[Film] Hell
AVRTISSEMENT – Film moralement violant, et critck littéralement crue.
C’est dur d’attendre le vendredi (Céline dit : désolée encore une fois) pour pouvoir me décomplexer à mort et vous parler de ce qui me tient à cœur. C’est aussi le seul jour de la semaine où je mets pas 2h pour choisir de quoi je vais vous parler. Je me dis simplement en regardant ma liste de ce que j’ai en stock « tiens, celui là, il faut que je vous en parle, il vaut la peine d’être vu » (enfin … j’y reviendrai à la fin).
C’est mon pur moment de liberté de la semaine, un peu comme quand j’étais jeune et insouciant, et que armé de ma machette, je partais tel un fou (tel un soldat, telle une star de cinéma) à l’assaut de la forêt qui borde ma maison. Et dans une frénésie totalement folle j’abattais des arbres dans le seul but de construire une cabane, un lieu secret où faire les 400 coups avec ses potes. Ahh que de nostalgie … Et maintenant, si j’avais encore cette fougue d’antan, que ferais-je si j’étais totalement libre ? Si j’avais le choix de faire ou de ne pas faire en permanence, en me disant qu’après tout, mes créanciers sont illimités, qu’après tout on ne vit qu’une fois, qu’après tout ce que vous pensez de moi je m’en fou, qu’après tout … je vous emmerde et je pense qu’à ma gueule quoi !
Bienvenue dans l’univers de «Hell » où l’héroïne porte le même nom que le film … original non ? Bon, en fait, c’est pas vraiment ça son nom, mais en raison d’une amnésie momentanée, et du fait que de toute façon tout le monde l’appelle comme ça dans le film, on dira que c’est pas grave. Bref, Hell, la vingtaine, blonde d’un physique plutôt frêle, est la fille d’un richissime couple parisien. Toujours pourrie et gâtée, elle ne connait pas la valeur d’un euro (et pourtant tout le monde c’est que c’est environ 6,5 francs !). Son quotidien, c’est débauche, débauche et débauche. Pour résumer, elle passe sa journée à dormir, avant d’aller en terrasse (quand elle se lève !), sur le plus chic bar de la capitale. Une fois sur place, son hobby est de faire du commérage avec sa bande de copines (fille de …) sur les gens qui l’entoure … en outre la crème de la bourgeoisie parisienne. Bref, une fois que le spectacle est terminé, retour maison pour se préparer pour les folles nuits parisiennes, direction la boite la plus chic. Arrivé sur place, c’est simple, notre humble demoiselle devient quelqu’un qui profite de la vie dans tous ses abus … alcool à gogo, cocaïne et pour terminer bien souvent rencontre d’un fils de qui n’oubliera pas de l’honorer si l’on peut dire. Le lendemain matin (enfin, après-midi), ce schéma se reproduit. La seule différence sera l’homme qu’elle ramènera dans son lit.
Bon, maintenant que je vous ai décrit le personnage tel qu’on peut se l’imaginer (et oui, on ne voit pas tout à faire ça dans le film !), essayons de scénariser tout ça. Bon, le début, en gros, ça nous montre le personnage de Hell tel que vous l’ai décrit. Mais vous vous imaginez que c’est pas une vie tout ça … En fait, on apprend que notre petite miss est très mal dans sa peau, et vivre dans l’excès, c’est un peu le seul moyen qu’elle a trouvé pour exister, pour vivre … Très rapidement elle a une discutions avec ses parents, qui lui font la morale sur ce qu’elle est, sur ce qu’elle fait (ou plutôt ne fait pas), et la questionne sur son avenir. Mais pour elle, ca n’a pas d’importance, après tout, ses géniteurs sont riches et quoi qu’elle fasse, elle ne sera pas déshéritée. Bref, elle s’en fou de ce qu’ils disent, et cette réunion familiale se soldera par une soirée … comme je vous l’ai décrite.
Mais bon, cette soirée n’est pas comme les autres, en effet, un illustre inconnu s’est incrusté en boite qui fait que le décor actuel est troublé. Les commérages vont bon train, et il est dit que cet homme est la pire ordure qu’il existe par ses agissement envers une fille qu’il a pris pour une conne. Bref, passé ce détail, la soirée se passe comme elle se doit, avec sa dose de cocaïne, d’alcool et d’excentricités diverses.
Lendemain matin, Hell a rendez-vous … pour se délester du cadeau empoisonné qu’à du lui laisser une de ses conquête d’un soir … se faire avorter si vous préférez. Une fois l’opération passée, elle ressort, et alors qu’elle se voit dans une vitrine s’effondre en larme comme si elle découvrait toute l’horreur qu’elle incarnait. C’est alors qu’un charmant jeune homme – l’homme de la boite de nuit à la réputation sulfureuse (au passage, je ne sais plus si cette scène se passe avant ou après l’épisode de la boite de nuit, j’ai un doute d’un coup) – s’arrête devant elle et lui demande si tout va bien. Il lui propose de la raccompagner, mais elle refuse …
Allez, pour ne pas rentrer dans les détails, surtout que j’ai peur de mélanger un peu les scènes (ce qui en soit n’est pas tragique, l’idée est là), je vais vous donner la version plus large de ce qui se suivra, tout en vous gardant une dose de suspens. Concours de circonstances, Hell, visiblement troublé par ce garçon finira par se retrouver avec. Mais cette fois ci, pas juste pour un soir. En effet, cet homme est différent des autres … puisqu’il n’évolue pas avec eux, car il a du goût, car il est comme elle … profondément rongé par ses sentiments. Petit à petit elle va tomber profondément amoureuse et changer radicalement de vie. Fini les soirées trop arrosées, les abus et les rendez-vous entre amies, maintenant elle vit son conte de fée … mais jusqu’à quand ?
Bon, j’ai plein de choses à vous dire sur ce film. Déjà, ce film est une adaptation d’un livre écrit par Lolita Pille. Bon, j’avais lu le livre avant de voir le film, et de ce fait je ne peux être que déçu. Néanmoins ce film reste tout de même assez bon, il montre bien la décadence de la jeunesse dorée française et en dresse une critique assez forte.
Certaines images pourront peut-être en choquer certains (encore que je les trouve soft par rapport à ce que j’avais imaginé). Les rôles sont bien interprétées, les personnages son graves, abimés et d’une profondeur abyssale qui accentue le coté tragique de la situation. Seul petit hic dans la réalisation, puisqu’il s’agit sans nul doute d’un film à petit budget … donc je resterais clément.
Pour le reste, je ne saurais trop quoi vous dire … si ce n’est que si le film vous plait, lisez le livre. Comme vous dirait tout bon fan d’adaptation : « l’œuvre original est 100 fois meilleure ». En effet, dans le livre l’univers de l’auteur (que j’adore) est beaucoup plus sombre. Les personnages sont beaucoup plus approfondis, et l’illustration de la décadence est beaucoup plus accentuée. Que dire de plus … j’aime beaucoup ce que fait cette écrivaine, et si vous aimez lire tentez la … ça parle de la noirceur de l’esprit en général, ça caricature beaucoup la « crème » de la société, et il y a un gros travail en profondeur sur les personnages. Bref, c’est spécial …. Mais laissez vous tentez, en plus il est en livre de poche, donc vous ne perdrez pas grand-chose. Après, si vous êtes trop fainéant, il vous reste le film, que je vous conseille tout de même car même s’il ne pourra répondre à toutes mes attentes de fan du livre, il est tout de même très bon , et cerise sur la gâteau si vous ne l’aviez pas compris … il est Made In France !




excellent film
qui remont bien le mal être de la jeunesse dorée sans repère
sans contrôle, la décadence totale, l’absence de valeur repère
on dit qu’il faut une vie pour gagner sa vie et une vie pour la dépenser
cela n’a jamais été aussi vrai