[Film] Le Château Ambulant
Allez, c’est décidé, à partir de maintenant, je vais consacrer le mercredi aux n’enfants. Et oui, car le monde du cinéma est comme l’aurait dit … j’ai un doute …. Aznavour ? Non sérieusement, si vous le savez éclairez ma lanterne, car là j’ai presque honte. Bref, le ciné, c’est pour petits et grands, de « 7 à 77 ans ». Bon vu que les jeunes sont de plus en plus précoces et les vieux de plus en plus … vieux, on devrait maintenant dire de 4 à 84 ans mais là n’est pas le sujet du jour.
Allez, petite devinette, si je vous dis chanson pour enfants qu’allez vous me répondre ? Henri Dès bien sûr avec ses tubes incontournables. Chansons qui 20 ans plus tard pourront encore vous prendre la tête toute une journée rien qu’à y penser … et oui, c’est ça le talent, des titres qui marquent (Cindy Sanders si tu nous écoute, dans 20 ans, tu deviendras l’idole d’une génération).
Allez, plus dur, si je vous dis maintenant, le dessin animé qui fait que la génération des enfants nés après 1997 vont tous être névrosés et auront des tendances suicidaires et/ou de meurtre en série ?
Pour celle là, je ne vous répondrais qu’en chanson : « Pinkiwinkiii, Dipsy, Lala ! Lala, Pow, POwwwwww ! ».
Allez, pourquoi je vous dis ça ? Ça c’est la troisième devinette de la journée, et celui qui pense avoir la bonne réponse, surtout, n’hésitez pas à tenter votre chance (qui sait, j’arriverais peut être ainsi à expliquer ce dérapage …)
Allez, un peu de sérieux, je voulais simplement vous montrer que génération après génération, certains classiques seront remplacés par d’autres (Capitaine Flam => Dragon Ball => Pokemon), que l’on chantera certains tubes à nos bambin encore dans 200 ans, même s’ils se vendent moins bien que Alizée ( « Une souris verte […] », « Fais dodo […], etc), et que par conclusion cela montre bien que c’est la période de notre vie où on est le plus en mode éponge vis-à-vis de tout ce qu’on voit / entend. C’est pour cela, que moi en grand gentleman, je vais vous guider à travers le monde fabuleux des jolies contes pour enfants, qui pourront je l’espère guérir le traumatisme des Télétubbies.
Bon, un être dénué de toute originalité vous aurait déjà directement plongé dans le bain en vous envoyant un classique de chez Walt Disney, mais en plus du fait que j’en ai pas trop revu depuis ma plus tendre enfance, et qu’en plus j’aime faire dans l’anticonformisme, je commencerai par vous faire les éloges d’un des derniers chef-d’œuvre du maître Hayao Miyazaki, je veux bien sur parler du film « Le Château Ambulant ». Si je me motive, je vous ferais un de ces quartre un encart sur ce réalisateur, car là ça prendrait trop de temps.
Allez, ce film d’animation réalisé sans images de synthèse, est arrivé sur nos écrans en 2004 et est tiré d’un livre.
L’histoire nous plonge au début dans une petite boutique où des jeunes demoiselles confectionnent des chapeaux. On y rencontre la jeune Sophie, fille plutôt discrète et réservée qui on l’apprendra plus tard est la fille du défunt gérant. Bref, en ce jour, elle rend visite à sa sœur, travaillant dans un bar, et qui est un peu son opposé.
Sur le chemin du retour, alors que la pauvre se fait aguicher par deux soldats partant pour la guerre, un gentleman l’aide à se débarrasser de ces derniers. On comprend vite que ce brave homme n’est pas ordinaire, il s’agit en fait d’un puissant magicien à la réputation sulfureuse, et dont les mythes locaux disent de lui qu’il brise le cœur des demoiselles. Après une petite balade tout en magie (oui, car le brave homme est poursuivit par les gardes d’une magicienne rivale), il repose Sophie chez elle.
La pauvre, troublée de cette inopinée rencontre, n’est pas au bout de ses surprises. La rivale de Hauru (le magicien), alias la sorcière des Landes, a eu vent de cette petite promenade, et voyant en Sophie la petite amie de Hauru, décide de lui jeter un sort.
C’est ainsi que d’une jeune et belle demoiselle d’une vingtaine d’années, elle se transforme en une vieille dame octogénaire. Prenant conscience de son sort, Sophie décide de se rendre dans la tanière du magicien responsable de son maléfice, lieu appelé « Le Château Ambulant ».
Allez, je n’en dis pas plus pour ce film, car je ne voudrais pas vous cacher tout le côté féérique de l’histoire. Tout ce que j’aurais à vous en dire, c’est que même si ce n’est certainement pas le plus grand film d’animation du maître, il signe ici une très jolie histoire, dans un univers très singulier où se côtoie à la fois architecture type Versailles, progrès à la hauteur du début de l’industrialisation, et surtout magie et sortilèges en tout genre. Un joli mélange fort bien orchestré et très attachant, avec une histoire légère et bien ficelée, mais qui n’en reste pas pour autant ennuyeuse, loin de là.
Film tourné plutôt vers un jeune public, mais qui comme souvent avec ce réalisateur, soulève des thèmes à la portée des adultes. Bref, un bon moment à passer en famille un mercredi après-midi de pluie à l’automne.




C’est Michel Sardou avec la maladie d’amour qui nous cite la fourchette des 7 à 77 ans !
Sinon, connais pas ce film, mais moi j’ai énormément aimé Totoro du même réalisateur.