Elea
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Articles par Elea
Le Docteur vs le Visiteur
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L’autre jour, j’ai fait une rechute.
Ça faisait un bail que je n’avais pas ressenti ce manque, ce vide que peu de séries arrivent à remplir… Ce soir-là, je me suis pris cette réalité en pleine face : Doctor Who me manque !
Mon Docteur, celui qui m’a fait tomber amoureuse de la série, celui que j’ai tant aimé suivre dans ses aventures, celui que j’aimerais voir débarquer et m’emmener dans son TARDIS, celui que j’ai peur de ne jamais retrouver dans les nouvelles saisons… Autant le dire tout de suite, je n’ai toujours pas trouvé de remède, j’ai juste pallié le manque temporairement par de superbes vidéos des Proms et un énième visionnage de Madame de Pompadour…
C’est un peu pour essayer de me guérir (ou pour vous refiler le virus, c’est selon…) que j’ai eu envie de le prendre pour prétexte pour ce nouveau face-à-face…
En fait je me demandais si j’étais la seule à avoir un jour imaginer la rencontre entre le Docteur et le Visiteur du Futur ?

Pour les quelques ignares (il y en a dans l’assistance qui ne connaissent toujours pas Doctor Who ?!), voilà à ma gauche le Docteur, qui voyage à travers le temps et l’espace. Il se trouve des compagnons pour tromper la solitude et les emmène à l’aventure à travers l’univers et le temps. A ma droite le Visiteur, un voyageur lui aussi qui remonte le fil temporel pour changer le passé et tenter de sauver le monde.
En la personne du Docteur, on a un alien à l’allure un peu trop british pour qu’on résiste à son charme.

Fan Art de Nightwing1975
Bien droit dans ses converses et flanqué de son long manteau – que quiconque ose me contredire – ce Docteur, mon Docteur, a la classe ! Armé de son tournevis sonique, pour lui toutes les raisons sont bonnes pour découvrir de nouveaux horizons, rencontrer de nouveaux peuples et sauver des planètes… S’attirer des problèmes ? Que nenni ! C’est ça l’aventure avec lui ! Et ses compagnes sont les premières à en redemander !
A ma droite, je vous présente le Visiteur. Vous remarquerez que comme le Docteur, on ne connaît pas son nom. Il vient d’un futur lointain, où la terre entière a été ravagée par une suite de catastrophes naturelles et d’accidents nucléaires. Il voyage dans le temps moins dans l’idée de faire du tourisme accompagné de jolies compagnes, mais plutôt pour essayer de sauver le monde !

Fan Art de Julien Derocq
Parce que sans le savoir, le plus anodin de nos gestes dans le présent peut avoir des conséquences désastreuses pour le futur ! C’est d’ailleurs par son leitmotiv récurrent « Voilà ce qui va se passer !! » qu’il avertit les autres des événements futurs qu’il cherche à modifier.
Le Visiteur a une allure un peu plus destroy que le Docteur, le visage ensanglanté, nerveux et excessif, et il arbore lui aussi un long manteau qu’il ne quitte jamais et des lunettes fixées sur le haut de son crâne. Une panoplie qui le rend identifiable, repérable, tout comme le Docteur. Il est également attaché à sa montre-bracelet qui lui permet de remonter le temps… A chacun son gadget ! S’il ne voyage pas avec des compagnes, il s’est en tout cas entiché d’un pote, Raph, qui va l’aider, un peu contre son gré, dans sa mission !
Non vraiment, le Visiteur a définitivement une touche du Docteur : des électrons libres hors du temps qui voyagent dans le but de sauver leur monde, une interprétation un brin excentrique, ce ton assez kitsch… Improbabilité des situations, des objets, des méchants, des histoires… Le Visiteur pourrait bien être le cousin frenchie du Docteur !
Avouez que leur rencontre ferait des étincelles !
Si vous m’avez suivi, vous comprenez que c’est surtout ici un prétexte pour vous parler de cette web-série créée par François Descraques, où le Visiteur est interprété par Florent Dorin, qui pourrait vraiment plaire à ceux qui aiment Doctor Who ! C’est l’une LA meilleure web-série que je connaisse, de la qualité de l’écriture aux effets spéciaux en passant par l’histoire et le jeu de ses acteurs… C’est un petite série qui a commencé entre potes et qui en est aujourd’hui à voir sa 3ème saison être prochainement produite par Ankama, rien que ça ! Je conseille donc vivement !
Alors, rassurez-moi, je ne suis pas la seule à trouver une ressemblance entre ces deux personnages ? Vous connaissiez l’un et/ou l’autre ? Vous regardez le Visiteur du Futur ? Vous avez envie de vous y mettre ?
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How I Met Your Mother vs It’s Always Sunny in Philadelphia
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Il y a une chose que je ne signale jamais mais que je devrais faire – au moins une fois – c’est que mes billets n’ont pas pour véritable but de monter une série contre une autre. Le concept des Duels est juste un prétexte pour parler de séries qui se ressemblent, ont des traits communs, de près ou de loin, des angles ou des personnages similaires. Ce n’est pas un comparatif sérieux – difficile de confronter des séries si différentes et de façon aussi succincte – et l’avis présenté n’engage que moi, et je ne cherche absolument pas à vexer certains fans. Bref, c’est aussi l’occasion de vous faire partager mes découvertes et de vous donner envie d’y jeter un œil.
Ceci étant dit, aujourd’hui je vous propose deux sitcoms : How I Met Your Mother et It’s Always Sunny in Philadelphia.

How I Met Your Mother en haut, It's Always Sunny in Philadelphia en bas
Ces séries datent toutes deux de 2005 et ont un pitch simple très proche : les aventures d’une bande de potes.
Dans How I Met Your Mother, c’est l’histoire de Ted Mosby qui raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère. L’idée de départ est originale et permet de jouer avec la narration, mais c’est surtout le prétexte pour raconter les souvenirs de Ted et ses amis pendant leurs jeunes années. On y croise son meilleur ami Marshall, un gaillard au grand coeur et Lily qui va devenir sa femme. Puis s’ajoute au groupe Robin la canadienne dont Ted tombe amoureux dès le début, et enfin Barney, un séducteur qui collectionne les aventures et les stratagèmes bidons pour séduire les filles.

Tous les jeunes adultes ont pris plaisir à se reconnaître dans cette série : la fin de l’insouciance, l’entrée dans la vie active, la vie d’adulte, la recherche de l’amour, l’horloge qui tourne et l’envie pressante de trouver LA bonne personne pour se poser et construire sa vie. C’est un thème récurrent que ce soit dans les films ou les séries, et How I Met Your Mother se l’est bien approprié avec des personnages attachants et des répliques devenues cultes comme le « It’s gonna be Legen – wait for it – Dary! » de Barney.
Le problème d’How I Met Your Mother, c’est sa longueur (une 8ème saison est prévue!). Moi qui étais une fan de la première diffusion, c’est avec un peu de tristesse que j’ai arrêté de la regarder. Les situations se répètent, les scénaristes peinent à introduire la mère des enfants de Ted, le rythme s’essouffle et surtout ça ne me fait plus rire comme avant.
C’est donc avec curiosité et appréhension que j’ai commencé It’s Always Sunny in Philadelphia. Même pitch, même bande de potes, on a souvent l’impression que les sitcoms manquent d’originalité…
Et pourtant je me surprends à rire comme je riais devant les débuts de How I Met et ça fait du bien. Peut-être le charme de la première rencontre, la fraîcheur des débuts, qui sait ? Je n’ai pas assez de recul puisque je n’ai vu que la 1ère saison.

It’s Always Sunny in Philadelphia (Philadelphia tout court en France) suit donc les aventures d’un groupe d’amis, Charlie, Mac, Dennis et sa sœur “Sweet” Dee, qui tient un bar irlandais miteux à Philadelphie. On a affaire à une bande de fous furieux, un peu trop portés sur la boisson, toujours à se fourrer dans les mauvais plans et dans les petites magouilles.
On rit donc. Et on est assez loin du politiquement correct. La série est teintée d’un humour noir et méchant qu’on ne voit pas souvent dans ce genre de sitcom. Tous les sujets controversés y passent : les blacks, les arabes, les coréens, les homosexuels, les pauvres, les drogués, la pédophilie, l’avortement, la politique… Dans un épisode de la saison 1, Charlie fait même croire qu’il a un cancer pour avoir l’attention des autres. Et ils arrivent à nous faire rire avec ça !
Si comme moi, vous êtes un peu lassés de How I Met Your Mother, It’s Always Sunny in Philadelphia est une alternative sympa pour rester dans le même registre et se fendre la poire.
Et vous, vous suivez encore Ted et sa bande ou vous avez lâché l’affaire comme moi ? Vous connaissiez la bande du Paddy’s Pub ? Ça vous tente ? Ou pas du tout ?
Hero Corp vs Heroes
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Aujourd’hui est un jour spécial.
Alors j’ai eu envie de préparer un Duel tout spécialement pour notre Grande Prêtresse des Séries, celle qui nous fédère sur ce blog, j’ai nommé Céline !
J’ai donc choisi une série qu’elle affectionne en guise de cadeau : Hero Corp !

Et de la confronter à Heroes. Rien que ça !
Parce que vous l’aurez compris, ce sont deux séries qui parlent de superhéros, de pouvoirs et de monde à sauver !
Heroes débarque en 2006 aux Etats-Unis sur NBC avec une idée de départ jamais vu dans les séries TV. Comme pour les X-Men, l’histoire tourne autour d’une poignée de personnages dotés de pouvoirs surnaturels. L’inspiration des comics est vite marqué tant par le scénario que par l’esthétique même des épisodes, et la série fait un carton ! La première saison est parfaite pour les amateurs de comics et de superhéros : les personnages doivent sauver le monde d’une explosion qui causera sa perte ! Les moyens utilisés à l’époque marquent les esprits, flashbacks, flashforwards… les effets spéciaux sont à la hauteur, et les personnages principaux deviennent vite cultes. Puis les saisons passent et la qualité baisse, les intrigues et les personnages secondaires se multiplient pour terminer sur une annulation de la série à la saison 4.
Le pitch est donc sensiblement le même que celui d’Hero Corp, diffusée en 2008.

Dans la série de Simon Astier, il existe une agence Hero Corp créée pour regrouper les superhéros du monde entier et maintenir un climat de paix. L’agence possède plusieurs sites secrets éparpillés sur la planète dont un, paumé en Lozère. Là on retrouve les retraités et les has-been qui ont depuis longtemps repris une vie pépère à la campagne loin des préoccupations des superhéros. Jusqu’au jour où The Lord refait surface, le plus grand Super-Vilain de l’Histoire que tout le monde croyait mort. Face à cette menace, seul John va pouvoir les sauver. Sauf que celui-ci ignore tout de sa véritable identité et n’a aucune idée de ce qu’il va devoir accomplir pour sauver le monde.
Tout comme l’avait fait Heroes, Astier s’inspire des comics américains et le montre, notamment dans le générique de la série. Là où il se différencie de Heroes, c’est qu’il s’attaque au mythe des superhéros par le biais de l’humour. Il se réapproprie les codes d’un univers pour les proposer à sa sauce.
On a donc des situations déjantées et des héros plus has been que super qui doivent reprendre du service, une bande de personnages légèrement barges qui deviennent au fil des épisodes assez attachants.
Alors que dans Heroes, oncroise Hiro Nakamura et son pouvoir de voyager dans le temps, Claire Benett et sa capacité à se régénérer ou encore le pouvoir d’absorption de Peter Petrelli, dans Hero Corp on a le Captain Cold qui était capable par le passé de créer des vagues de froid mais qui aujourd’hui peut à peine refroidir une boisson en tenant un verre. Il y a aussi Burt, anciennement Acid Man, qui projetait de l’acide avec ses mains, qui en est réduit à faire sortir du shampoing extra-doux qui ne pique même pas les yeux… Ou encore Doug, ancien avocat au sommet, qui a du abandonner sa profession après avoir acquis le pouvoir de se raidir dès qu’il entend un mensonge… Tout un programme d’absurde et de n’importe quoi dans Hero Corp ! Mais elles respectent les codes de l’univers de superhéros et ont chacune leurs grands méchants contre qui ils faut lutter : Sylar chez Heroes, The Lord chez Hero Corp.
Finalement les deux séries traitent du même univers de façon complètement différente. Les deux mettent en scène la réaction de leurs personnages face à leurs pouvoirs et à leur future destinée : sauver le monde. L’une a eu tendance à trop se prendre au sérieux et a fini par être annulée, l’autre est à prendre au second voire troisième degré et espère encore et toujours une 3ème saison…
Et vous, vous seriez plutôt « Save the Cheerleader ! » ou « Pinaaaaage ! » ?
Sherlock vs Jekyll
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Cette nouvelle année a commencé sous les meilleures auspices avec la reprise de la série Sherlock et sa saison 2. Voilà mon prétexte tout trouvé pour vous présenter deux adaptations réussies de mythes littéraires britanniques.

Si vous ne connaissez pas encore Sherlock, je vous la recommande chaudement.
Dans cette série britannique diffusée sur la BBC, on suit les enquêtes d’un certain Sherlock Holmes arrogant, brillant et solitaire, et de son ami John Watson un soldat médecin revenu de la guerre.

Jusque là le pitch est fidèle aux romans de Conan Doyle. Puis on découvre avec amusement que les intrigues prennent place au 21ème siècle, dans le Londres contemporain. Dans la saison 1, les deux personnages viennent de se rencontrer et leur « relation » en est à ses tous débuts. La série revisite ce classique de la littérature anglaise en la modernisant et en jouant avec notre époque et les nouvelles technologies qui sont devenues incontournables. Textos, blogs, internet, GPS… Sherlock en use et abuse au fil de ses enquêtes sans jamais que ça ne vienne gêner nos souvenirs du personnage de Conan Doyle. Cette série est sans conteste une des plus intéressantes adaptations de livres portées sur le petit écran.
Steven Moffat, l’un des créateurs et scénaristes de Sherlock, s’était déjà essayé à l’adaptation d’une autre grande figure de la littérature : Docteur Jekyll et Mister Hyde.
Avec Jekyll, également produite par la BBC, on quitte l’ambiance victorienne du roman de Robert Louis Stevenson pour poser l’histoire dans l’Angleterre de nos jours.
On rencontre le fameux docteur renommé en Tom Jackman, marié, 2 enfants, à l’existence paisible. Pourtant, ce calme n’est qu’illusion. En l’espace d’un instant, Jackman peut changer de visage et laisser place à son double maléfique, violent et imprévisible, Mister Hyde !

Jekyll se présente plutôt comme une suite qui se déroulerait plus d’un siècle après la découverte de la potion qui transformait le bon docteur Jekyll en affreux Mister Hyde. Tom Jackman va entrer en conflit avec cet hôte indésirable, essayer de le cacher de le retenir, chercher des solutions à son mal. Au fil des épisodes, on apprend à connaître Hyde, ses motivations… Outre le jeu troublant et impressionnant de James Nesbitt qui interprète ces deux facettes de façon flippante, la série Jekyll nous embarque dans une belle mais terrifiante histoire sur la condition de l’homme moderne. Steven Moffat se base sur le récit originel, puis se permet d’exprimer d’autres problématiques, comme le désarroi d’un père de famille qui voit venir la vieillesse, en se rendant compte avec effroi qu’il n’a jamais osé être lui-même.
Ce duel me permet de rapprocher ces deux séries sur leur point commun, Sherlock et Jekyll sont assez différentes dans le ton et dans la forme.
Jekyll, avec ses 6 épisodes est une série terminée dont l’intrigue tourne autour du secret de l’alter-ego Hyde. L’ambiance est assez noire et tendue, voire assez flippante sur certains épisodes. Sherlock est en cours de diffusion, sa première saison compte 3 épisodes, tout comme le sera sa saison 2. On retrouve davantage un schéma d’une enquête par épisode avec une trame de fond.
Si j’ai aimé ces deux séries, personnellement le duo Sherlock/John Watson a ma préférence mais je ne suis absolument pas objective !
Et vous, vous connaissiez ces deux séries ? Vous préférez plutôt l’une que l’autre ? Vous conseilleriez d’autres adaptations dans ce genre ?
Ce que je retiendrais de 2011… par Elea
6- Des découvertes de comédies : Parks and recreation et Miranda
- Le très beau final de la websérie du Visiteur du Futur
- La fin de Spooks (MI5), terrible et cruelle, avec sa 10ème saison, la meilleure série moderne et réaliste d’espionnage.
- Mon premier drama en costumes : Downton Abbey chez nos amis en anglais
- Ma grande attente : Game of Thrones pour la fan de fantasy que je suis et le « waouh ! » à chaque scène du livre qui s’anime sur mon écran
- Encore et toujours Doctor Who avec mon escapade à Londres et la magie de la Doctor Who Experience
- Puis le Comic Con à Paris avec la rencontre-dédicace des acteurs de Merlin et mon bafouillage à Colin Morgan !
Team Britta vs Team Annie
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Chers lecteurs, j’ai bien compris que mon billet un peu creusé de la semaine dernière ne vous a pas emballé (ou alors dites-le, je vous en prie !) Alors je m’adapte ! Je range mes réflexions sériphiles et je sors un Duel tout simple ! Après avoir confronté deux beaux gosses (qui a loupé le match entre Jack Harkness et Mal Reynolds ?), il était temps de se faire affronter deux jolies filles ! Ce ne sont pas les personnages féminins qui manquent dans nos séries préférées, mais j’ai décidé de mettre en lumière une série que j’aime beaucoup et qui est menacée d’annulation, j’ai nommé Community ! Faites donc place à Britta, à ma gauche et à Annie, à ma droite !

Pour remettre dans le contexte, dans Community, il y a un groupe d’études à la fac qui se forme autour de Jeff Winger dans lequel on retrouve plusieurs personnages tous bien différents, dont ces deux filles, Annie et Britta.
Au début, dès le premier jour de cours, Britta est en quelque sorte l’intérêt romantique de Jeff. Elle est engagée, féministe, alter-mondialiste limite anarchiste, moderne… et un peu blonde sur les bords parfois ! C’est un peu à cause d’elle que Jeff invente ce faux groupe d’études pour pouvoir se rapprocher d’elle. Elle est jolie, lui est sûr de lui voire insolent, elle lui résiste… tout commence de cette façon.

Ils ont l’air d’être faits l’un pour l’autre, les cools de la bande, un peu leaders tous les deux à leur façon. Puis lorsqu’il se passe enfin quelque chose entre eux, la team Britta n’a même pas le temps de crier victoire, que la team Annie récupère Jeff, puisqu’il semble avoir des sentiments pour celle-ci.
Annie, c’est l’élève studieuse, perfectionniste, un peu timide mais parfois surexcitée. Rien ne laissait penser qu’il pourrait se passer quelque chose entre Jeff et elle. Elle est bien plus jeune que lui, elle est intello alors que lui se la joue cool…

Mais à croire que les opposés s’attirent. Quand Annie est dans les parages, elle apporte une profondeur au personnage de Jeff qui semble assez perturbé par ses propres sentiments envers elle.
Alors c’est simple, dites-moi dans quelle team vous êtes et pourquoi ? Ou est-ce que vous êtes plutôt neutres, à vouloir garder Jeff pour vous toutes seules ?
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Sheldon Cooper vs. Abed
1
Aujourd’hui, à ma gauche Sheldon Cooper de The Big Bang Theory, à ma droite Abed de Community !
Ce sont deux séries en cours de diffusion, deux sitcoms qui mettent en avant la pop-culture et s’amusent fréquemment de références geeks. Il est ainsi facile de comparer ces deux personnages même si leurs séries respectives jouent sur des tableaux différents.

Plus que des geeks, on a là des personnages que certains n’hésitent pas à considérer comme des inadaptés sociaux voire des autistes.
Dans Community, Abed est également celui qui joue des références geeks à longueur d’épisodes, qui cite même des répliques issues d’autres séries ou de films. La plupart du temps, il parle d’un ton détaché, sans émotion, avec franchise sans réfléchir aux conséquences de ses paroles. Dans The Big Bang Theory, Sheldon est devenu une icône geek avec ses références au cinéma de genre et aux séries TV, et compose également avec brio un personnage qui résout sans difficulté résoudre des problèmes complexes dans l’univers mais incapable d’accomplir des tâches simples et quotidiennes.

Ces deux personnages semblent affectés par des troubles du comportements, ce que certains qualifient même d’autisme. On peut en effet se poser la question quand on s’intéresse aux symptômes des génies autistes, atteints par le syndrome d’Asperger : “(…) ils éprouvent des difficultés à gérer les éléments les plus simples des relations sociales (…) ce qui peut les empêcher de développer des liens d’amitié ou de chercher à partager leurs joies ou leurs réussites avec d’autres. Contrairement aux personnes souffrant d’autisme, un Asperger entretient des contacts avec les autres, même d’une manière maladroite. Par exemple, un Asperger peut se lancer dans un monologue interminable sur un sujet qu’il affectionne, sans comprendre ou percevoir les réactions et les sentiments de ceux qui l’écoutent. Cette carence dans les relations sociales peut être perçue comme une absence d’intérêt pour ce que pensent les autres et comme un manque de sensibilité “. 1
Alors autistes et/ou simples inadaptés sociaux ? Leurs personnages sont dans tous les cas les principaux ressorts comiques de leurs séries respectives. Dans The Big Bang Theory, la confrontation entre le besoin maladif de l’ordre et de la routine de Sheldon et le pragmatisme et la simplicité de Penny fait des étincelles et donne des situations très drôles. Sheldon a beau être insupportable, on ne réussit jamais à lui en vouloir tout à fait.
Dans Community, Abed vit sa vie comme si celle-ci était une série et s’adresse parfois aux autres comme s’ils étaient des personnages de série. On observe ses tentatives de vivre comme les autres, de faire des efforts avant de le voir repartir dans ses délires. Mais comment en vouloir à quelqu’un qui préfère fuir la réalité ?

Bien qu’inadaptés sociaux, aux troubles du comportement voire autistes, Abed et Sheldon n’en sont pas moins parmi les personnages préférés des téléspectateurs, il suffit de voir vos réponses aux Critik’Hebdo n°7 de Piair !
1 Billet inspiré par cette réflexion : http://www.slate.com/articles/arts/television/2009/02/mustgeek_tv.html
Et vous qu’en pensez-vous ? Avez-vous une préférence ?
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