Sliders – Glissade vers un gâchis

Pendant la pause estivale, j’ai profité de mon temps libre pour me faire un petit marathon Sliders.

Sliders est une série de science-fiction diffusée entre 1995 et 2000 sur la Fox, et de façon très chaotique en France :) . Celle-ci décrit les aventures d’une équipe d’amis qui, suite à une expérience malheureuse, se retrouve propulsé sur une Terre parallèle, dans une autre dimension. Sans contrôle sur le temps qu’ils passent sur cette Terre, ils se retrouvent à “glisser” d’une Terre à l’autre, à la recherche d’un moyen de retrouver leur Terre d’origine.

Sliders - première équipe

L’originalité de la série vient du fait que toutes les Terres sur lesquelles les “glisseurs” (“sliders, en anglais) vont se retrouver se distinguent par une différence, bien souvent liée à un évènement historique passé qui diffère dans son déroulement. Ainsi, sur une Terre, les russes ont gagnées la guerre, sur une autre, les écologistes ont rendus la pollution illégale. Certaine Terre sont même complètement volcaniques, ou inondées.

Les sliders auront aussi l’occasion de rencontrer certains de leurs “doubles” de ces dimensions, ce qui sera l’origine de nombreuses aventures et quiproquos.

L’équipe des sliders évoluera au cours des 5 saisons que comporte cette série.

L’équipe originale est composée de :

  • Quinn Mallory (joué par Jerry O’Connell, doublé en VF pas Thierry Wermuth) est le jeune scientifique à l’origine de l’expérience, inventeur du “minuteur” qui les propulse d’une dimension à l’autre. Vrai génie, il est aussi celui qui servira de leader de l’équipe des sliders.
  • Maximilien Arturo (joué par John Rhys-Davies, doublé en VF par Jean-Claude Sachot) est un professeur à l’université où étudiait Quinn. Là où Quinn est un génie plutôt concret, le Pr. Arturo est plutôt théoricien, comme il s’en vantera à de nombreuses reprises, avec son fort caractère râleur.
  • Wade Wells (jouée par Sabrina Lloyd, doublée en VF par Barbara Tissier) est l’élément féminin du groupe. Un peu cruche et gentillette, elle joue le rôle de l’élément psychologique et mystique du groupe.
  • Rembrandt Brown (joué par Cleavant Derricks, doublé en VF par Jérôme Keen les 3 premières saisons, puis Bruno Magne les deux dernières) est un chanteur qui se retrouvera emporté par erreur dans la glisse.

Plus tard, au fur et à mesure des disparitions de certains personnages, apparaîtront :

  • Colin Mallory (joué par le frère de Jerry O’Connell, Charlie O’Connell, et doublé par Cédric Dumont) est le frère de Quinn, qu’il aura recherché dés qu’il aura appris son existence. Elevé sur une Terre très en retard technologiquement, il a l’éducation d’un paysan du Far-West, mais la même intelligence que son frère.
  • Maggie Beckett (joué par Kari Wuhrer, doublée en VF par Monika Lawinska) est une militaire dont le mari a été tué et qui choisira de rejoindre les sliders pour retrouver l’assassin.
  • “Mallory” (joué par Robert FLoyd, doublé en VF par Xavier Fagnon) est une sorte de double de Quinn rencontré en début de saison 5. il est une des réponses boiteuses de la production au départ des frères O’Connell.
  • Diana Davis (jouée par Tembi Locke, doublée en VF par Nathalie Karsenti) est une scientifique qui apparaît en même temps que “Mallory”. elle rencontre à coup sur la palme du personnage le plus fade de l’équipe, bien que son rôle initial était de remplacer les cotés scientifiques du professeur Arturo et de Quinn Malory.

A noter parmi les rencontres que feront les sliders :

  • Peter Jurasik, dans le rôle d’Oberon Geiger, qui jouait en particulier Londo Mollari, un des personnages principaux de la série Babylon 5.
  • Deux apparitions (dans 2 rôles différents) de Ken Jenkins que l’on retrouvera dans le rôle de “Qui a deux pouces et qui s’en fout” Bob Kelso, le directeur de l’hôpital dans Scrubs.
  • Une petite apparition de Neil Flynn, le concierge de Scrubs là aussi.
  • Gary Jones, le patron de la boutique où travaillait Wade Wells, que l’on retrouvera comme militaire dans la terre envahie par les russes, et dans deux autres épisodes, est le fameux Sergent Harriman de Stargate SG-1 qui a la lourde tâche d’énumérer les chevrons enclenchés !
  • Et enfin Roger Harry Daltrey, membre fondateur du groupe The Who, jouera le rôle de l’assassin du mari de Maggie Beckett (entre autre ;-) )

Alors que cette série disposait d’un potentiel quasi-infini, avec toutes les idées possibles et imaginables à portée de main, ce seront de nombreuses dissensions apparues au sein des acteurs et des équipes de production qui auront causé les changements négatifs. (On trouve de nombreuses explications sur ce site en anglais ou sur celui-ci. Attention, on est sur des sites des années 2000 :) )

Au final, les saisons 1 et 2 forment un début prometteur mais encore balbutiant; la saison 3 est celle qui a la meilleure structure scénaristique (stand-alone, et fil rouge), mais malheureusement, le casting commence à changer, et j’avoue que j’ai préféré celui de l’équipe originale.
Enfin, la saison 4 commence la descente, et la 5 est vraiment une catastrophe, et autant vous le dire, je n’ai réussi à tenir que parce que je savais que c’était la dernière et que je voulais connaître la fin.

L’introduction de méchants récurrents, comme les extra-terrestres Kromaggs permettra de donner un peu plus de suivi aux épisodes; de même, la recherche de l’odieux professeur Oberon en saison 5 permet de sauver les meubles, mais tout comme un John le Rouge, celui-ci n’apparaîtra que très rarement, ce qui nous empêchera aussi de profiter du jeu d’acteur de Peter Jurasik (Londo, reviens !)
Parlons-en, du jeu d’acteur, d’ailleurs…

Jerry O’Connell est très supportable; Sabrina Lloyd, bien que je n’apprécie pas beaucoup son personnage, joue aussi très bien. John Rhys-Davies, que l’on retrouvera dans le rôle de Gimli, le Nain de la Confrérie de l’Anneau est excellent. Cleavant Derricks apporte un charme (masculin, hein !) très raffraichissant.

Par-contre, soyons franc : Charlie O’Connell est bien en-dessous de son frère, et la niaiserie de son personnage est agaçante au possible; Kari Wuhrer a un peu trop tendance à se comporter comme une allumeuse, ce qui fait encore plus ressortir l’absence de Sabrina Lloyd; Robert Floyd, qui a eu la malchance d’être balancé comme un cheveu sur la soupe, est un peu trop niais, mais il reste à ce sujet à des kilomètres au-dessus de Tembi Locke qui joue un rôle potiche, fade, peureuse, niaise… Bref, vous l’avez compris, je la préfère voir jouer le rôle de la femme de Henry Deacon, dans Eureka !

Ah, et il faudra prévenir Kari Wuhrer que quand on joue une militaire, on apprend à se servir d’une arme, que quand on tire, on ne tient pas son fusil à bout de bras en clignant des yeux… si-si !

Mais, néanmoins, Sliders reste une série (qualifiable de culte) de renom que tout amateur de SF doit connaitre (je n’irais pas jusqu’à dire qu’il faut avoir tout vu, hein, je ne suis pas aussi cruel…).
Malheureusement, il s’agit là encore d’une série dont la fin, chaotique, n’a pas pu se terminer “proprement”, entre fans en déroute et promesse de film jamais tenue : le dernier épisode s’achèvera avec une fin ouverte, limite cliffhanger, alors que le scénario aurait pu nous promettre une jolie fin, qu’elle soit happy-end, ou pas !

Si vous vous laissez tenter, les coffrets sont disponibles à un prix presque raisonnable sur Amazon.

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