Si je demandais à chacun d’entre vous, oh mes nombreux lecteurs, quelle est là plus belle chose qu’il vous est arrivé dans la vie, que me répondriez-vous ? Pour certains peut être, ça sera le jour où il a rencontré son âme sœur, la naissance de son enfant, le jour où tu as gagné au loto, le jour où vous avez découvert mes critiques sur ce blog … tant de possibilités.
Pourtant aussi variées peuvent être les réponses, vous aurez tous un point commun, ce que ce vous me direz relate du passé, d’un vécu, d’un souvenir … bon sauf si votre vie est tellement pourrie que vous êtes obligé de spéculer sur l’avenir […]. C’est aussi ça qui fait qu’on dit que l’homme n’est pas un animal, c’est qu’il est capable d’analyser son passé pour avancer dans l’avenir (de là à le faire …).

« Encore une introduction folle » me diront certains, et bien vous n’avez pas tort. Je suis en plein dans un instant nostalgie en pensant à ce film.

Appaloosa


Comme vous pouvez le deviner en regardant l’affiche, ce film est un Western, et aussi fou que ça puisse paraître, dans notre subconscient on associe à tort ou à raison certaines choses de son vécu à certaines autres choses, et pour moi, le Western, je l’associe à mes dimanches après-midi chez ma grand-mère, où allonger dessous la table sur le tapis, je regardais la télé.
Ceci est d’ailleurs assez absurde puisqu’en réalité, j’ai du voir à peine 1 ou 2 films du genre tels que « le bon, la brute et le truand », mais quoi qu’il en soit, l’ambiance général des Western me rappelle ce moment. Comme quoi hein, c’est assez fou le subconscient humain. Pour info, ca me fait le même effet devant Walker Texas Rangers et Arabesque.

Allez, fin de cette petite parenthèse, parlons un peu du film du jour, nommé Appaloosa (selon Allociné) et Appaloosa Proper selon la petite étoile point com.
Bon première révélation et pas des moindre, oui, il m’arrive d’aller sur Allociné pour me renseigner d’avantage sur ce que je vous présente, et non, je n’ai aucunement honte de cela. J’ai d’ailleurs appris entre autre, que pour le film ici présente, le réalisateur, et acteur par la même occasion, était apparemment une référence cinématographique … dans quel genre, en qualité d’acteur ou réalisateur, et à quelle époque, ça par contre ce n’était pas marqué. Bon pour ceux qui sont peut être plus culturé que moi, son petit nom c’est Ed Harris, et je vous avouerais que sa tronche ne m’est pas inconnu.

Rentrons dans le cœur de l’action, époque Cowboys, révolver à la ceinture, mottes d’herbe séchées roulées en pelote qui volent au gré du vent, éperons en forme d’étoile attachés aux santiags, étoile de shérif, saloon […] Qui ne connait pas cette ambiance très singulière qui fait du Far West cet endroit mythique qui en ferait rêver encore de nos jour plus d’un.

Et bien Appaloosa, c’est tout ça, une petite ville située quelque part entre le Mexique, la Californie et le Texas, et qui comme le veut la tradition, est avant tout le théâtre d’une comédie en 3 actes où un nouveau Shérif vient remplacer l’ancien qui s’est fait dessouder par le richissime propriétaire de terre se croyant légitimement intouchable du fait qu’il est le plus riche propriétaire à la ronde. Bien évidement, il est entouré d’une bande de mercenaire voyant en leur boss la garantie d’un salaire minimum avant d’être de loyaux amis.

appaloosa1

Bon, si le shérif n’était pas Virgile Cole, vous vous diriez qu’encore une fois ce film n’est qu’un remake actualisé d’un classique qui a fait fureur dans les années 70-80. En plus, cerise sur le gâteau, il n’est pas seul, le shérif, il est venu accompagner de son brave Everett, qui avec son gros calibre ferait trembler plus d’un sioux.
Et bien ce duo tordant, c’est eux les héros qui vont venir sauver la ville en ramenant paix et ordre. Simplement, leur méthodes sont un peu différente de ce qu’on à l’habitude. A peine arrivé, notre brave Virgile accepte de devenir shérif, à condition que la loi, ce soit lui. Contraint par l’attaque du saloon de la part des hommes de mains de l’assassin de l’ancien shérif, le maire et ses conseillers cèdent à la requête. A partir de ce moment, Virgile va devenir la loi, et va faire régner l’ordre dans la ville d’une main de fer avec son compagnon.

Bon si ça s’arrêtait là, l’histoire serait un peu simple… comme dans tout bon film américain il aura fallu qu’une femme arrive, et bien sûr, notre beau shérif en tombe amoureux … mais lui, légende du Far West qui a passé sa vie à combattre l’injustice, et bien les femmes … il n’a pas le mode d’emploi. Et comme tout homme pourra en témoigner, femme = problème, donc s’en suivra inévitablement quelques péripéties … La question reste en suspend, notre brave Virgile, va-t-il arriver à conquérir le cœur de sa douce, tout en faisant régner la loi dans sa ville ?

Allez, pas besoin de vous faire un schéma, ce film n’a rien de novateur, c’est tout ce qu’il y a de plus classique pour le genre. Mais bon, malgré tout ça, je suis resté scotché à mon écran, car l’ambiance que génère ce film fait qu’il est dur de détourner son attention.
En plus, le duo entre Virgile et Everett est à mourir de rire. On dirait un couple de vieux garçons, alors quand une femme rentre dans la vie de l’un d’eux, ça fait des scènes assez comique.
Sans parler de tous les blancs dans les dialogues montrant bien que nos deux cowboys, une fois sortis de leur flingue, bah, dans la vie, il n’y a pratiquement plus rien.

Enfin bon, quoi qu’il en soit, je vous recommande ce film, qui est vraiment bien réalisé. Pour vous dire, je le comparerais presque à un film de Clint Eastwood, avec des personnages graves mais attachants, une ambiance pesante, et une histoire qui avance doucement, mais qui est plein de morale.