A propos Lorna Parker

Sériephile et bibliothécaire, j’aime les histoires quelles soient sous forme de livres ou d’épisodes, ou même les deux. Je voudrais proposer ici quelque chose d’un peu différent de ce qu’on trouve sur mon blog, en mêlant séries et livres. --- http://www.lornaenseries.com

Richard Castle présente La Dernière aube, une histoire de Derrick Storm

Il y a la série qui tourne autour du romancier Richard Castle et de ses amis policiers, il y a les romans mettant en scène Nikki Heat en se basant sur la série, et maintenant il y a les adaptations BD des romans avec Derrick Storm. C’est le personnage central des romans de Castle avant Nikki Heat et celui qui lui a amené le succès qu’on lui connaît dans la série. Marvel a en effet adapté La Dernière aube de Richard Castle en comic. On l’aperçoit plusieurs fois dans la série d’ailleurs. Au moins deux fois selon mes souvenirs : une fois quand il montre la couverture au commissariat et une fois en séance de dédicaces.

Je m’y connais moyen en BD, comic et autres mais je sais que j’ai beaucoup aimé lire cette BD. J’aime le support et les dessins. Je dois l’avouer, les dessins sont souvent le critère principal qui me fait lire ou non une BD. ABC et Marvel ont confié la confection de ce premier tome à Brian Michael Bendis et Kelly Sue Deconnick, avec les dessins de Lan Medina.

On y retrouve l’humour propre à la série et aux romans de Castle. On ne s’ennuie pas une seconde avec cet humour quasi permanent qui ajoute du charme à une intrigue sympa et bien menée. Les thèmes abordés ne dépayseront pas les fans de la série et de l’auteur. La CIA, les complots internationaux, les étincelles dans la relation avec la femme avec qui le personnage principal fait équipe. Bref, tout ce que Castle aime.

Ce premier tome est la genèse du personnage, Derrick Storm, qui commence comme détective privé errant dans un univers un peu glauque et qui finit par être embarqué dans une histoire liée à la CIA et pour laquelle il doit faire équipe avec Clara Strike. Comme Castle reste Castle, son personnage lui ressemble pas mal, ainsi qu’à Jameson Rook (dans les romans de la série Nikki Heat) : un personnage qui se la joue cool, avec beaucoup d’humour. C’est l’occasion de découvrir le personnage qui a fait le succès de Richard Castle.

Petit éloge des séries télé, Martin Winckler

Sorti fin septembre dans la collection Folio à 2€ de Gallimard, le Petit éloge des séries télé de Martin Winckler est à mettre entre toutes les mains. Les 116 pages qui le constituent sont une déclaration d’amour aux séries télé et une critique de la production française en la matière. Parce que, même s’il donne les outils pour éclairer le téléspectateur sur le fonctionnement d’une série, le livre est avant tout basé sur le ressenti, le sentiment, l’intime. C’est ainsi que Martin Winckler commence par faire son portrait de sériephile, raconte son rapport aux séries et énonce les droits du sériephile comme Daniel Pennac l’avait fait pour les droits du lecteur dans Comme un roman. Le numéro 3 a plus particulièrement retenu mon attention : “Le droit de regarder sans être jugé ou méprisé.”. Mais tous sont le reflet de ce que je pense et je remercie Martin Winckler d’avoir mis des mots dessus, d’avoir mis en forme ces dix droits, et d’avoir dit clairement que l’amour pour une série est tout aussi légitime que l’amour pour une autre forme de narration. Ce Petit éloge des séries télé montre la curiosité, la passion et la tendresse que l’auteur à envers le genre et c’est là les sentiments que nous autres sériephiles avons tous face aux séries.

Dans la deuxième partie du livre, Martin Winckler critique les productions françaises, énonce leurs points faibles et condamne les agissements de certaines chaînes. La position de faiblesse du scénariste dans un projet, l’irrespect envers le téléspectateurs (via la censure de certains passages grâce à des coupes ou à des dialogues édulcorés en VF), le mépris envers le genre. Tels sont les points qu’il faut absolument revoir selon lui. Il ne dit pas que la France ne peut pas faire de bonnes séries, il dit qu’elle ne s’y prend pas de la bonne manière et ne s’en donne pas les moyens. Son propos est clair : arrêtons de considérer le téléspectateur comme un être d’une intelligence inférieure, donnons les moyens aux scénaristes pour s’exprimer et prenons des acteurs qui savent jouer. Et, par pitié, de l’ambition pour les chaînes !

Si on a déjà lu des ouvrages sur les séries télé, et notamment ceux de Martin Winckler, ce livre est une très bonne synthèse de ce que l’auteur voit dans ce genre. Il fait comprendre que les séries sont une forme de narration aussi légitime qu’une autre (les romans, le théâtre, le cinéma). Si c’est le premier ouvrage qu’on lit sur le sujet, il s’agit d’une merveilleuse introduction à ce que pense l’auteur et à la manière dont il traite des séries. La logique économique, le fonctionnement interne d’une série et les contraintes de narration, l’impact des séries sur nos vies, le traitement du genre fait en France. Tels sont les point aborder par l’auteur. Je suis dans la première situation, cet ouvrage est loin d’être mon premier. Si je n’ai pas appris grand chose sur le fonctionnement des séries ou la logique des networks, j’ai été touchée par la passion qui transpire du livre. Je le mettrai dans les mains du prochain qui me dira “Les séries, c’est pas grand chose, c’est pas comme si c’était des films” (on me l’a dit comme ça dans la semaine).

Avec une poignée de séries qu’il affectionne particulièrement (et encore, il a fallu faire des choix), Martin Winckler parle de son parcours de sériephile, de ce que lui ont apporté les séries et de la manière dont elles touchent à l’intime. Il n’a de cesse de rétablir leur légitimité et surtout, surtout, de transmettre une passion.

Martin Winckler, mon héros.

Froid d’Enfer, Richard Castle

Comme la série me manque beaucoup en ce moment et qu’elle revient à l’écran à la rentrée, je me suis dit que c’était le moment idéal pour lire le troisième roman de Richard Castle mettant en scène Nikki Heat.

Publié en anglais sous le titre Heat Rises, Froid d’Enfer est un plaisir de 362 pages à lire. “Un prêtre est retrouvé assassiné dans un club fétichiste de New York. Pour Nikki Heat, c’est le début de l’affaire la plus dangereuse de sa carrière. Elle se retrouve aux prises avec un baron de la drogue, un agent véreux de la CIA, et un mystérieux escadron de la mort… Nikki s’approche trop près de la vérité. Au point de se voir mise à pied par sa hiérarchie. Elle n’a plus personne à qui faire confiance ni demander de l’aide. Personne, sauf le seul homme de sa vie qui ne soit pas flic, le journaliste Jameson Rook. Au milieu de l’hiver le plus froid qu’ait connu New York depuis un siècle, le duo de choc va devoir se plonger dans les méandres moites du crime organisé…” Tel est le résumé du roman. Il fait suite à Heat Wave (Vague de chaleur) et Mise à nu (Naked Heat).

J’aime beaucoup le soin apporté au livre. La dédicace au début, les remerciements à la fin, tout a un lien avec la vie de Richard Castle, le personnage fictif qui écrit des romans bien réels. Dans les remerciements, comme pour les deux romans précédents, l’auteur cite même les acteurs et le créateur de la série, mêlant ainsi tous les niveaux de fiction et la réalité.

Je ne compte plus le nombre de références à la série dans le roman. On voit tout le travail de Castle mis en page ici. Il récupère des éléments de différentes enquêtes pour les disséminer dans son roman par la suite. Le Donjon des plaisirs, temple du SM, le bar avec ses passages secrets datant de l’époque de la prohibition qu’il finira par acheter dans la série, le deuxième prénom de Castle et de Rook (Alexander). Mais aussi des éléments d’histoire, adaptés pour le roman. Je pense particulièrement à la fin qui n’est pas sans rappeler la fin d’une saison de la série (que je tairais ici pour ne pas spoiler la fin du roman).

Et presque meilleur encore, il y a même des références à Firefly et au rôle que Nathan Fillion y a joué, l’inoubliable Capitaine Malcom Reynolds. Là, en y repensant, je m’en souviens de deux. Un directeur de casting qui dit à Rook qu’il pourrait jouer dans un truc de science-fiction pare qu’il ressemble à un des personnage et Rook demande s’il s’agit de Malcom Reynolds. Et il y a deux hommes qui enfilent une paire de gants bleus à quelques pages d’intervalle. Le roman joue là-dessus exactement comme la série. On retrouve des références à Firefly dans les deux.

L’intrigue est bien ficelée et agréable à suivre. On imagine aisément l’histoire à l’écran. J’étais contente de retrouver les personnages. Un roman qui est un vrai plaisir à lire. Forcément, on s’amuse et on savoure plus quand on est fan de la série (et qu’on connaît aussi Firefly du coup). Et puis la relation entre les personnages est une partie intéressante et mon côté shipper a été comblé. Rook et Heat sont adorables.

Gossip Girl, tome 1

Dans le premier tome de Gossip Girl, “Ça fait tellement de bien de dire du mal”, Cecily Von Ziegesar nous invite dans l’Upper East Side de New York où Serena fait son grand retour. Blair (devenue Olivia dans la version française des livres) voit alors son monde menacé. Jalousie, envie, trahison, alcool, drogue, fêtes, commérages,… Tels sont les ingrédients de ce premier tome. L’auteur propose une chick lit assez différente de ce qui avait été fait jusque là. La bourgeoisie américaine n’est pas idéalisée et on ne verse pas trop dans le côté fleur bleue qu’on retrouve souvent dans la littérature pour adolescente. Les choses sont montrées telles qu’elles sont. La sexualité, la drogue et l’alcool sont abordés sans tabou et sans être jugés.

Cependant, on n’évite pas de nombreux clichés et c’est dommage. La forme de narration plutôt originale n’arrive pas à faire totalement oublier le manque d’attachement aux personnages. Le roman alterne les points de vue des personnages et les commentaires de la Gossip Girl sur son blog mais j’ai eu du mal à me sentir proche des personnages. Les commérages sur le blog aurait pu installer une forme de complicité avec le lecteur mais ça n’a pas fonctionné pour moi. Je me suis toujours sentie un peu à l’écart pendant la lecture. L’univers décrit n’est pas le mien, bien sûr, mais il manque ce petit quelque chose qui aurait pu me faire lire la saga en entier.

C’est le côté “je gratte la surface dorée pour voir ce qu’il y a en dessous” qui m’a d’abord plu mais ça n’a pas suffit à me retenir. La critique de la jeunesse dorée de New York est divertissante à lire grâce à l’humour et aux remarques corrosives de la Gossip Girl mais l’accumulation de cliché aura eu raison de moi. J’ai lu les trois premiers tomes de la saga (avant que ça ne devienne une série télé) mais je ne suis pas allée au-delà. C’était un été où je n’avais plus rien à lire. Le tome 1 de Gossip Girl était à portée de main alors j’ai essayé. J’ai passé un bon moment en le lisant et ai souri grâce au blog fictif. C’était l’été et le livre se prêtait particulièrement bien à la traditionnelle lecture sur la plage. Oui, ça fait du bien de dire du mal de temps en temps, mais je me suis lassée au bout de trois tomes.

Pour la petite histoire, j’ai regardé les deux premiers épisodes de la série par curiosité. Je n’ai pas vraiment accroché mais ça ne m’a pas surprise parce que j’avais déjà abandonné la lecture et que le genre n’est pas un de mes favoris quand il s’agit de série.

[Jour 8] Celui qui change à chaque fois

Reggalow8

Weedshttp://www.youtube.com/watch?v=6fwwR9VmqRc
La générique de la saison 1 reste dans les saisons suivantes mais la musique change à chaque épisode à partir de la saison 2.

Tolkienbis

Lys

Weedshttp://youtu.be/2W6dOEdEAAQ

Tyranika

Mes camarades vont surement vous parler de Community, alors je cite Fringe. Le changement de générique est devenue l’une des spécialités de la série, que ce soit pour différencier les univers, ou pour les épisodes spéciaux (comme le générique ci-dessus).

Teproc

Cougar Town, avec notamment :

(Elle sont toutes là ;-) )
Et en bonus, Fringe, les 6 intros à la fois : http://www.youtube.com/watch?v=rFikm2uVM5I&feature=related

Lorna

[Jour 7] Celui dont on est déçu

Reggalow8

Par rapport à la qualité de la série, c’est minable comme générique.

Tolkienbis

Je l’ai déjà cité pour le deuxième jour, je joue la facilité…

Lys

SMASH (dsl pas de lien)
Je trouve pas de liens mais c’est juste le nom de la série qui brille … vu le thème de la série, je m’attendais à BEAUCOUP mieux !

Tyranika

Il est très bon en fait, mais un peu simple/court pour une série aussi excellente que Breaking Bad.

Teproc

Weeds, parce qu’il a disparu. Au lieu des variations sur « Little Boxes », maintenant on a des toutes petites intros. Histoire de se rappeler l’original : http://www.youtube.com/watch?v=6fwwR9VmqRc

Lorna