Encore un nom de film qui résonnera en chacun comme un nom qui aura marqué à tout jamais l’histoire mondiale du cinéma.

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Ce qui est quand même marrant, c’est que ce genre de film est pourtant en apparence à des années lumière d’une super production américaine, les acteurs sont à l’époque loin d’être des stars d’Hollywood, et que le budget a certainement pas été plus gros que celui d’un film français … si seulement ça pouvait donner des idées à nos réalisateurs de l’Hexagone.

Bon, ai-je très franchement besoin de vous narrer l’histoire de ce film qu’une majorité de personne je pense a déjà vu, ou au moins entendu parler ? Allez, tant pis, je tente de le faire quand même en exclusivité mondiale française rien que pour vous public !

L’histoire se déroule dans une banlieue, et met en scène 4 personnes : un trio d’ami et une vieille dame, mère d’un des jeunes.

Première scène énigmatique … le fils va chez sa mère, qui a l’air terrifiée, et vole sa télé pour aller le revendre à un prêteur sur gage. Mais pourquoi fait-il donc ça ? On apprend très rapidement que ce jeune est en fait un drogué sans argent, et qu’il vit dans une sorte d’appartement-squat avec son collègue et sa copine, tout deux aussi addict.
De fil en aiguille, ce film va nous plonger vers la descente aux enfers de ces trois jeunes, et parallèlement, à celui de la mère. Pour elle, c’est un peu différent, elle apprend par un coup de téléphone qu’elle va passer à la télévision, et honteuse de sa corpulence, elle va voir un médecin qui va lui donner des cachets la rendant petit à petit folle et accro …
Pour en revenir à notre groupe de trois, ils vont essayer pour sortir de leur précarité de se lancer dans le business de la drogue, ce qui marchera un moment … mais bien sûr, dans ce monde le juge n’est pas, seul le 9mm rend justice.
Conclusion, ils se retrouvent vite sans fournisseur, sans argent … en manque.

La suite du film, je vous laisserais la découvrir, c’est tragique, horrible, et pourtant dans l’absolu tellement vrai !
On pourrait se dire, un film contre la drogue… un de plus, depuis le temps, on a compris, c’est mal.
Certes, c’est une façon de voir les choses, mais ce qui est d’autant plus flagrant ici, c’est qu’on est plongé vraiment dans le film, et on constate la chute progressive de chacun.

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A noter, la bande originale de ce film est … d’un poids telle qu’à elle seule elle suffit à nous plonger dans l’ambiance. Rare sont ces petits bijoux musicaux qui font que sans eux, le film n’a pas lieu d’être.

Autre chose marquante de ce film, et m’excuse d’avance si je choque des gens, c’est aussi très drôle !
Certes la thématique fait partie du top 10 des choses qui ne font pas rire dans le monde, mais ce qui est frappant et intéressant dans ce film, c’est le script qui n’est pas là pour encore plus dramatiser la chose, mais justement qui sonne vrai.
Pour en revenir à mon explication, quand on met un thème grave, et des scripts non sur-joués, ça donne des décalages qui hors contexte font sourire … et qui montrent encore plus toute l’horreur du genre humain.
Bon, avant de m’enfoncer d’avantage, car expliquer ce à quoi je m’essaye sans passer pour un monstre c’est dur, je vais vous l’illustrer par un passage du film. Attention, spoiler, les personnes souhaitant voir le film un jour, sautez un paragraphe.

A la fin du film, quand la fille trop en manque en vient à aller se prostituer pour avoir sa dose, et que pour cela elle va aller voir le Dealer black, une réplique ici est très franchement tordante de rire. Rappelez-vous, quand il lui sort « tu sais ce que j’aime chez les blanches ? Elles sucent bien » et essaye même de trouver une explication à ça.
Là, dans le contexte, c’est vrai que c’est assez horrible … mais franchement toi la personne qui lit cette critique, serais-tu assez hypocrite pour dire qu’il ne t’est jamais arrivé de parler aussi crument d’une fille avec des potes juste pour rire ? Bon j’avoue, pour les filles, je n’en mettrai pas ma main à couper … mais à ce que l’on me dit, c’est guère plus élevé.

Bref, avant de trop divaguer, j’en viens à ma conclusion qui est que ce film n’est pas juste un film de plus pour vous dire que se droguer c’est mal, ça tue, ça rend dépend … etc etc.
Ce film c’est justement tout le contraire d’une campagne faite par le ministère, qui à force de vous dire que c’est mal, vous vous y essayez. Ici, on prend la vie de 4 toxico, on vous l’envoie à l’écran telle que, et on vous laisse constater les dégâts, sans essayer d’en rajouter.
Bon je ne dis pas, ça reste un film, donc bon, compressé sur 2 heures, les péripéties s’enchainent vite … mais tout de même, ça reste plus que plausible si on étale ça sur le temps.

Pour finir, ce film est … à voir au moins une fois dans sa vie. Dans l’ensemble, il est vraiment horrible, et par son coté humour comme je vous l’ai dit, il montre en même temps à quel point l’homme qui se dit … humain … ne vaut guère plus qu’un charognard envers son frère quand il s’agit de bouffer.
De plus, la bande originale comme je vous l’ai dit, c’est un véritable bijou, même si je vous la déconseille en cas de dépression.

Un film profond, lourd de sens … que dire de plus ? A si, j’ai longuement été retissant à le voir, car on m’avait vanté son coté horrible, mais plus dans le sens gore … et franchement, à ce niveau là, même si il y a vers la fin des plans pas très jolis, par rapport à un film américain standard ou le sang gicle, c’est très supportable !