Homeland: There’s really no place like home ?
Nouvelle série de la rentrée de Showtime. Je l’attendais beaucoup rien qu’à l’évocation du titre. Homeland m’a tout de suite fait penser à Homeland Security qui est une unité de la justice et sécurité aux USA qui s’occupe de toutes les attaques réelles ou supposées du territoire des Etats Unis d’Amérique. Donc mon esprit paranoïaque avide de complots et qui fantasme sur le fait d’être un agent de la CIA était déjà au septième ciel ! Oui autant j’adore mon pays, autant une autre partie de moi-même aurait aimé être américaine pour être, au choix, agent du FBI ou de la CIA. Merci les séries TV de me faire vivre cette vie par procuration. Mais revenons à notre série… donc Homeland est bien centrée sur la sécurité du territoire.
Petit synopsis :
Au départ, on a deux histoires parallèles. Celle de Carrie, agent de la CIA qui a fait ses armes en Afghanistan. Avant de revenir sur le sol américaine, un prisonnier afghans lui avoue qu’un prisonnier de guerre américain a été enrôlé par les Talibans et qu’il s’est détourné de son pays d’origine. Des années plus tard, un Marine américain est retrouvé après huit ans de silence radio : le sergent Nicholas Brody. C’est là que les deux histoires se rencontrent : notre agent de la CIA a la certitude inébranlable que Brody est ce soldat qui est maintenant du côté de l’ennemi.
Tout ce que je peux dire, c’est que Carrie semble vraiment entêté à condamner Brody à tel point qu’elle en devient ridicule et peu crédible. Mais d’un autre côté, Brody ne semble pas blanc comme neige, loin de là.
Alors moi rien qu’avec ça, il m’avait dans la poche. Mais si vous n’êtes pas fan de complots autant que je le suis, peut-être que le casting vous attira plus.
- Notre Sergent Brody est Damian Lewis. Grand roux sexy de son état. Il avait le rôle principal dans la série Life où il jouait un policier condamné et emprisonné à tort pour le meurtre de sa femme. Ici, il joue notre soldat torturé par ses huit années de captivité mais également mystérieux car on sent une ambiguïté dans le personnage.
- L’agent de la CIA à la limite de la paranoïa (non, je ne m’identifie pas DU TOUT à elle *siffle*) est jouée par Claire Danes. Pendant trois épisodes, j’étais devant mon écran à me dire “Je l’ai vu quelque part celle-là mais où ?”. Puis j’ai eu la révélation : c’est Juliette de Romeo + Juliette. Vous savez, celle qui se tape le beau Leonardo (à l’époque où il méritait encore d’entrer dans mon lit). Sinon, c’est aussi Angela de la série Angela, 15 ans (My so-called life en VO).
- Après, on arrive aux personnages secondaires mais qui restent quand même des acteurs connus qui ont déjà eu des rôles principaux. Il y a la femme de Brody jouée par Morena Baccarin. Elle est surtout connue pour le rôle d’Anna, la chef des Visiteurs dans la version récente de V. Elle évolue dans un tout autre registre dans cette série. En effet, elle y campe une femme qui apprend que son mari est toujours en vie après huit années d’absence. Mais il se trouve qu’elle avait commencé à refaire sa vie dans les bras du meilleur ami de son mari…
- Du côté de la CIA, il y a le mentor de Carrie joué par Mandy Patinki. L’acteur passe du FBI à la CIA. Il était le chef de l’unité d’analyse du comportement dans Criminal Minds.
La série joue donc sur deux plans. Le plan national avec la trame de fond autour d’un complot touchant les USA. Il faut savoir qu’il y a la traque d’un terroriste qui est sous-jacente à l’histoire et que le complot n’est pas d’”out of nowhere”. Mais pour laisser le suspens, je ne vais pas dévoiler tout quand même. Donc il y a le plan national et le plan personnel. Le plan personnel est l’histoire de la famille Brody qui voit son quotidien bouleversé par le retour du père ou mari. De plus, le sergent devient un symbole de la Nation : le fort et fier Marine qui revient à la maison après avoir défendu corps et âme son pays ! (Y a que moi qui entend la musique de Tom Sawyer là : c’est l’Amérique, le symbole de la libertéé?). Mais avec la storyline de Carrie, l’agent de la CIA, les deux plans commencent doucement à se confondre et à se relier.
Pour l’instant, il y a six épisodes qui ont été diffusés et aucun n’est a jeter. Ils sont menés brillamment de bout à bout. Depuis quelques mois, il y a peu de séries qui me passionnent totalement. Il y a toujours un moment où je regarde le temps qu’il reste dans l’épisode et je me dis “encore ?”. Eh bien avec Homeland (et Person of Interest), cela ne m’arrive plus. J’en viens à être surprise quand arrive la fin de l’épisode. C’est une série qui est captivante et addictive. Le dernier épisode est une torture ! Je n’en raconterais rien pour laisser le suspens mais cela va être très dur de tenir jusqu’à lundi prochain !
Conclusion : Si vous ne l’aviez pas compris, je vous recommande très fortement cette série qui est plus que prometteuse.
———————








Je valide amplement, comme j’avais validé ta critique de Person of Interest d’ailleurs (au passage, le dernier épisode était juste génial). Homeland est une série pour l’instant excellente, à mi-chemin entre 24 et Jason Bourne, le côté action en moins. Bref, c’est du très bon.