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The Writer’s Tale: The Final Chapter, Russell T. Davies & Benjamin Cook

The Writer’s Tale: The Final Chapter, Russell T. Davies & Benjamin Cook

2 novembre 2013 9:002 comments

The Writer’s Tale: The Final Chapter est une correspondance entre Russell T. Davies et Benjamin Cook qui devait aboutir à une série d’articles pour Doctor Who Magazine détaillant le processus de création de certaines épisodes de la nouvelle saison de la série (la saison 4 à l’époque). L’idée d’un livre est vite apparue. Surtout, à mon avis, parce que Russell T. Davies est de ceux à répondre en trois pages à une question de deux lignes (pour notre plus grand plaisir tant il apporte de détails et de sincérité dans ses réponses).

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La première édition, The Writer’s Tale, contient la correspondance de février 2007 à avril 2008 soit la période qui couvre la diffusion de la saison 3 et la conception et le développement de la saison 4. D’abord envisagé comme un second livre, The Final Chapter ajoute finalement 300 pages de nouveau matériel à l’édition précédente (et devient donc The Writer’s Tale: The Final Chapter) et parle de la production des Specials de 2009, du casting du nouveau Doctor, du départ de Russell T. Davies et du passage de flambeau à Steven Moffat, et de l’avenir de Russell T. Davies.

Cette correspondance, aidée par les questions de Benjamin Cook, nous raconte comment les histoires se construisent et nous montre le quotidien du showrunner, scénariste et producteur exécutif à la tête de Doctor Who. C’est avec une grande honnêteté que Russell T. Davies explique comment il vit l’écriture et par quoi il passe tout au long du processus mais aussi tous les autres aspects de son travail : la production, les spin-offs, les acteurs, les fans, les castings, les réunions, les réécritures (qui lui permettent de maintenir la plus grande cohérence possible tout au long d’une saison), le budget, les effets spéciaux, les événements autour de la série (interviews, remises de prix, master class,…). Et c’est avec certains de ces aspects que l’on se rend compte de l’importance de Julie Gardner, productrice exécutive de la série avec Russel T. Davies. Le livre et Davies nous montrent que la série et son succès reposent sur leur duo.

Le livre révèle une complexité du travail qu’on ne peut qu’imaginer quand on ne connaît pas tous les rouages de la production d’une série. Ici, tout prend vie à travers les mots de Russel T. Davies. Non seulement nous découvrons comme il travaille mais nous avons également une vision unique et personnelle de l’homme qui a fait à ramener Doctor Who à l’antenne avec succès et qui a tenu les rennes de la série pendant 5 ans en abordant la façon dont il est perçu (dans les critiques de son travail ou des membres de la production).

L’ouvrage me semble donc indispensable si on s’intéresse à la conception et à la production des épisodes de Doctor Who ou des séries anglaises en général. Mais aussi si on s’intéresse au travail de Davies dans son ensemble parce qu’en nous parlant de Doctor Who et de ce qui l’inspire pour en écrire les épisodes, il évoque des thèmes qui lui tiennent à cœur et qu’il a déjà abordés dans des travaux précédents. Il ne parle donc pas seulement des spin-offs de Doctor Who mais aussi de ses autres séries : Bob & Rose, Queer as folk. Il évoque aussi des séries qu’il aime  regarder, comme Skins (attention aux spoilers si vous n’avez pas vu les séries en question). Et bien sûr, le livre me semble également indispensable quand on s’intéresse à l’écriture (quelle que soit sa forme). Russel T. Davies explique son propre fonctionnement en écriture, comme il procède, ce qui l’inspire, et montre par des exemples comme Steven Moffat ou Paul Abbott que chacun fonctionnent différemment.

Parsemé d’illustrations de la main de Davies, d’échanges de mails avec d’autres (comme Steven Moffat et Julie Gardner), de premiers jets de script et de photos, The Writer’s Tale: The Final Chapter est un regard intéressant, fascinant et éclairant sur l’ère Davies donné par Davies lui-même avec une honnêteté rafraîchissante. Il es tout simplement devenu l’un de mes livres préférés. Je n’ai pas vu passer les 700 pages d’anglais (écrit assez petit). J’ai même ralenti la fin de ma lecture tellement je voulais encore entendre Russell T. Davies me parler d’écriture.

(Et si vous voulez en savoir plus, il y a même un site internet consacré à ce livre : The Writer’s Tale.)

2 Comments

  • J’ai un peu honte car j’ai le bouquin chez moi depuis longtemps et comme je ne lis jamais, ben j’ai lu que les 3 premières lignes …. C’est honteux faudrait que je me bouge.

    • Oh oui, il faudrait que tu le lises ! Il est vraiment très intéressant. Il fait partie de ceux que j’ai eu du mal à poser tant que je ne l’avais pas fini.

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