmement tendu, en plus d’une étude profonde des personnages.

——————-

Voilà ce que j’ai pensé des « anciens » dramas de cette saison. Bilan plutôt positif, si on essaie d’oublier que Dexter existe encore.

Luther vs Dexter

Dernièrement je me suis laissée porter par Luther, série britannique de 2010 et récemment diffusée sur Canal Plus. Luther, c’est une série policière qui nous fait suivre le quotidien de John Luther, un flic brillant mais borderline.

Dès le pilot, on assiste à une course-poursuite dans usine désaffectée, un homme tombe dans le vide et se raccroche comme il peut à une poutrelle. Il supplie son poursuivant de lui tendre la main. Le premier est un pédophile tueur en série, le second est Luther. Échange de regards entre les deux, puis Luther, d’un léger coup de pied, finit par pousser le meurtrier, qui s’écrase au sol. Le personnage est planté et on va peu à peu découvrir les traits de caractères de l’inspecteur. Violent, colérique, torturé mais aussi hautement intelligent et perspicace, Luther ne laisse pas indifférent et se pose même comme le pilier de la série malgré son côté anti-héros.

.

.

Toute la première saison qui compte six épisodes va nous faire découvrir ce personnage, en permanence sur la corde raide à la fois flic loyal et généreux, et monstre capable du pire dans ses violents accès de colère… Il y a dans Luther une dimension psychologique fascinante, qui est renforcée par la relation ambiguë qu’il entretient avec Alice Morgan, une femme dont il soupçonne qu’elle a assassiné ses parents. Malgré ses accusations, il y a pourtant un lien qui va se créer entre eux, un jeu du chat et de la souris qui avait commencé entre eux dévie lentement mais inéluctablement vers une complicité malsaine qui se termine en apothéose lors de l’épisode final de la saison 1.

Luther est donc de ses personnages qui n’a rien du héros stéréotypé, c’est un homme tiraillé par son côté obscur, qui lutte contre ses démons intérieurs et la morale qu’il tente de suivre… et qu’on finit par trouver humain et attachant au final.

Son créateur dit qu’il est à la croisée de Sherlock Holmes et de Colombo. C’est certain. Je trouve qu’il pourrait être aussi le cousin éloigné de Dexter.

Dexter que l’on ne présente plus. Si ? Même sans suivre la série, il est devenu le serial killer le plus connu du petit écran. Dexter Morgan donc, l’un des meilleurs experts médico-légaux de la police de Miami. Il passerait presque pour le gendre parfait. Sauf que la nuit, son côté obscur prend le dessus, et il fait sa propre justice en tuant des personnes qui l’ont mérité.

.

.

Tout comme Luther, Dexter est un personnage confronté à ses démons intérieurs, son dark passenger, comme il l’appelle.

Tandis que Luther reste sur le fil du rasoir, Dexter lui passe à l’acte sans scrupule en suivant son propre code moral pour décider qui il doit tuer ou non. Quand Luther tente de réfréner ses envies de justice, Dexter s’applique à jouer un rôle, à préserver les apparences pour mieux libérer le serial killer qui est en lui la nuit venue. Entouré d’une famille modèle, avec femme et enfants, il est pourtant profondément seul et dépourvu d’émotions, quand le personnage de Luther, guidé justement par la colère ou la vengeance, est humanisé par ces émotions et peut-être plus attachant.

Ce sont deux séries qui n’ont pas grand chose en commun, impossible de comparer une série américaine à plusieurs saisons sous le soleil de Miami à une production britannique d’une poignée d’épisodes par saison. Leur approche de la série policière est bien différente mais il n’empêche qu’elles mettent en scène des personnages complexes aux motivations moralement discutables et qu’on finit par s’y attacher…

Puis dans le genre capillotracté, pensez-vous que c’est un hasard total si la complice de Luther, la troublante Alice porte le même nom que notre Dexter Morgan ?


Bref, et vous, sauriez-vous dire pourquoi on s’attache à ce genre d’anti-héros ? Vous connaissiez Luther ? Vous avez une préférence entre ces deux personnages ?

[Jour 18] Meilleur générique – part1

Selon Lys :

J’ai encore un dilemme entre deux génériques ! Disons qu’il y en a un qui est plus objectif que l’autre …

Un des meilleurs génériques que j’ai pu voir est celui de Dexter !

Je trouve qu’il rend bien l’ambiance de la série et surtout qu’il reflète le caractère et la vision que l’on peut avoir de Dexter. Le générique est à la fois assez oppressant et dérangeant. Les plans de près ne mettent pas forcément à l ‘aise et il y a toujours le rapport à la force et au sang (lorsqu’il lace ces chaussures assez énergiquement et qu’il coupe sa viande). Mais d’un autre côté, il y a des couleurs vives et la fin du générique fini sur une note “optimiste” avec un Dexter qui nous souris. Et que dire de la musique ! Moi elle m’oppresse et me fait sourire à la fois !

Pour moi, le générique montre la dualité du personnage de Dexter: il reste un tueur de sang froid et un sociopathe à bien des égards, mais on arrive à le trouver sympathique et même à l’excuser parfois en ce disant qu’il est un justicier et qu’il répare les erreurs de la justice.

Donc c’est autant sur la réalisation que sur le plan symbolique que le générique de Dexter est, selon moi, le meilleur

MAIS je ne peux pas vous parler de générique sans mentionner celui de Ally McBeal (je vous imagine devant vos PC: mais elle va continuer à nous les briser longtemps avec cette série). Mais désolée, dès que j’entends ce générique, je chante la vie, je souris à la vie et je ne suis qu’amour. Il me donne à chaque fois la pêche donc je voulais vous faire partager.

—————-

Selon Jonath666 :

True Blood

Super musique et images troublantes qu’on peut tenter de décrypter à l’infini. Ce générique vous marque forcément !

Et aussi : The Big C, Dexter, Les Simpson, Game of thrones et bien d’autres ….

—————-

Selon Tyranika :

True Blood

Excellent générique qui représente bien l’environnement de la série, avec la chaleur de la Louisiane. Malheureusement on ne retrouve pas vraiment cette atmosphère dans la série.

—————-

Selon Elea :

Game of Thrones

Pour son esthétisme, rien que graphiquement, je trouve que ce générique sort du lot, et pour sa musique, entêtante et superbe. (Suis-je la seule à me passer le générique en boucle juste pour l’entendre?)
Pour le souci des détails aussi, une icône différente selon la maison à laquelle chaque personnage appartient. Et parce que si vous êtes attentifs, il change à chaque épisode, au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire et qu’on change de lieu…

[Jour 9] Meilleure scène de série – part1

Selon Ludo :

Pas facile de répondre à cette question.

  • En relisant Elea nous parler de “The Girl in the Fireplace” (Doctor Who), je me suis dit que la dernière image qui explique tout l’épisode était génial…
  • La scène de l’explication de la “mort” du Docteur par l’”astronaute” dans le dernier épisode est géniale… (Doctor Who)
  • Peter dans Fringe qui émerge de l’eau dans la dernière saison, ça prend aux tripes !
  • La flottille de vaisseaux à la fin du pilote de BattleStar Galactica en route vers la Terre… Priceless !
  • La dernière scène de la S1 de Haven quand arrive “Audrey”… Cliffhanger
  • La scène sur le bateau de Ringer ! Wonderf…. Euh non, là, j’déconne…

—————-

Selon Teproc :

Bon, j’ai déjà parlé de celle-là dans mon jour 6, donc je n’ai pas de réponse prédéfinie pour celle-là.
En cherchant les meilleures scènes de mes séries favorites, j’ai réussi à en dégager quelques-unes, mais je n’arrive pas à départager ces deux-là, qui sont d’ailleurs assez similaires par certains aspects. Donc pour une fois je ne vais pas écrire un truc trop long, je vais juste vous donner les scènes en questions… mais attention, les deux sont d’assez gros spoilers pour Breaking Bad et Lost. Donc voilà.
Lost – Michael au secours de Ben :

Breaking Bad – Hank vs The Cousins :

—————-

Selon Lorna :

La scène finale du 2×13 : Doomsday de Doctor Who est d’une telle force qu’elle est pour moi une des meilleure scène de série que j’ai pu voir. Les adieux entre Rose et le Docteur sont déchirants et les deux acteurs, David Tennant et Billie Piper, sont excellents et la rendent sublime.

Cette scène me fait pleurer à chaque fois. Elle garde la même puissance à chaque visionnage. Une petite merveille.

—————-

Selon Tolkienbis :

Lost

Charlie: (written on his hand) NOT PENNY´S BOAT

Traduction approximative :
Charlie: (écrit sur sa main) PAS LE BATEAU DE PENNY

—————-

Selon Reggaelow8 :

La dernière minute de la dernière saison de Dexter… Wouh que c’était beau.

Top 5 des séries qui n’auraient pas dû continuer aussi longtemps

On a appris il y a quelques jours, l’annulation (ou le non-renouvellement, comme vous voulez) de House. Le Dr Greg House quittera donc nos écrans au printemps, après 8 saisons. Je pense que tous ceux qui ont vu la série seront d’accord avec moi : elle est très inégale, capable du meilleure (fin et débuts de saisons) comme du pire (milieux de saisons). Elle reste tout de même, pour moi, l’une des meilleures séries de ces dernières années, et c’est pourquoi je ne la placerais pas dans le top 5 qui arrive, même si elle n’en est pas loin. En effet, je vais vous parler aujourd’hui des séries qui mériteraient, selon moi, de s’arrêter. Attention, ne le prenez pas mal si vous êtes fan de l’une d’elles, je parle ici de séries qui ont généralement bien vécues, et surtout, qui ont, il y a un certain temps, été bonnes (on évitera ainsi de parler de certaines séries dont une seule saison était déjà de trop).

5 – Heroes

4 saisons | 2006-2010

Et on commence avec un cas bien particulier, qui est celui de Heroes, série crée par Tim Kring, et diffusée sur NBC entre 2006 et 2010. En effet, cette série est déjà annulée, et cela suite à un cliffhanger en fin de saison 4. Si j’en parle ici, c’est surtout car Heroes a été, à un moment, un vrai phénomène, et il faut dire que sa première saison était une réussite : à travers la vie de plusieurs supers-héros, Tim Kring nous parlait d’un sujet qui lui tient à cœur (comme on le verra avec Touch) : la connexion entre les gens à travers le monde. On retrouve, dès le pilot, cette notion, avec le développement d’une palette de personnages à travers le globe (des Etats-Unis au Japon en passant par l’Inde). Le pitch est intéressant, le pilot est plutôt réussi, ou en tout cas très efficace, et l’intrigue se développe bien, autour de cette expression qui deviendra célèbre : “Save the cheerleader, save the world”. Seulement voilà, la qualité de la série va vite chuter, et la saison 1 va se conclure de façon assez convenue. Et ça ne s’arrangera pas, puisque jamais Heroes ne parviendra à retrouver la splendeur de ses débuts, et elle s’achèvera dans une indifférence, plus ou moins générale, en 2010. A noter qu’elle se termine sur un cliffhanger, ce qui est un comble pour une série qui n’a plus rien à raconter, mais qui résume finalement assez bien l’historique du show, dont les idées de départ ont peut-être été un peu bridés et allongés à cause de sa diffusion sur NBC. C’est pour cela que j’estime que Heroes aurait mérité une fin : déjà car elle se termine sur un cliffhanger, ce qui est un peu triste pour une série qui a été tant regardé à un moment, et ensuite, car sans la pression des audiences, et donc du renouvellement constant (l’intrigue avec Hiro dans le Japon médiéval montre bien le ridicule de la chose) elle aurait sans doute pu nous proposer une bonne histoire. Mais non, on devra se contenter d’un Peter Petrelli qui renaît de ses cendres dans un conteneur, après que son frère se soit envolé dans les airs pour ne pas faire exploser New York.

4 – Misfits

3 saisons | 2009-2011

Après le visionnage de la saison 1 de Misfits, voir même après la saison 2, déjà un peu moins bonne, je ne pensais jamais dire ça, mais je vais pourtant le faire : Misfits doit s’arrêter. Dès la fin de la saison 2, certains commençaient déjà à s’inquiéter, suite au départ de Robert Sheehan, l’interprète de Nathan. C’est vrai qu’il était vraiment au centre de la série, et son personnage était excellent (d’ailleurs son apparition en fin de saison 3 a, je pense, ravi tous les fans). Personnellement, je n’étais pas inquiet, puisque son remplaçant a été annoncé immédiatement, en la personne Joe Gilgun. Déjà très bon dans This is England (film et séries) il s’est imposé assez rapidement, dans un personnage au final assez proche de Nathan, mais avec quelques subtilités supplémentaires. Le problème n’est donc pas là. Il vient plutôt de la construction de la série : les créateurs ont décidés de faire (presque) exclusivement des stand-alone. C’est un peu regrettable, mais ça aurait quand même pu donner quelque chose de réussi. Seulement voilà, autour de ses stand-alone, il faut bien sur un minimum de fil rouge, qui est raté (cette histoire de Simon du futur tombe très vite à plat), mais aussi et surtout des personnages attachants et intéressants. Et là, et bien, les résultats sont assez variés : si Nathan était excellent, Rudy est donc également plutôt réussi. Les personnages de Kelly et Simon sont également plutôt bons, tandis que Alisha et surtout Curtis sont très fades. Le problème est que, à la fin de la saison 3, Simon et Alisha quittent la série, et on se retrouve avec Curtis, Kelly et Rudy comme seuls survivants … c’est un peu maigre, et à cette allure là, plus aucun acteur du casting original ne sera présent dans la saison 5. Si l’adaptation de Rudy fut réussi, il faut dire que Joe Gilgun n’y est pas étranger, et il sera dur de trouver tous les ans des acteurs de son talent. La série risque donc très fortement de s’essouffler (si elle n’est pas déjà en train de le faire), et un arrêt anticipé de la série n’aurait sans doute pas été une mauvaise chose …

3 – How I Met Your Mother

7 saisons | 2005-2012

How I Met est sans doute l’exemple le plus commun des séries qui ont trop tirés sur la corde. Bien sur, certains fans sont encore ravis des aventures de Ted & co, mais je pense que la majorité de ceux qui regardent HIMYM sont un peu dépités, voir résignés devant la série. Attention, cependant, ne croyez pas que je fais partie de ceux qui balancent à tout va “C’est nul, on veux voir la mother !”. Non, je trouve ça même un peu absurde. Déjà, la série nous montre Ted qui raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère. En toute logique, la rencontre devrait donc être le dernier plan de la série : il leur a expliqué comment ils se sont rencontrés, l’histoire est terminée. C’est quand même peu probable, et la série se terminera surement lors du mariage, voir lors de la naissance des enfants de Ted (d’ici 2020 surement). Mais plus que ça, How I Met, dont le titre est au final assez mal choisi, n’a pas (plus ?) vocation de nous parler de la rencontre entre Ted et sa femme, c’est avant tout la vie d’une bande d’amis à New York. Maintenant, vous allez me dire, pourquoi je met la série ici si je ne suis pas d’accord avec cet opinion ? Car, plus important que la mother, je trouve que la série n’est plus drôle, et elle n’a plus rien à raconter : les personnages n’évoluent pas ou très peu, les scénaristes étant obligés d’allonger au maximum les intrigues afin de faire des saisons supplémentaires. Ainsi, HIMYM se retrouve victime de son succès, et ses personnages sont voués à rester les même, et les intrigues, même les plus insignifiantes, doivent durer le plus longtemps possible. Là encore, ce n’est pas forcément mauvais, une sitcom se doit de jouer sur ça, ses personnages évoluent peu, son seul but est de faire rire. Seulement, How I Met ne me fais plus rire, et je pense sincèrement qu’on a fait le tour de tout ce qu’il y avait à raconter.

2 – Fringe

4 saisons | 2008-2012

Je n’ai jamais été un fan absolu de Fringe, pour une raison simple : son “apogée” aura été de très courte durée. En effet, depuis le début de la série, Fringe nous offre des stand-alone toutes les semaines : on s’en plaint à chaque fois, mais ils sont encore là, et ne sont pas prêt de s’en aller. Dans le cas de Fringe, des stand-alone peuvent être intéressants, cela permet aux scénaristes de nous donner chaque semaine une bonne dose de surnaturel tout en en gardant un peu sous la semelle. Lors de la saison 1, l’effet de nouveauté fonctionnait bien, et même si elle est probablement la saison la moins feuilletonante, elle est quand même plutôt réussie. Dès la saison 2, j’ai commencé à avoir des doutes, les enquêtes devenaient un peu barbantes, on sombrait même parfois dans le ridicule, et le fil rouge n’avançait pas. Ce n’était en fait qu’une impression, puisque le fil rouge, au lieu d’avancer vers la “big picture” initial était en fait en train de se rediriger vers une toute autre histoire, avec l’apparition des univers parallèles. Arrive donc le final de la saison 2, que j’ai aimé, mais dont le cliff me laissait dubitatif … et je dois dire que Fringe n’était pas la série que j’attendais le plus à la rentrée 2010. Cependant, ce cliffhanger a été vraiment très bien traité, et avec son début de saison 3, Fringe atteint son apogée : on nous sert alors des “semi stand-alones” (le meilleur exemple est sans doute l’épisode 6 de la saison 3, l’un des meilleurs de la saison, où l’on découvre dans cette enquête à priori banale l’existence des first people), mais ces enquêtes sont passionnantes. Mais pas seulement, puisque en plus de cela, d’autres facteurs vont venir s’ajouter, notamment une “montée en puissance” du cast, et notamment d’Anna Torv. Décriée pour son jeu froid et inexpressif depuis le début de la série, elle va se révéler sous les traits de “Fauxlivia”, et nous montrer le vrai visage de Olivia.

Le problème, c’est que cela n’a pas duré. La FOX commande des nouveaux épisodes pour porter la saison 3 à 22 épisodes, et les scénaristes doivent allonger les intrigues. Ce duel entre les deux univers tant attendus est repoussé, et on retombe dans la monotonie de la saison 2, avec des stand-alone sans intérêts en pagaille. Le final de la saison 3 est bon, même si moins intense que prévu, mais surtout, le cliffhanger est complètement WTF, et comme prévu, la saison 4 a beaucoup de mal à se défaire de ce dernier. Fringe n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était il y a encore quelques mois, et malgré quelques sursauts (l’épisode de vendredi dernier (le 13) par exemple, nous montre qu’il est encore possible de faire des stand-alone intéressants), elle est en train de mourir à petit feu. L’ironie est que, finalement, la médiocrité actuelle de Fringe est sans doute due à son renouvellement, alors que la série fait des audiences exécrables …

1 – Dexter

6 saisons | 2006-2011

Là encore, je dois préciser que je n’ai jamais été un énorme fan de Dexter, ce qui doit influer sur mon choix. Si certains placent la série (ou en tout cas ses premières saisons) dans le “panthéon” des séries, à côté des autres classiques (The Wire, Six Feet Under, etc) ce n’est pas mon cas. Cependant, j’ai quand même beaucoup aimé Dexter, et ce pour plusieurs raisons assez variés. Premièrement, malgré un casting inégal, on retrouve deux acteurs exceptionnels : Michael C. Hall et Jennifer Carpenter. Le premier, dans un rôle complètement à l’opposé du sien dans Six Feet Under, campe un serial killer scientifique à la criminelle, tandis que Jennifer Carpenter y joue Debra, la soeur de Dexter, elle même inspectrice à la criminelle. Les premières saisons sont du modèle du genre, avec Dexter qui retrouve, dans chaque saison, un nouvel ennemi. Et c’est là l’un des premiers défauts du show : on n’a jamais retrouvé la qualité de l’Ice Truck Killer, le nemesis de Dexter lors de la première saison, qui s’avérera être finalement son frère. L’un des autres points forts des premières saisons est l’intensité des intrigues, notamment avec l’arrivée de Lundy, détective au FBI, chargé de mettre la main sur le Bay Harbor Butcher (qui est en fait Dexter), sans oublier Doakes, collègue de Debra qui va démasquer Dexter avant de se faire à son tour découper en morceau par ce dernier. Et là, un peu de la même façon qu’avec les nemesis de Dexter, les scénaristes vont essayer de nous faire des Doakes-bis (Quinn, Anderson dans la saison 6) dans les saisons suivantes, sans bien sur atteindre le niveau de l’original.

Cela résume, je pense, assez bien les raisons de la baisse évidente de qualité de Dexter : à la manière de How I Met, elle est victime de son succès, et n’a pas su se renouveler lors de ses nouvelles saisons, ne faisant que nous refourguer toujours les mêmes intrigues, la tension en moins.