[Film] Soyez sympas, rembobinez
Qu’il est dur le lundi matin de se motiver d’ouvrir word, de trouver un film, et de se mettre à faire jouer ses doigts sur mon clavier pour vous faire une critik originale et pleine de saveur qui vous donnera envie (ou pas) de découvrir et/ou redécouvrir une nouvelle œuvre. Mais bon, trêve de fainéantise, attelons nous à ma dure tache.
Comme il en est coutume, pour rattaquer la semaine gentiment, on commence par un petit film gentil, qui sans casser trois pattes à un canard, vous remettra dans les rails pour une semaine de dur labeur.
Aujourd’hui, et ça change, j’ai pas mis 2h à trouver un film ! Après avoir demandé l’avis éclairé de votre cher webmastrice – qui bien sûr m’a répondu comme a son habitude : “toi qui vois” – j’ai tourné la tête vers ma pile de DVD. Et là, un film m’a sauté aux yeux. Ce fait est assez rare pour que je le souligne. Oui, car en règle générale, je dois me plonger dans les profondeurs abyssales de mes souvenirs, et faire appel à tout mes sens pour ce choix … et le choix, c’est la pire chose qu’il existe pour l’homme.
Et oui cher public de plus en plus nombreux (dans mes rêves !!), imaginez vous un peu dans votre vidéoclub préféré, et là, alors que vous vouliez un petit film d’amour à regarder avec votre copine (et on sait pertinemment comment ça finit ce genre de film
), vous tombez sur un rayon entier de comédie glamour qui fera chialer votre moitié. Mais que choisir ? Parfois, on aimerait qu’un signe Divin nous éclaire et nous dise quoi choisir … que tout soit loué, qu’un Dvd tombe de la pile devant nous … que tout soit effacé et qu’il n’y ai plus qu’un seul film dans tout le magasin !
Ah ah ! Vous ne l’aviez pas vu venir, et pourtant, je vous ai mis bon gré mal gré dans l’intrigue du film !
Tout se passe dans un vieux quartier de New York … ou Chicago … enfin bref, dans une ville outre Atlantique. On est dans ce genre d’endroit où la vie semble tourner au ralenti, et dont rien n’a bougé depuis 50 ans. D’un coté de la rue, vous trouvez M. Park, l’épicier, ici depuis tellement longtemps que vous rêvez de lui demander s’il a trouvé le secret de l’immortalité. A côté, le coiffeur, ahhh le coiffeur, de père en fils, depuis 4 générations, qui ne connait qu’une coupe de cheveux, celle de la boule quasiment à zéro, mais comme pour vouloir justifier son salaire préfère le rasoir mécanique à la tondeuse électrique. Dans cette rue, si vous passez tous les jours aux mêmes heures, vous retrouverez toujours les mêmes personnes, avec les mêmes mimiques, les mêmes discours … Une vie totalement cadrée, sans effluves, sans péripéties si ce n’est celles des tracas de Madame Jeanine qui a perdu son chat …
Mais bon, vous vous en doutez, la paix, c’est un peu comme dans les films, ça ne dure qu’un temps, et très vite arrive les ennuis, souvent différents, mais le résultat est semblable, ils nous pourrissent la vie. Et bien dans le film du jour « Soyez sympas, rembobinez », qui se déroule dans le cadre que j’ai tenté de vous faire ressentir dans le paragraphe ci-dessus, la trêve est finie.
Pour le gérant du vidéoclub du quartier, les affaires vont mal. Ses films ne se louent plus, et ses créanciers lui mettent le couteau sous la gorge en lui fixant une date buttoir pour recouvrir ses dettes, sans quoi son magasin, et le bâtiment auquel il est rattaché sera saisi (pour bien évidement implanter une affaire bien plus juteuse…). Mais bon, ne se laissant pas abattre, notre brave homme décide d’aller faire de la veille concurrentielle, en allant espionner son concurrent dans une autre ville du pays. Il laisse alors sa boutique à son employé Mike, un jeune homme noir qui comble par sa gentillesse sa vivacité intellectuelle quel que peu moindre.
Mais les choses ne se passent pas comme prévue … sinon on n’en ferait pas un film. Et oui, comme dans tout magasins, il y a des habitués, et comme souvent, certains habitués sont un peu pénibles. Ici, il s’agit de Jerry, un illustre personnage, un peu fou dans sa tête … qui vit un peu trop dans son monde (comme vous bande de nerdz ! ). **Avance rapide **
On ne va pas trainer sur tant de détail. Concours de circonstance, alors qu’il tente d’attaquer une centrale électrique pour d’obscures raisons, Jerry devient … magnétique, et en rentrant dans le vidéoclub, il grille toutes les cassettes … et oui, on est dans un vieux quartier, le DVD, c’est pas encore arrivé. Moralité, Mike, qui avait la responsabilité du magasin, se retrouve dans le caca … il vient de ruiner la boutique. Et là le soucis, c’est quand une charmante dame, mandatée par le gérant, vient louer un film et vérifier que tout est en ordre. Mais bon, entrainé par Jerry, Mike refuse d’accepter qu’il vient de faire la bêtise de sa vie, et ils décident tous deux de se mettre à enregistrer des remakes de films … version « avec les moyens du bord ». Nos deux compères se mettent alors à reprendre toutes les K7, et en se référant aux résumés derrière se mette à tourner des films. La question réside tout de même … la supercherie passera-t-elle inaperçue aux yeux des clients ? Et la magasin survira-t-il malgré toute la bonne volonté que chacun y met ?
Pour commencez la semaine, je dirais que ce film est plutôt assez réussi. Ça se voit tout de suite, ce n’est pas de la comédie à gros budget ni à gros scénario. Mais bon, en grand défenseur des causes économiquement perdues, je dirais qu’encore une fois que ce film répond à ses attentes. Il est assez drôle, bon, pas non plus hyper drôle, mais ça fait sourire. Sorti de son coté « comédie », c’est aussi un film plein d’émotion, une jolie petite histoire d’une bataille qui semble perdue d’avance entre le petit commerçant là depuis des décennies, et des gros investisseur voyant là un potentiel.
Je ne saurais trop quoi vous dire de plus … ça se regarde, même assez bien. Il ne sera pas le film de l’année, mais pour un lundi, il répondra bien à nos attentes … soirée canapé mode loque, sans prise de tête.




J’avais presque envie de le voir à l’époque où il est sorti, faudrait peut-être que je m’y mette, il n’est jamais trop tard !